Citizen
Édition du 19 mars 2010 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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The Very Best Of E.S.T.

Esbjörn Svensson Trio

Esbjörn Svensson (p), Dan Berglund (b), Magnus Öström (batt)

chez : ACT

C’est tout naturellement que sort aujourd’hui une rétrospective du trio E.S.T., The Very Best Of E.S.T., un an après la mort de son pianiste et leader Esbjörn Svensson dans un accident de plongée.
Accompagnée d’un livret signé par ses anciens acolytes Dan Berglund (basse) et Magnus Öström (batterie), et qui retrace l’histoire du groupe disque par disque, elle n’évite qu’en partie les pièges inhérents à ce genre d’exercice.
En effet, idéale pour qui voudrait découvrir un groupe trop tôt défunt, cette compilation va forcément décevoir les fans de la première heure : elle ne comprend aucun morceau antérieur à 1998 From Gagarin’s Point Of View ; les reprises de Monk (Esbjörn Svensson Trio Plays Monk) sont donc omises [1]. En outre le choix de ces treize morceaux peut paraître arbitraire : un certain nombre de tubes sont absents (« Definition of a Dog » ou « The Rube Thing ») ; mais c’est aussi l’occasion de (re)découvrir des pièces moins connues (« Believe, Beleft, Below »).
Un seul morceau est issu de Leucocyte. On ne peut que ressentir le tournant musical que marque l’album posthume, et cette plage révèle une maturité nouvelle dans l’expérimentation : née d’une improvisation libre, elle est nettement plus audacieuse et apporte un côté free bruitiste inédit. Le contraste ne rend que plus amère la disparition d’un musicien promis à un avenir aussi prometteur, et celle d’un groupe qui avait su conquérir un large public. Souhaitons à Dan Berglund et Magnus Öström de poursuivre avec succès leur aventure musicale.

par Raphaëlle T. // Publié le 12 octobre 2009
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Poesia

Edward Simon Trio

Edward Simon (p), John Patitucci (cb et b électrique), Brian Blade (batt)

chez : CamJazz

Après un premier album, Unicity, le trio formé par Edward Simon, John Patitucci et Brian Blade a sorti en juin 2009 Poesia : cinq compositions du pianiste, deux du bassiste, plus le « Giant Steps » de Coltrane. Les pastels oniriques de la pochette en reflètent bien le contenu : une musique calme sans jamais tomber dans la mollesse grâce à une excellente rythmique (celle du quartet de Wayne Shorter). Le piano est agile, gracile ; les trois complices se passent tout à tour la parole, le dialogue entre les voix est évident. Patitucci utilise - tout naturellement - une basse électrique sur « One For J.P. », un morceau un peu fusion qui tranche sur l’harmonie générale et dont on se serait passé. L’ensemble est encadré par deux prises du même « My Love For You », belle balade poétique, propre aux rêveries et aux douceurs, à écouter dans la quiétude du soir.

par Raphaëlle T. // Publié le 12 octobre 2009
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Sunday with the Queen

JB Hadrot Trio

JB Hadrot, p ; Brice Berrerd, b ; Roland Merlinc, dr.

Premier album autoproduit d’un très jeune trio jazz de la région lyonnaise, lauréat de plusieurs tremplins en 2008 (Suivez le Jazz, Des Rives et des Notes).
Les compositions originales sont du pianiste, JB Hadrot, manifestement influencé par l’école de piano française, les romantiques allemands et E.S.T.

En dépit d’un mixage manquant de relief et de quelques faiblesses probablement liées aux conditions d’enregistrement en studio (présence, relâchement excessif de la tension dans les passages piano), on retrouve ici les qualités dont le groupe fait preuve sur scène : sens mélodique, mise en place rythmique et cette énergie de « power trio » que l’on perçoit surtout dans le jeu du contrebassiste Brice Berrerd. À suivre.

par Diane Gastellu // Publié le 28 septembre 2009
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