Ilhan Ersahin invite Erik Truffaz & Vincent Segal, dans le cadre de Banlieues Bleues
Avec Ilhan Ersahin : saxophones, Erik Truffaz : trompette, Vincent Segal : violoncelle, Alp Ersönmez : basse, Izzet Kizil : percussions, Turgut Alp Bekoglu : batterie.
La fanfare de Banlieues Bleues est dirigée par Jean-Marc Bouchez et composée de Serge Boullier, Pierre Jean Hay, Prosper Nya, Sylvain Mémain-Yé, Sylvestre Nodé-Langlois, Georges Vilasalo, Martine Chekroun, Loïc Février, Bernard Delforge, Marianne Lampec, Sylvie Coulon et Alexandre Thouant.
Les percussionnistes de la maison des Jeunes de Jules Vallès sont dirigés par Laurent Ghénin en collaboration avec Morhand Goudjil, et composés de Mourad Amezziane, Yanisse Belaïdi et Guillaume Ringenbach.
Les rappeurs de La Maison des Jeunes Emile Dubois sont Eric Miasukana, Kader Mane, Mara Traore, Ahmed Coulibaly et Rasack Ibrahima. Ils sont dirigés par Yaro Konté.
Les danseurs de l’Office municipal de la jeunesse d’Aubervilliers sont Mégan Brasseleur, Cissé Bambe, Miguel Constantino, Oumou Diallo, Léa Quintana, Sophie Lubain, Fatima Diaby, Aïssata Barry et Myriam Telli. Ils sont dirigés par Barou Sy.
Un père turc, une mère suédoise, une épouse brésilienne, le saxophoniste Ilhan Ersahin symbolise à sa façon le monde créolisé à l’œuvre dans les avenues de l’East Village. C’est là qu’il a créé un club et un label du même nom, Nublu. « J’ai toujours été attiré par le fourmillement artistique de New York », déclare celui qui se reconnaît comme influences principales John Coltrane et Joe Henderson. C’est dans la Mecque du jazz qu’il s’est s’épanouit dès le milieu des années 1990, en s’inscrivant dans la tendance post-bop, teinté d’une énergie électro-funk...
Ilhan Ersahin est vite devenu le catalyseur d’un son bientôt respecté dans le monde entier, nouvelle sorte de fusion entre jazz improvisé, groove électro, hip hop, drum n’bass et musiques du monde : le son Nublu. Nora Jones, Saul Williams, le Jamaïcain U-Roy sont passés par là.
Mais Ilhan Ersahin a toujours gardé un pied à Istanbul : dans cet autre chaudron transculturel, il s’est connecté avec les musiciens de la scène locale. Parmi ceux-ci, un très solide trio de jazz oriental avec lequel il a formé Istanbul Session, une formule ouverte aux solistes invités.
Voici donc le trompettiste Erik Truffaz et le violoncelliste Vincent Segal, pour ce concert spécial à Banlieues Bleues, au Magic Mirror d’Aubervilliers, qui promet une musique sans étiquette et « deux sets de véritables expériences physiques où le son, les vibrations et le tempo produisent une forme de transe ». Une soirée en forme de trip musical sur les rives d’un Bosphore nouveau genre, point d’orgue idéal de la Saison turque en France et parfaite carte de visite d’Istanbul, capitale culturelle européenne 2010.