Citizen
Édition du 19 mars 2010 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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Eternal Interlude

John Hollenbeck Large Ensemble

Belle brochette de bons musiciens - notamment les saxophonistes ténor solistes Tony Malaby et Ellery Eskelin - pour ce big band dirigé de main de compositeur par John Hollenbeck, excellent arrangeur et batteur. Cependant, pas de quoi s’ébaubir outre mesure, malgré un « Foreign One » (premier des six titres) assez excitant, dédié à Thelonious Monk et basé sur son célèbre « Four in One ». Le restant plane souvent haut, mais sans réel décollage malgré quelques tentatives d’originalité ; n’est pas Maria Schneider qui veut, et on peut rester insensible aux œuvres très bien réalisées auxquelles manquent cruellement le petit supplément d’âme - ou d’autre chose - qu’on attend toujours. Côté grandes formations, on peut préférer le Carine Bonnefoy New Large Ensemble (et regretter qu’il soit passé un peu inaperçu au festival Jazz sous les Pommiers 2009), le Sacre du Tympan dernière formule ou le Stéphane Guillaume Brass Band.
John Hollenbeck vient d’être nommé aux Grammy Awards pour le meilleur enregistrement dans la catégorie Best Large Ensemble. Cela ne change en rien les termes de cette appréciation. Cela prouve : 1) que je ne m’associe pas au concert de louanges lues par ailleurs... mais peut-être n’ai-je pas entendu la même musique ; et 2) que le jury n’a certainement pas pu écouter les orchestres français...

par Jacques Chesnel // Publié le 4 janvier 2010
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The Devil Tried To Kill Me

David Murray & Gwo-Ka Masters

Ce troisième album de David Murray en compagnie des Gwo-Ka Masters compte la participation vocale de Taj Mahal sur une plage (« Africa ») et de Sista Kee, chanteuse de rap chrétien, sur le morceau-titre ainsi que « Southern Skies ».

Très loin de ses routes free, Murray enfonce ici le clou d’un funk africano-caribéen musculeux où se croisent des références comme James Brown ou une certaine pop antillaise des années 1970 - Exile One ou les Gramacks - dont l’nfluence est perceptible en particulier dans les chœurs et certains arrangements de cuivres. Le répertoire est fait de compositions simples - parfois simplistes -, laissant une place bien balisée à des improvisations pas toujours très créatives. Une musique qui, sur CD, donne un peu l’impression de tourner en rond mais qui doit s’avérer, en concert, d’une efficacité redoutable.

par Diane Gastellu // Publié le 1er janvier 2010
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