Citizen
Édition du 22 mai 2012 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
Reproduction interdite de tout ou partie d'un texte ou d'une photo sans autorisation de son auteur.

L’Essentiel

Herbie Hancock

chez : Sony music

Comme beaucoup de « best of », ce coffret qui paraît opportunément avant les Fêtes de fin d’année donne l’impression diffuse d’une anti-sèche pour cadres pressés.

On retrouve là vingt tubes grappillés au fil des albums dans un ordre approximativement chronologique ; deux d’entre eux (« Round Midnight », « Circle ») sont extraits de disques de Sonny Rollins ou Miles Davis sur lesquels Herbie Hancock jouait en sideman.

Un livret agrémenté de nombreuses photos et d’un texte rapidement traduit de l’anglais vous dit tout ce qu’il faut savoir des titres en question pour briller en société.

A réserver aux fondus de l’efficience ; pour les autres, offrez plutôt les disques entiers.

par Diane Gastellu // Publié le 8 décembre 2010
Extras
Facebooker

Gondellied in the Sahara

Michael Schiefel

Michael Schiefel (voc, elec), Carsten Daerr (p, kb), Miklos Lukacs (cymb), Matyas Szandai (b)

Le quartet de Gondellied in the Sahara à de quoi surprendre. Mené par la voix claire et le scat décalé du jeune Allemand Michael Schiefel, il regorge de pistes et d’idées.

Dans ses meilleures étapes, ce voyage passe des délicates abstractions du jazz contemporain (les compositions du pianiste Carsten Daerr, certainement les moments les plus intéressant du disque) à l’improvisation collective (la contrebasse parfaite de Matyas Szandai sur « Out of Nowhere ») ce qui permet de découvrir une entente très intéressante entre le cymbalum de Miklos Lukacs et le piano de Daerr.

Hélas, des choix très hasardeux font que des interprétations de musique classique scattées au second degré (Mendelssohn ou Bach) côtoient des reprises pop, notamment le « Boys Don’t Cry » de The Cure, prises tristement au premier degré.

Sans réelle direction d’ensemble malgré des musiciens exceptionnels pour l’accompagner, ce disque de Stiefel manque cruellement de cohérence. Il y a des traversées du désert qui peuvent avérer fastidieuses.

par Franpi Barriaux // Publié le 8 décembre 2010
Extras
Facebooker