Communiqué :
Jazz à Couches
2/3/4/5 JUILLET 2008

Mercredi 2 juillet 2008
« Profession Voyageur » par la compagnie Déviation
15 h - Gymnase de Couches
La musique est partout. Elle se niche dans chaque recoin de l’espace. Muette. En sommeil. Elle n’attend plus qu’une seule chose : qu’on vienne la tirer de son lit glacé. Un défi que relèvent les deux interprètes de Profession Voyageur, David Pouradier-Duteil et Nicolas Gorge. Ces deux personnages beckettiens, aussi indécis que vélléïtaires, nous embarquent à hue et à dia dans leur odyssée grotesque, ne s’accordant que sur un seul point : la passion conjointe (mais jalouse) qu’ils vouent à leur étrange valise musicale. Au cours de cette expédition jalonnée d’accidents sonores apparents qui vont s’organisant, ils réinventent une musique à la fois originelle et originale, ôtant ainsi le voile sur tout un univers de possibilités rythmiques. Un spectacle cocasse et exaltant dans lequel le théâtre et la musique se confondent. Un voyage paradoxal où une obscure valise transporte les passagers de l’instant que nous sommes.
Mercredi 2 Juillet 2008
SOIRÉE GOSPEL
The Gospel Ministers
20 h 30 - Église de Couches
Une nouvelle génération de gospel !
Créé en 1998 par Maud RAKOTONDRAVOHITRA, Le Gospel Minister est un mariage explosif entre la musique gospel traditionnelle de rue et la musique plus colorée de l’Afrique, des Pays latins et des îles Caraïbes. Tous les chanteurs sont professionnels et de différentes cultures et origines. Chaque chanteur s’est déjà produit aux côtés de stars internationales comme Myriam Makeba, Youssou Ndour, Céline Dion, Mariah Carey, Cunnie Williams, Peter Maffay et d’autres... Pour les concerts de Gospel, ils réunissent leur amitié, leur foi et leur talent pour partager avec leur public un beau moment musical, ponctué d’émotion, d’authenticité et d’énergie. Ils se sont déjà produits au Stade de la France pour une Réunion d’Athlétisme Internationale, à Davos (Suisse) pour le Forum Économique Mondial, pour le producteur et musicien Quincy Jones et à l’UNESCO à Paris pour les Orphelins d’Haïti.
Jeudi 3 juillet 2008
Octobre
20 h 30 - sous chapiteau Zone de Loisirs
Benoît Keller : contrebasse
Thierry Lhiver : trombone
Lionel Martin : saxophones
Élodie Pasquier : clarinettes, saxs
Fréderic Roudet : trompette, bugle
Bruno Tocanne : batterie

Après 3 albums unanimement salués par la critique et en grande partie consacrés à un répertoire de chants de lutte et d’espoir avec le trio Résistances (« Résistances » , « Global Songs », « Etats d’urgence ») il était logique qu’à l’occasion des 40 ans de 1968 les musiciens de ce trio, Bruno Tocanne – Lionel Martin et Benoît Keller, 3 des « piliers » du réseau imuZZic, aient envie de s’attaquer à ce type de répertoire avec une formation plus importante, en nombre. Après des créations comme « Les bergers fous de la rébellion » avec John Greaves sur la Beat Generation sur des images en direct du vidéaste Nico Ticot, ou « Paniques » avec Denis Badault et Pasquale d’Inca sur des textes de Roland Topor, cette année 2008 était donc l’occasion pour les artistes de ce collectif en réseau, musiciens « engagés », dans tous les sens du terme, d’une nouvelle création collective qui s’inscrit dans le droit fil du travail d’un Charlie Haden et de son Liberation Music Orchestra. C’est dans cet état d’esprit que le contrebassiste et compositeur Benoît Keller a pris l’initiative d’une création en 6tet et de son développement. La musique ici proposée - jazz / musiques iprovisées - est une musique ouverte et portée collectivement par des artistes pour qui conjuguer le singulier au pluriel est un combat permanent. Des artistes avides d’échanges, de rencontres et de mélanges des supports artistiques (vidéo, texte, cinéma, arts du cirque...).
Jeudi 3 juillet 2008
Carla Bley « The Lost Chords » Find Paulo Fresu
20 h 30 - sous chapiteau Zone de Loisirs
Carla Bley : piano
Andy Sheppard : saxophone
Paulo Fresu : trumpet
Steve Swallow : basse
Billy Drummond : batterie
On pourrait croire à un véritable exercice de style : le format du quintet, une suite en cinq volets (+ un), l’utilisation fréquente des intervalles de quinte, des choruses de cinq mesures ou multiples de cinq. En fait, il n’en est rien... Carla Bley n’avait pas écrit depuis longtemps de façon aussi sompteuse pour une petite formation. L’association Paolo Fresu - Andy Sheppard souhaitée par ce dernier fonctionne à merveille. Le trompettiste sarde propose un phrasé limpide et concis et le saxophoniste britannique, vieux compagnon de route de Carla Bley un son toujours aussi moelleux et chaleureux. Rajoutez à cela l’expérience et la précision magistrale de Steve Swallow et Billy Drummond et vous comprendrez pourquoi l’album « The lost chords » find Paolo Fresu a subjugué l’ensemble du monde du jazz lors de sa sortie.
vendredi 4 juillet 2008
Les sourdines à l’huile invitent Daniel Zimmermann
20 h 30 - sous chapiteau Zone de Loisirs
Bob Pleinet : trompette
Jules Perrusson : clarinette
Aymeric Descharières : saxophone
Christian villeboeuf : soubassophone
Simon Girard : trombone
Marc Roquesalane : guitare
Florent guillamin : percussions
Daniel Zimmermann : trombone
Les Sourdines à l’Huiles appartiennent depuis de très nombreuses années à la grande famille de Jazz à Couches. Incontournables des intermèdes et des after, ces musiciens possèdent tous un immense talent forgé au travers d’expériences diverses dans des formations au répertoire très différent. Ce festival 2008 donnera l’occasion au public de les découvrir dans un répertoire groove spécialement créé pour l’occasion qui laissera une large place à leur virtuosité. Le tromboniste Daniel Zimmermann, spécialiste des grandes formations qui a joué aux côtés de Wynton Marsalis, Manu DIbango, Paco Sery et au sein de L’ONJ sera leur invité. Spécialiste des choruses endiablés, il mettra toute son energie et sa passion dans ce projet décapant !
vendredi 4 juillet 2007
Orchestre National de Jazz
« Sentimental 3/4 »
20 h 30 - sous chapiteau Zone de Loisirs
Franck Tortiller : vibraphone, arrangements, direction
Jean-Louis Pommier : trombone
Vincent Limouzin : vibraphone, marimba, électronique
Michel Marre : tuba
Patrice Héral : percussions, voix Herbert Joos : trompette
Yves Torchinsky : contrebasse
Jean Gobinet : trompette
Eric Bijon : accordéon
Bruno Wilhelm : saxophones
Eric Séva : saxophones
Avec Sentimental trois-quatre, l’ONJ Franck Tortiller rend un merveilleux hommage à cette musique qui se danse en couple et dont la caractéristique rythmique est la mesure à trois temps, la valse. Une sorte de retour aux souces pour le directeur musical qui fit ses premières armes dans le « baluche » aux côtés de son père. L’orchestre se réapproprie cette forme musicale populaire pour nous livrer un programme d’une grande unité où alternent compositions originales et relectures de classiques du musette : « Domino » de Louis Ferrari et Jacques Plante, « Douce joie » de Gus Viseur ou encore « Impasse des vertus » de Tony Murena. Spécialement pour ce programme l’ONJ Franck Tortiller s’adjoint la présence de l’accordéoniste Eric Bijon et renforce son pupitre de cuivres/bois en accueillant dans ses rangs le trompettiste Herbert Joos et le saxophoniste Bruno Wilhelm. Sentimental trois-quatre, un répertoire de création tout en volupté et en émotions pour ce genre musical décrit par Toots Thielemans comme « le blues de l’Europe ».
samedi 5 juillet 2007
lejazzadugout
De 11 h à 18 h 30 - Place de la Mairie et Prieuré Saint-Georges
Tarif : 5 € (prix du verre sérigraphié pour les dégustations)
Le big-band de Couches
Depuis 2007, cette journée qui réunit oenologie et musique se déroule en plein coeur du village et lors de la dernière journée du festival. Ce changement a pour but de dynamiser le centre du village et faire que le plus grand nombre de personnes puissent profiter des concerts gratuits et des dégustations proposées. Muni d’un verre sérigraphié, le visiteur découvrira différents vins du Couchois lors des deux dégustations commentées par l’École des Vins de Bourgogne et pourra profiter des nombreuses animations musicales proposées tout au long de cette journée.
samedi 5 juillet 2007samedi 5 juillet 2007
Pierre Drevet Quintet
20 h 30 - sous chapiteau Zone de Loisirs
Pierre Drevet : trompette
Eric Prost : saxophone
Yves Gerbelot : Sax baryton
Ivor Malherbe : contrebasse
Marcel Papaux : batterie
Parmi les figures du jazz français, Pierre Drevet est de celles qui comptent. Musicien complet, trompettiste mais aussi compositeur et brillant arrangeur, ce musicien trop souvent dans l’ombre est un sideman que les plus grands s’arrachent. Virtuose, au phrasé solide et toujours précis, son jeu est d’une fascinante limpidité. Plébiscité par André Ceccarelli, Ricardo Del Fra, Simon Goubert, Didier Lockwood, Charles Aznavour… Drevet séduit aussi Ray Charles, Quincy Jones ou encore John Lewis qu’il accompagnera. Le Big Band est également l’un de ses domaines d’excellence. L’ Orchestre National de Jazz de Laurent Cugny et le « Patrice Caratini Jazz Ensemble « et le « Brussel Jazz Orchestra »baignent ainsi dans ce son à l’efficacité si évidente... Un parcours de maître, des concerts internationaux, une discographie impressionnante (plus de 25 albums)… et fait partager son talent et son expérience en tant que Prof.au département jazz de l’ENM de Chambéry… Pierre Drevet a crée son Quintet en 2002. Il s’est entouré des musiciens parmi les meilleurs de la scène du Jazz Européen.C’est une formation sans instruments « harmonique » (ni piano ni guitare…), ce qui fait sa particularité. Ce répertoire nécessite plus encore qu’aucun autre une écriture précise et continue (la partie harmonique étant toujours jouée par les cuivres).
samedi 5 juillet 2007
Stacey Kent
« Breakfast on the mornig tram »
20 h 30 - sous chapiteau Zone de Loisirs
Stacey Kent : voix
Jim Tomlinson : saxophone
Graham Harvey : piano
David Chamberlain : contrebasse
Matt Skelton : batterie
“J’ai voulu me livrer davantage dans ce disque, de manière inédite pour moi.” “Breakfast On the morning train” est l’équivalent musical d’une poussée de croissance. Epaulée par Kasuo Ishiguro, brillant romancier devenu désormais un parolier important, Stacey Kent et son fidèle partenaire, le producteur et saxophoniste Jim Tomlinson, ont exploré de nouveaux territoires. Les chansons racontent toutes des histoires, généralement avec mélancolie, chose que Stacey adore faire. Elles évoquent toutes l’amour et le fait d’aimer. Il suffit de quelques écoutes pour qu’elles s’incrustent dans votre tête. Surtout, elles contribuent toutes à ce que Stacey donne le meilleur d’elle-même. Aucun de ses fans ne sera décontenancé par cet album. Il est plus probable qu’ils les enchantent. Elle n’a jamais chanté aussi bien. Quatre des chansons mettent en exergue le fait que Jim Tomlinson sait en écrire, chose qu’il n’avait jamais faite auparavant. Stacey et Jim avaient dans l’idée de travailler sur leurs propres chansons depuis longtemps déjà. Leur ami Ishiguro a proposé d’essayer d’écrire des textes qui, dans le cas présent, sont arrivés en premier. Mais il y a davantage sur ce disque que des chansons. Stacey a un nouveau groupe et il est remarquable. Un concert de Stacey Kent prend toujours les allures d’une jam : ses musiciens ont plus d’espace pour s’exprimer que sur ses disques, et l’interaction entre eux et leur chanteuse rappelle les meilleurs quintets ou sextets. « Breakfast on the mornig tram » et sans doute un des plus beaux albums de chanson jazz sorti depuis de nombreuses années et le public ne s’y est pas trompé car le Cd sorti en septembre 2007 est déjà disque d’or. Une soirée inoubliable en perspective...

Autour du Festival…
LA SCÈNE « oFF »
Ouverte pendant le festival, depuis 1990, elle accueille les jeunes musiciens de la région : groupes, big bands, écoles de musique, qui présentent un répertoire spécialement préparé pour l’occasion. Depuis 2002, ce festival Off se déroule au prieuré Saint-Georges, permettant ainsi au public de bénéficier d’un cadre hors du commun et de profiter des richesses patrimoniales de Couches.
Le festival Off, c’est tout le village qui se met au diapason du jazz. Chaque jour, près de 200 personnes assistent à ces différents concerts qui se déroulent dans une convivialité où villageois, musiciens et touristes se retrouvent et se découvrent.
Programme OFF :
jeudi dès 17h30 Lubrik’s bug
18h30 Black Jazz band
vendredi dès 17h00 XY
17h30 CCCT septet
18h30 quartet PPPM
LES JAM-SESSIoNS
Ouvertes le soir après les concerts sous chapiteau, elles permettent des rencontres musicales inédites entre les artistes amateurs et les invités du festival.
ET AUSSI...
Les créations, chères aux organisateurs du festival autant qu’au public, ont toujours une place dans la programmation. Le principe est d’offrir la scène à un artiste, le temps d’une première partie, lui permettant de réaliser le projet musical de son choix. Cette autonomie laissée au leader est souvent à l’origine de brillants concerts, inédits, favorisant l’évolution du jazz et des musiques actuelles. À notre grande satisfaction, nous avons vu quelques créations couchoises marquer les premiers pas d’un nouveau groupe... Résidence/production Jazz à Couches 2008 : Les sourdines à L’huile invitent Daniel Zimmermann, Octobre.
Historique
En 1986, une petite équipe de musiciens passionnés, originaires de la région, se lance un défi : créer, au coeur de la Bourgogne du Sud, en milieu rural, un festival de jazz. Les ressources sont inexistantes mais la municipalité soutient le projet, met quelques moyens et du matériel à la disposition de cette toute nouvelle association : le Parc des Cèdres.
Depuis, le festival a connu bien des évolutions. En 1990, il se retire du Parc des Cèdres, devenu pourtant le symbole de la convivialité de la manifestation. L’équipe souhaite ainsi offrir aux musiciens et au public une meilleure qualité de son et d’accueil. Depuis, un chapiteau se dresse chaque année au début du mois de juillet à l’entrée du village, non loin du château de Marguerite de Bourgogne, annonçant aux villageois et touristes l’imminence des
festivités.
Au fil des années, un public régional de plus en plus important prend goût à cette musique que beaucoup découvrent grâce au festival : à chaque édition, Jazz à Couches s’imprègne un peu plus du parfum authentique sud bourguignon. La petite équipe, alors devenue grande famille des bénévoles (90 personnes), saura mettre en valeur les diverses richesses de cette région : plaisirs de la table, activités touristiques, mais aussi musiciens de jazz... Après 22 ans d’existence, Jazz à Couches, c’est également : une scène « Off » ouverte aux jeunes musiciens de la région, une journée musicale et oenologique, « Lejazzadugoût », des jam-sessions, et un big band composé essentiellement de bénévoles de l’association qui se produit dans toute la région afin de faire découvrir cette musique et le festival.
La programmation des concerts sous chapiteau saura, elle aussi, tirer profit de l’épanouissement du festival. Pour n’en nommer que quelques uns, citons les succès de Renaud Garcia-Fons, Trilok Gurtu, Elvin Jones, Joe Zawinul, le Mingus Big Band, le Vienna Art Orchestra, Didier Lockwood, Richard Galliano, John Scofield, Mieke Stern et bien d’autres. Nous sommes bien loin des débuts prometteurs du Parc des Cèdres… La longévité de ce festival est due au fait que Jazz à Couches a su « cultiver avec bonheur la convivialité » et réunir les ingrédients qui ont séduit quelques grandes figures du jazz et de nombreux touristes, avides d’enchantement, passant par Couches.
Renseignements / réservations : 03 85 49 66 29