Citizen
Édition du 8 février 2012 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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Woman’s Perfume

Antonio Farao/Dominique Di Piazza/André Ceccarelli

chez : CamJazz

Antonio Farao est un pianiste compétitif. C’est pourquoi il a remporté le fameux prix Martial Solal, départ d’une carrière marquée par de nombreux disques, la plupart en trio, tous accompagnés par des sidemen de haute volée. Le problème avec les compétiteurs, c’est qu’ils sont un peu tendus, pressés. Et quand ils sont aussi musiciens, leur musique aussi manque d’air. De ce fait, jusqu’à présent, les disques de l’Italien provoquaient des sentiments mélangés : l’admiration pour les qualités pianistiques et la maîtrise, mais la déception devant une musique qui tournait un peu à vide.

Avec ce Woman’s Perfume s’amorce un changement. Sur le titre qui donne son nom au disque, tiré de la musique du film de Dino Risi [1], comme sur « Faustina », on perçoit un lyrisme plus épanoui. Reste à donner aux accompagnauteurs un rôle plus égalitaire (les excellents André Ceccarelli et Dominique Di Piazza le mériteraient), et à prendre le temps de développer les idées. Moyennant quoi on pourrait bien tenir là un pianiste de calibre, un de plus au pays des Pieranunzi et des Bollani.

par Laurent Poiget // Publié le 11 mai 2009
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The Gift

Rosa

Ceux qui connaissent d’Emilie Lesbros ses solos improvisés auront quelque mal à la reconnaître sur cet album. The Gift propose une déambulation aux sons rock et aux influences multiples. Couleur dominante : un punk français actuel. On repère aussi des emprunts psychédéliques (« The Gift », « Holes and Falls »), classiques (« The Gift »), latins (« Expected »), jazz (« Eastern »)...

Des textes anglais chantés avec cet accent frenchy qui, paraît-il, fait tout notre charme. Une production très « garage-band » avec un son qui colle à l’asphalte. La voix rappelle parfois Blondie, en moins pop et avec plus de ressources. On songe à Stinky Toys, aux Rezillos. Mais plus encore, Rosa semble plonger ses racines dans les premiers enregistrements de Lizzie Mercier Descloux dont - est-ce un hasard ? - le premier groupe se nommait Rosa Yemen. Il est de pires filiations.

par Diane Gastellu // Publié le 20 avril 2009
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