Fly Fly : au-dessus c’est le soleil.

Pierre Durand étant retenu par un autre concert, c’est Nguyên Lê qui prend la place de guitariste ce soir aux côtés de Céline Bonacina, Chris Jennings et Jean-Luc Di Fraya, pour jouer le répertoire de Fly Fly, l’album dont il a assuré le mixage.

Dans la catégorie « concerts qui transcendent totalement les albums qui leur servent de carte de visite », on retiendra longtemps le répertoire de Fly Fly  : « Ivre Sagesse », « Still Running », « An Angel’s Caress », « Borderline », « Cameos Carvings », « High Vibration », « Friends ans Neighbours Too ».

Deux rappels en fin de concert signent l’élan collectif d’un public venu très nombreux remplir le Studio de l’Ermitage.

Céline Bonacina © Alice Leclercq

Sur scène on retrouve l’extrême élégance de sonorité de Céline Bonacina au saxophone baryton, sa limpidité incroyable, son clin d’œil à la Réunion - « mon île d’adoption pendant 7 ans, je ne peux pas m’en empêcher » sourit-elle sur scène, ajoutant la couleur d’un kayamb à la pièce intitulée « Still Running ».

Sa complicité avec Chris Jennings - le contrebassiste qui joue sur la gauche - remonte à plus de cinq ans, au sein du Crystal Quartet. Ensemble ils ont co-écrit ce nouveau répertoire qui nous semble trouver sa pleine force expressive et son relief ce soir sur scène.

Céline Bonacina © Alice Leclercq

S’il ne fallait retenir que deux moments les plus représentatifs : l’introduction en solo totalement planante de Nguyên Lê sur « An Angel’s Whisper / An Angel’s Caress », associée à la palette de Jean-Luc Di Fraya aux mailloches, balais, cajon, cloches.

Et puis le chant puissant et clair, les vocalises qui transpercent le cœur du percussionniste batteur, sur « Cameos Carvings ». C’est à une résidence au Petit Duc d’Aix en Provence que l’on doit sa nouvelle collaboration avec Jean-Luc Di Fraya, conclut Céline.

Vivement que l’on réentende ce répertoire au cours de l’année 2020.