Communiqué :
Verlaine,
de John Greaves
Zig Zag territoires/Harmonia Mundi
Sortie le 21 février 2008
Concert le 12 mars au New Morning (Paris)

« Pour la 1ère fois, John Greaves rend hommage à l’un de ses poètes français préférés...
Gallois d’origine et francophile de cœur, John Greaves cumule plusieurs qualités : c’est un artiste hors normes, éclectique, prolifique, et résolument indépendant. Il a joué dans des contextes très différents, et parmi ses titres de gloire on relève des collaborations prestigieuses (Carla Bley [1], Robert Wyatt [2], des participations à des ensembles inclassables (ceux de Michael Nyman et de Peter Gordon), sans oublier sa présence dans des groupes historiques du rock transversal (Henry Cow, National Health).
Depuis toujours, c’est un activiste de la Musique (avec un grand « M »), et il continue aujourd’hui à passer avec aisance du trip hop au rock et du cabaret au jazz. Tout récemment, on a pu l’entendre chanter sur la bande originale du film Ma vie n’est pas une comédie romantique (Marc Gibaja) avec Marie Gillain, reprendre Led Zeppelin, Jimi Hendrix ou les Who dans Songs From The Beginning d’Alain Blesing, et participe à un projet scénique [3], où il interprète les rôles de Kerouac, Ginsberg et Gregory Corso.

- John Greaves Photo X/DR
Dans son parcours unique de bassiste, chanteur, pianiste mais surtout auteur-compositeur, ce nouveau disque à la pochette rouge sang constitue un jalon fondamental. À travers lui, Greaves annexe à sa palette déjà riche la couleur de la poésie. À juste titre, il décrit Verlaine comme une suite de chansons contemporaines, chansons qu’il situe sans hésiter dans le « zeitgeist » qui flotte autour de nous, cet air du temps qui sait parfois nous sussurrer une inspiration insolite.
La genèse de l’aventure est simple. Le temps d’un été passé en Écosse, John Greaves relit Verlaine et décide de mettre certains de ses plus beaux textes en musique. L’enregistrement a lieu un an plus tard en compagnie de complices : Jef Morin à la guitare et à la basse, Matthieu Rabaté à la batterie et aux percussions, Laurent Valéro à l’alto, à la flûte et au bandonéon, Scott Taylor à la trompette, au tuba et à l’accordéon. Dans le rôle des enlumineurs, il faut citer la voix Jeanne Added sur quatre titres, Fay Lovsky jonglant avec le ukulélé, la scie et le thérémin, et Karen Mantler à l’harmonica.
Quant à Greaves, il a peaufiné sa voix de… non-chanteur, et n’a joué de la basse que sur un seul morceau, se consacrant au piano, au Fender Rhodes, et, bien sûr, aux arrangements. Le résultat, très cohérent, se compose de onze pièces qui sont autant de miniatures. Avec son timbre de baryton, Greaves nous fait pénétrer dans un monde dont les héros sont le rêve, la suggestion, l’érotisme, les vapeurs d’absinthe, et... les vers de Verlaine. Au cœur d’une production où les bases instrumentales sont le socle d’une liberté absolue, son interprétation, à la fois surréaliste et esthétique, invente en quelque sorte un nouveau style, celui du « lied pop contemporain »...
Musicien de son temps, chanteur singulier et attachant, John Greaves porte en lui les plus belles utopies. Mélodiste raffiné et habile négociateur de prises de risques musicales, il échappe aux étiquettes et rend l’avant-garde abordable. Délicieusement anachronique, son Verlaine est un disque hors du temps, et par conséquent fondamental. » (© Pascal Bussy)

EN CONCERT AU NEW MORNING A PARIS LE 12 MARS 2008