Citizen
Édition du 19 mars 2010 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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Nîmes Métropole au rythme du Jazz

Communiqué :

SURVOL DU PROGRAMME

JAZZ FRANCAIS D’AUJOURD’HUI

  •  6 octobre
    CAVEIRAC • Cave à Vin Le DOLIUM • 20h30 • Trio “Tota la vertat” avec Denis Fournier, Guillaume Séguron, Philippe Dechepper • Daniel Mille Trio avec Daniel Mille (Accordéon), Eric SEVA (Saxophones Baryton et Soprano) et Eric LONGSWORTH (violoncelle)

    JAZZ MANOUCHE LA RELÈVE

  •  7 octobre
    SAINT GERVASY • Foyer Socio-Culturel • 20h30 • Trio Philippe Petrucciani / Michel Bachevalier / Dede Franco invite Tom Gareil • Les Enfants de Django avec Mike Reinhardt, Yorgui Loeffler, Samson Schmitt

    JAZZ CLASSIQUE

  •  12 octobre
    MARGUERITTES • Salle Polyvalente • 20h30 • Big Band Ecole de Musique de Petite Camargue • Rhoda Scott “Ladies Quartet” - Sophie Alour - Julie Saury - Arielle Besson

    JAZZ ALL “COMME A LA HUCHETTE”

  •  13 octobre b GARONS • Salle des Fêtes • 20h30 • Nany Swing Philippe Guignier (guitare) - Bernard Anthérieu (guitare) - Fabienne Dondard (accordéon) - Jean-François Bonnel (saxophone) - Magali Martin (contrebasse) • Marc Laferriere (saxophone et clarinette) - Michel “Boss Quéraud” (trompette et clarinette) - Nicolas Peslier (banjo) - Olivier Laferrière (sousaphone) - Simon Boyer(batterie)

    JAZZ MEDITERRANEE ET PLUS LOIN

  •  14 octobre
    GENERAC • Halle des sports • 20h30 • Duo Jean Charles Agou / Olivier Caillard • Hadouk Trio - Loy Ehrlich - Steve Shehan - Didier Malherbe - JAZZ MASTER
  •  15 octobre
    NIMES • Odéon • 18h00 • Florence Fourcade / Lionel Suarez / Michel Altier Trio • Kenny Garrett Quartet

    JAZZ BE-BOP TRADITION

  •  17 octobre
    LANGLADE • Domaine Cadene • 20h30 • Quartet Affinity “Hommage à Chet Baker” • Pierrick Pedron quartet Feat Mulgrew Miller

    JAZZ MAINTENANT

  •  20 octobre
    BOUILLARGUES “La Bergerie” • 20h30 • Alex Clapot / Vincent Barnabol Duo • Moutin Réunion

    JAZZ CREATION

  •  21 octobre
    • LA CALMETTE salle des fêtes • 20h30 • Alain Rattier Jazz Band
    • Raphael Lemmonier Trio & China Moses
    Création “Gardenias for Dinah Washington” JAZZMEN DE l’AGGLO
  •  22 octobre
    POULX • salle des fêtes • 16h30 • Michel Pastre quartet
    • Big Band Domitia invite Michel Pastre

    JAZZ Y SALSA !

  •  29 octobre
    ST GILLES • salle des fêtes • 18h • Orlando Maraca Valle

    PROGRAMME DETAILLE

    JAZZ FRANÇAIS D’AUJOURD’HUI

    20h30

    TRIO TOTA LA VERTAT
    Avec :
    Denis FOURNIER (Batterie),
    Guillaume SEGURON (Contrebasse),
    Philippe DECHEPPER (Guitare)

    21h30
    DANIEL MILLE TRIO
    Avec :
    Daniel MILLE (Accordéon),
    Eric SEVA (Saxophones Baryton et Soprano) Eric LONGSWORTH (Violoncelle)

  •  6 octobre 2006
    20 heures 30 • Cave à Vin “Le Dolium”

    TRIO TOTA LA VERTAT
    Le Trio Tota la vertat a été créé en 2003 par Denis Fournier avec Philippe Deschepper et Guillaume Séguron. “Il s’agit d’un trio “coopératif” mais c’est la guitare qui retient d’abord l’attention, même si le mode de jeu est réellement collectif. Associé à une rythmique discontinue et attentive qui sait jouer avec les espaces et les silences. Philippe Deschepper donne ici le meilleur de lui-même en réussissant à synthétiser toutes les musiques qui sont en lui, en particulier depuis son solo “Attention Escalie”.

    Guitariste éminemment électrique aux qualités orchestrales fermement ancrées dans la présent, il multiplie les climats par superposition ou juxtapositions (à laide parfois de boucles enregistrées en temps réel et d’autres ustensiles) avec une dimension lyrique singulière dans le phrasé, y compris dans ses épanchements les plus vifs, méchamment rock ou salement noisy. Le plus attachant dans ce trio atypique (qui alterne les mesures ternaires, binaire et “libres”), c’est sa respiration, sa manière de prendre son temps et de brouiller les pistes (Fournier use aussi de l’électronique) afin de décaler les premiers plans et les angles de perspective, n’hésitant pas à s’interrompre et se relayer. Comme dans la vie.” (Gérard Rouy JAZZ MAGAZINE n°553)

    Le Trio Tota la vertat, ce sont des régions, des couleurs, des énergies, des paysages harmoniques qui se trouvent dans nos mémoires : un univers sonore protéiforme et fascinant, aux marges de l’improvisation, de l’écriture, du rock savant et du jazz sauvage, véritable bande-son de notre époque.

    DANIEL MILLE TRIO
    Daniel Mille est né à Grenoble. Après un court passage au Conservatoire National de Région puis à l’Ecole Normale de Musique de Paris, il sort en décembre 1993 son premier album “Sur les quais”. Il reçoit un Django d’Or - Trophée International du Jazz - Premier disque - Espoir de l’année.

    Son quintet est selectionné au MIDEM dans le cadre des “Talents Jazz 1997”. En 2005, il assure la première partie à l’Olympia de Madeleine Peyroux. Il est nommé aux Victoires du Jazz 2006, il reçoit le prix de l’Artiste ou Formation Instrumentale de l’Année.

    Il se produit dans des festivals tels que : “Les nuits de nacre” à Tulle, le Festival “Paris Jazz Festival”, le “Festival du Vent” à Calvi, le “Nice Jazz festival”, “Jazz à La Défense”, “Jazz sous les pommiers” à Coutances, “Festival International de jazz à Montréal”, “Les Francofolies de La Rochelle”.

    Il tourne également à l’étranger : Afrique du Sud, Caraïbes, Japon, Canada, Maroc, Hongrie, Chine, Amérique Latine, Etats-Unis... Parallèlement à son travail personnel, on le retrouve en concert ou sur les albums de : Barbara, I Muvrini, Salif Keïta, Jean Guidoni, Anne Sylvestre, Georges Moustaki, Jacques Higelin, Maxime Le Forestier, Maurane, Lokua Kanza, Clarika, Claude Nougaro et récemment avec Luz Casal ... Et aussi avec : Baden Powel, Daniel Goyone, David Linx, Mino Cinelu, Marcio Faraco, Richard Bona, Nina Hagen, Eric Longsworth ou Helen Merril.

    DISCOGRAPHIE :
    “Sur les quais”, décembre 1993
    “Les heures tranquilles”, décembre 1995
    “Le funambule”, juin 1999
    “Entre chien et loup”, mai 2001 (Universal Music Jazz),
    “La valse des adieux”, octobre 2003 (Abacaba/Universal Music Jazz),
    “Apollinaire”, septembre 2004
    (Universal Music Jazz) “Après la pluie”, novembre 2005 (Universal Music Jazz)

    JAZZ MANOUCHE LA RELEVE

    20h30
    TRIO PHILIPPE PETRUCCIANI/MICHEL BACHEVALIER/DEDE FRANCO
    invite TOM GAREIL

    avec :
    Michel BACHEVALIER (Batterie),
    Philippe PETRUCCIANI (Guitare),
    Dede FRANCO (Basse),
    Tom GAREIL (Vibraphone

    21h30
    LES ENFANTS DE DJANGO
    avec
    Samson SCHMITT (Guitare),
    YorguiI LOEFFLER (Guitare),
    Mike REINHARDT (Guitare),
    Mayo HUBERT (Guitare),
    Gigi LOEFFLER (Guitare),
    Jean Luc MIOTTI (Contrebasse)

  •  Samedi 7 octobre 2006
    20 heures 30 • Salle des Fêtes
    ST GERVASY

    TRIO PHILIPPE PETRUCCIANI/MICHEL BACHEVALIER / DEDE FRANCO
    invite TOM GAREIL

    Musique de tous les temps, de tous les vents... Musique de “Conversation” et non pas de “conservation” Evolutive ; plastique ; esthétique ; ludique...

    LE TRIO :
    triangle magique, si cher à la tradition de la plus savante des musiques populaires. La guitare et la basse partagent leurs discours avec l’énergie et la douceur de la batterie...

    Des compositions originales et des musiciens réunis dans cette formation. Quelques reprises aussi, hommage-référence à nos aînés...

    MICHEL BACHEVALIER
    Né en 1956, à Nîmes, Michel Bachevalier commence à jouer dés 1972 dans des groupes à tendance rock et dans divers orchestres de variétés. Entre 1975 et 1976, il joue au sein de l’orchestre du chanteur occitan Patric, puis il suit un apprentissage jazzistique en trio avec Michel Benita et Olivier Chabrol. En 1986, avec le Michel Bachevalier Groupe, il enregistre un 33 tours : “Pulsion”, et fait la première partie de Miles Davis aux arènes de Nîmes avec cette même formation.

    Il axe ensuite son travail sur un son plus régional, occitan, en créant la formation Cafarnal Tribu, musiques de scènes et de rue.En 1988, il part quatre mois au Brésil, pour l’amour de la Bossa Nova. De retour en France, tout en continuant ses activités musicales, il crée un lieu de convivialité, entre copains et “aficionados” de la musique : La Guinguette. Ce lieu continue d’accueillir la vie culturelle nîmoise et est, depuis 2000, rattachée à l’association Cafarnal Tribu qui désormais, en plus d’une activité musicale débordante, organise des soirées concerts et aide à la création de formations musicales.

    PHILIPPE PETRUCCIANI
    Il débute la guitare avec son père Tony, lui aussi guitariste. Il joue dans de nombreuses formations allant du duo au grand orchestre. En 1979, lors d’un premier voyage aux U.S.A. pour sa formation professionnelle, il a l’occasion de faire un duo à Philadelphie avec son frère Michel, expérience qu’il renouvellera quelques années plus tard à l’Olympia.

    Il rencontre John ABERCROMBIE. Il forme son premier groupe en 1980, Il joue dans le groupe d’Andy MACKEE, participe en duo avec son frère Louis au MIDEM 91, enregistre son premier CD avec F. QUILLET, D. DIPIAZZA, V. JONES.

    Depuis 1992, il enseigne la guitare à l’I.M.F.P. (Institut Musicale de Formation Professionnelle) de Salon de Provence. En 1996 on le retrouve dans le quintette de Jean-Pierre LLABABOR pour une tournée anglaise.

    En juillet 1997, il se produit en quintette lors du festival de Montélimar pour un concert exceptionnel avec ses deux frères Louis, Michel et son père Tony ainsi que le batteur Mahnu ROCHE. En août 1998 il fait une tournée en Israël et en Italie avec ses deux frères Michel et Louis.

    En 2000, forme le Philippe PETRUCCIANI GROUPE Fin 2002 il enregistre un nouveau, intitulé One for Marie avec sa formation composé de Francesco CASTELLANI, Nathalie BLANC, Alain COUFFIGNAL, André FRANCO. “Compositeur inspiré, aux lignes mélodiques séduisantes, se révèle comme un guitariste possédant une solide connaissance de son instrument et capable d’improviser avec une musicalité et un lyrisme intenses” C. OBER (Jazz Mag)

    ANDRE FRANCO
    Il débute la basse et la musique en général en autodidacte. Il entre ensuite à l’I.M.F.P. où il travaille avec Michel Barrot, Andy Jaffe, GlennFerris, Jeff Gilson, Michel Zénino, Tony Pagano, Tony Bonfils, Dominique Di Piazza, Peter King, Bobby Porcelli, Marc Bertaux, Daniel Goyone. A partir de 1985 il participe à diverses formations telles que : le Provence Brass Band, le quintet de Martine Kamoun, le groupe de Jean “Nano” Namias etc. Il se produit avec un big-band de guitares dirigé par Jean- Hugues Heim et Alain Blésing au sein duquel il rencontre Philippe Deschepper. Il enseigne à l’I.M.F.P depuis 1990.

    LES ENFANTS DE DJANGO
    Trois guitaristes virtuoses proposent un jazz manouche qui resculpte les mélodies éternelles du HOT CLUB de France ; les musiciens offrent une belle musique généreuse et vagabonde comme la joie de vivre du peuple nomade, les manouches. Le trio réunit les plus talentueux guitaristes de la jeune génération du Jazz Manouche. Le groupe est né d’une rencontre entre SAMSON SCHMITT et YORGUI LOEFFLER, lors de JAZZ à JUAN RÉVÉLATIONS 2003 où tous deux étaient finalistes avec leur propre quartet. En s’adjoignant le guitariste électrique MIKE REINHARDT ils ont créé un NOUVEAU SON dans le jazz manouche.

    SAMSON SCHMITT
    Samson Schmitt (originaire de Forbach) est l’exemple type d’une transmission musicale familiale. Très jeune, il apprend à jouer de la guitare avec son père Dorado, lui-même virtuose. Vers l’âge de 12 ans, il monte sur scène pour la première fois au festival international de jazz de Munich. De 1990 à 1999 il joue, entre autres, avec le Dorado Schmitt Quintet et en 2000 il crée sa formation Samson Schmitt Quartet. Aujourd’hui, le jazz manouche de Samson Schmitt est bourré d’innovations rythmiques et harmoniques qui garde l’essence mélancolique et jubilatoire de cette expression.

    YORGUI LOEFFLER
    Originaire d’Alsace, terre de prédilection des guitaristes manouches (Biréli Lagrène, Tchavolo Schmitt entre autres), Yorgui Loeffler a commencé à jouer de la guitare à l’âge de 14 ans. Assidu, il s’est construit une vraie personnalité musicale basée sur l’héritage de Django Reinhardt et de ses héritiers célèbres comme Tchavolo Schmitt, Biréli Lagrène ou Stochelo Rosenberg. Yorgui Loeffler est un surdoué, qui, tout en assumant l’héritage de Django Reinhardt, se nourrit d’influences diverses. Il a développé son propre phrasé et s’est forgé un style qui n’appartient qu’à lui : nerveux, précis, rapide, ce qui constitue aujourd’hui une véritable “marque de fabrique”. En 2003, il sort son premier CD “For Magnio”, très remarqué par les amateurs de jazz.

    MIKE REINHARDT
    Originaire de Forbach (Moselle), Mike Reinhardt commence l’apprentissage de la guitare à 13 ans avec comme seul professeur les disques de Bireli Lagrène, Wes Montgomery, George Benson et bien sûr Django Reinhardt. En 1995, il crée sa première formation “Shouka”, avec laquelle il enregistre un premier album en 1998 “Improviste”. Il participe ensuite à des concerts avec Didier Lockwood et le Gipsy Project de Bireli Lagrène. En 2003 il crée sa nouvelle formation “Reinhardt’s Quartet”. Samson Schmitt, Yorgui Loeffler et Mike Reinhardt se produisent régulièrement dans toute l’Europe avec leurs propres formations. Les Enfants de Django ont remporté leurs premiers succès aux Festivals NANCY JAZZ PULSATIONS et JVC JAZZ FESTIVAL PARIS, à l’Hôtel Méridien porte Maillot, en octobre 2005.

    JAZZ CLASSIQUE

    20h30
    BIG BAND Ecole de Musique
    de Petite Camargue
    (direction Philippe Guyon)
    21h30

    RHODA SCOTT LADIES QUARTET
    avec
    Rhoda SCOTT (Orgue Hammond),
    Arielle BESSON (Trompette),
    Sophie ALOUR (Saxophone),
    Julie SAURY (Batterie)

  •  Jeudi 12 octobre 2006
    20 heures 30 • Salle des Fêtes
    azz au rythme du JMARGUERITTES

    BIG BAND de Petite Camargue
    Le Big Band de Petite Camargue présente un répertoire moderne et varié : cet orchestre passe allègrement de Mingus à Bob Mintzer en passant par Tito Puente, et toute sorte de musiques ternaires ou binaires, voire funk avec la participation d’un DJ. Il est dirigé par Philippe Guyon. Premier prix du conservatoire de Nîmes, il prend le virage du jazz à l’institut de formation professionnelle et y rejoint très rapidement le Big Band dirigé par Michel Barrot. Poursuivant plus tard des études de musicologie en Sorbonne, il se passionnera pour l’enseignement de la musique et exercera durant sept ans dans la région d’Orléans et de Chartres.

    Sans délaisser le jazz il participera aux activités de l’Orléans big band au côté de Jean-Jacques Taîb et Jean-Jacques Ruhllman. Souhaitant retourner dans sa région natale, c’est en 1989 qu’il prend la direction de l’école municipale de musique de Vauvert et qu’il crée le Big Band. de petite camargue. Comptant 50 élèves à cette époque, il en fera l’école intercommunale de musique de petite camargue qui compte actuellement plus de 600 élèves. Depuis toutes ces années, Philippe dirigera cette formation qui est devenue maintenant une valeur sûre dans la région .Cet orchestre a participé régulièrement à de nombreux concerts couronnés de succès à l’Odéon de Nîmes, Alès, La Grande Motte, et aux Festivals de Jazz de Nîmes, du Grau du Roi, de Pertuis.

    RHODA SCOTT LADIES QUARTET
    Rhoda SCOTT, née aux Etats-Unis dans le New Jersey, est l’aînée d’une famille de sept enfants. Fille de pasteur itinérant, elle commence, dès son plus jeune âge, à chanter des gospels et à jouer de l’orgue dans l’église de son père. Elle obtient une bourse qui lui permet de rentrer au Westminster Choir College de Princeton pour étudier l’orgue classique. Au bout de deux ans, faute d’argent, elle est obligée d’abandonner ses études.

    Elle décide donc de jouer dans les clubs pour se refaire “une trésorerie”. Après trois ans d’économies, elle rentre à la Manhattan School of Music de New York où elle mène alors de front ses études musicales et ses activités professionnelles d’organiste dans les clubs. Tous les dimanches, elle continue de tenir l’orgue dans l’église de son père et à diriger le chœur de gospels. En 1967, diplômée de Manhattan School of Music, “BACHELOR OF MUSIC”, “MASTER OF MUSIC”, lauréate du “PRIX BORDEN”, elle vient en France compléter ses études d’harmonie, de contrepoint et de composition chez Nadia Boulanger à Fontainebleau.

    Elle rentre aux Etats-Unis, se jurant de revenir en France. Elle joue chez Count Basie à New York. Le destin est là en la personne d’Eddie BARCLAY et de son vieux complice Raoul SAINT-YVES ; Ils la voient, l’écoutent et s’enthousiasment pour son talent. Ils lui proposent de venir en France. Elle se décide et retrouve Paris au mois de mai 1968. Les évènements, les grèves, le temps passe. Enfin, un engagement en juillet au Bilboquet dont Raoul SAINT-YVES est le directeur lui permet pour la première fois de se présenter au public parisien. A cette occasion, une idylle se noue, et le 3 octobre 1969 en l’Eglise Américaine de Paris, au cours d’une cérémonie très émouvante, Rhoda devient la femme de Raoul SAINT-YVES.

    Découverte par l’Europe au MIDEM, RHODA SCOTT est engagée à l’Olympia à Paris ; puis c’est la carrière internationale qui commence : Londres, Madrid, Lisbonne, Stockholm, Berlin, Genève, Amsterdam, Bruxelles, Rome, Copenhague, l’Afrique, les Antilles, la Réunion, l’Iran, les Pays de l’Est. Elle participe aux plus grands festivals de Jazz du monde, dont le Newport Jazz Festival de New York, le Festival de Jazz d’Antibes (en compagnie d’Ella FITZGERALD), Carnegie Hall, etc... Au cours de sa carrière, elle a l’occasion de jouer avec les plus grands : Sonny Payne, Johnny Griffin, Philly Jo Jones, Slide Hampton, René Thomas, Tony Scott, Thad Jones, Mel Lewis, Toots Thielemans, Lionel Hampton, Kenny Clarke, Dizzy Gillespie, Gregory Herbert, Eric Dolphy, pour n’en citer que quelques uns.

    Au dernier MIDEM, elle est comblée d’honneurs : trophées, disques d’or (de l’Est et de l’ouest). A ce jour, RHODA SCOTT a enregistré aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis plus de 20 albums (plus de 600.000 vendus en France). Douze “spéciales” T.V d’au moins une demi-heure lui ont été consacrées à travers le monde. Elle a tourné un show télévisé pour le Japon, où elle a fait une tournée dans toutes les grandes villes. Qu’est-ce qui fait le succès de RHODA SCOTT ? Un talent complet. Elle est aussi à l’aise dans la musique classique que dans le rock. Douée d’une prodigieuse mémoire musicale, elle connaît plus de mille morceaux par cœur, et compose de la musique classique et de la musique de jazz. (Plusieurs morceaux de sa composition sont devenus des standards aux Etats-Unis et y sont joués par de nombreux “jazzmen”). Elle chante avec beaucoup de sensibilité et de feeling ; elle utilise parfois sa voix comme instrument complémentaire. RHODA SCOTT a son style tout à fait particulier ; elle joue pieds nus les basses du pédalier qu’elle est à peu près la seule à utiliser entièrement. Depuis que l’orgue a été accepté comme instrument de jazz à part entière, il y a eu beaucoup d’organistes, mais c’est peut-être RHODA SCOTT qui a le mieux réussi à révéler les nombreuses possibilités de l’orgue Hammond.

    SOPHIE ALOUR
    Premier Prix dans plusieurs sections du Conservatoire National de Quimper, elle vient à Paris où elle est vite repérée. Après être passée par le Cim et l’Arpej, elle intègre le Big Band des Frères Belmondo et de Christophe Dal Sasso ainsi que ponctuellement de nombreuses autres formations comme celle d’Alain Jean-Marie. C’est notamment par ses superbes chorus très inspirés par Ellington, Coltrane et Dexter Gordon qu’elle est invitée dans les principaux festivals de Jazz.

    AIRELLE BESSON
    Premier prix de Jazz au Conservatoire National Supérieur de Paris. Très jeune son talent lui permet d’être engagée dans de grandes productions comme “La Bohème” de Puccini à l’Opéra Comique ainsi que “Cyrano de Bergerac” mis en scène par Jérôme Savary au Théâtre National de Chaillot. Elle a l’occasion de se produire également avec le Big Band de François Laudet, le Big Band Lumière de Laurent Cugny et l’Orchestre National de Jazz.

    Elle participe à “Sisters In Jazz” programme de l’International Association Of Jazz Education avec qui elle se produit à New-York, Washington et dans de nombreux festivals de Jazz européens.

    JULIE SAURY
    Issue d’une famille de célèbres musiciens, c’est à la batterie qu’elle commencera à s’exprimer. Son père Maxime aura la fierté de l’emmener à travers ses tournées dans les principaux festivals de Jazz. Elle participe à de nombreuses autres formations sur scène et en studios d’enregistrement avec notamment le Big Band de Michel Pastre et le trio de l’exigeant Philippe Milanta.

    JAZZ “COMME À LA HUCHETTE”

    20h30
    NANY SWING
    Avec :
    Philippe GUIGNIER (Guitare),
    Bernard ANTHERIEU (Guitare),
    Fabienne DONDARD (Accordéon),
    Jean François BONNEL (Saxophone),
    Magali MARTIN (Contrebasse).

    21H30
    MARC LAFERRIERE
    Avec :
    Marc LAFERRIERE (Soprano, Clarinette),
    Michel “Boss QUERAUD” (Trompette, Clarinette), Nicolas PESLIER (Banjo),
    Olivier LAFERRIERE (Sousaphone),
    Simon BOYER (Batterie

  •  Vendredi 13 octobre 2006
    20 heures 30 • Salle des Fêtes

    NANY SWING
    Cette nouvelle formation nous amène dans l’univers musical du “Swing Manouche” autour du répertoire allant de Django Reinhardt à la chanson française, en passant par le musette et des compositions originales. A l’origine du groupe, la passion partagée pour ce style par trois musiciens nîmois, Fabienne Dondard, Philippe Guignier et Bernard Anthérieu. Ce trio est devenu très vite un quintette avec le renfort de Magali Martin dont le Swing est exceptionnel et de Jean-François Bonnel reconnu sur la scène internationale comme un des meilleurs jazzmen actuels. Un équilibre subtil a été créé entre ces instruments tous acoustiques. La sensibilité des interprétations, la qualité des solos, l’originalité des arrangements, la souplesse rythmique font l’adhésion d’un large public aujourd’hui de plus en plus à l’écoute de ce style riche et authentique.

    MARC LAFERRIERE
    Cela fait près d’un demi siècle qu’il nous souffle le jazz par son saxo soprano, le temps qui passe ne semble nullement entamer son désir de jouer. Né à Paris, en 1935, il a dix ans quand dans les années d’après guerre il entend le jazz : la radio diffuse la musique “à la mode”, Glenn Miller, Duke Ellington, Louis Armstrong (heureuse époque). Puis les jazzmen américains arrivent en France et un jour, pour un anniversaire, sa sœur l’emmène au Vieux Colombier. Là, il “voit” le jazz : Sidney Bechet. Le talent et le charisme de ce musicien exceptionnel, sa popularité et ses concerts triomphaux le fascinent.

    Dès lors, il s’initie en pur autodidacte au saxo soprano et, dès l’âge de quinze ans, fonde son premier orchestre au Lycée d’Oléans. A vingt ans, laissant derrière lui des études de droit, il devient professionnel en faisant l’ouverture du fameux Slow Club. Engagé pour trois mois il y restera quinze ans et....trois jours. Organisé, bosseur, doué d’un tempérament de leader et de fonceur, Marc Laferriere a mené une carrière de chef d’orchestre des plus réussies ; les diverses formations qu’il a dirigées ont permis à de nombreux musiciens de faire leurs premières armes, de travailler et de vivre des moments inoubliables.

    Hors scène, Marc est un homme d’agréable compagnie, épicurien autant que musicien, il le dit d’ailleurs très bien lui-même avec fantaisie et sincérité : “j’aime la campagne, l’humour, la bonne cuisine. J’aime aussi Laurel et Hardy (ses fils se prénomment Stan et Olivier), la tolérance et les animaux (surtout les langoustines). Enfin j’aime Bourvil et Michel Serrault, ma femme, les voitures anciennes et les gens qui, comme moi, ne se prennent pas au sérieux”. Grand Prix de l’Académie du Jazz, Marc Laferrière, avec plus de 150 compositions à son actif, est devenu sociétaire définitif de la SACEM.

    JAZZ DE MEDITERRANÉE ET PLUS LOIN

    20h30
    Duo JEAN CHARLES AGOU/OLIVIER CAILLARD
    Avec
    Jean Charles AGOU (Saxophone, Flute),
    Olivier CAILLARD (Piano)

    21h30
    HADOUK TRIO
    Avec
    Loy EHRLICH,
    Steve SHEHAN,
    Didier MALHERBE

  •  Samedi 14 octobre 2006
    20 heures 30 • Halle des sports
    GENERAC

    Duo JEAN CHARLES AGOU/OLIVIER CAILLARD
    Toujours avide de rencontres Jean-Charles Agou, saxophone, flûte, composition, invite Olivier Caillard, pianiste compositeur. OLIVIER CAILLARD étudie la musique au BERKLEE COLLEGE OF MUSIC (Boston-USA), Issu d’une famille de musiciens classiques, il aborde le jazz en 1977 à travers la voix avec Christiane LEGRAND et Mimi PERRIN (Double-Six), le piano avec Michel SARDABY. Créateur, directeur musical et artistique de la troupe des P’TITS LOUPS DU JAZZ, jouant avec de nombreux musiciens, parmi lesquels : Stéphane GRAPPELLI, Michele HENDRICKS, Daniel HUCK, Glenn FERRIS, Sylvain B’UF, Al LEVITT, Pierre BLANCHARD, Lionel BELMONDO, Michel GAUDRY, Maxim SAURY...Jack GREGG, Christophe MARGUET, Olivier SENS.

    JEAN-CHARLES AGOU
    Attiré très tôt par l’emploi des instruments à vent dans les musiques traditionnelles, c’est au début des années 80 qu’il s’intéresse à l’improvisation et se consacre au jazz, art d’expression libre et rigoureuse. A cette période, se développe son identité musicale, empreinte de ses origines méditerranéennes. Dans les dix dernières années, il présente des créations originales, (SABIR, JOUEURS D’ECUME, SONGE NOMADE) tout en continuant à intervenir en tant qu’instrumentiste reconnu dans différentes formations, (Michel Marre brass band, SARDANAJAZZ, Antonio Rivas, ASSWATE). “Vivre, créer et faire partager sa passion de la musique, c’est ce que Jean- Charles Agou a réussi.

    Après de nombreuses années consacrées à la musique, le “label Bird” vient de récompenser ses efforts. Son dernier album Joueurs d’écume nous entraîne sur les chemins de l’éclectisme musical, voyage garanti dans le monde des sons et mélange équilibré des identités musicales, promenade dans un jazz mêlé de sons africains aux tonalités free et de bossa nova, avec une petite pointe de folklore irlandais, un moment de calme et de sérénité “dans un monde d’agités”. Jean-Charles Agou est un musicien épris de mélange des cultures. Il a compris que le jazz pouvait se conjuguer avec des rythmes venus des rives orientales de la Méditerranée. C’est de cette fusion des genres et des cultures que s’écoute sa musique.

    HADOUK TRIO
    Après le groove végétal, le swing météorique, utopies ! Bien plus qu’un concept fédérateur, l’utopie est l’essence même du trio Hadouk, sa nature profonde, sa force vive depuis plus de dix ans, son âme insaisissable aussi. Car Hadouk est un monde par lui-même, fait de racines aériennes et de terres rêvées, un continent imprévu qui pointe entre l’Afrique et l’Orient, un rivage improbable qui s’avance entre jazz et world, une véritable rose des vents qui se dessine sur le portulan des musiques du monde. Bref, Hadouk c’est une cosmologie en soi, avec ses constellations et ses horizons libres, ses lignes de grande transhumance et ses astres de première magnitude.

    Charmeur de vents, DIDIER MALHERBE attrape de son phrasé inimitable, les mélodies que zéphyrs et alizés lui apportent de toutes les latitudes. Cofondateur du mythique Gong avec Daevid Allen, il défend ensuite bec et anche la trille alerte et le slap éolien auprès de Jacques Higelin et de Brigitte Fontaine, de Robert Wyatt et de Pierre Bensusan. Depuis longtemps, à côté du saxophone et de la flûte, Didier apprivoise la bourrasque et cisèle la volute dans ces exquis réceptacles à turbulences que sont le bansouri, les ocarinas, et bien sûr le doudouk, hautbois arménien en bois d’abricotier au son doux et pensif. Grand connaisseur du roseau et infatigable babilleur, il a également publié un recueil de sonnets intitulé L’Anche des Métamorphoses.

    Méhariste éclairé, LOY EHRLICH a été de toutes les équipées transsahariennes, aux côtés de Youssou N’Dour, Touré Kunda, Geoffrey Oryema, mais aussi de Peter Gabriel. Poly-instrumentiste, fin joueur de kora et de sanza, spécialiste du hajouj, la basse des gnawas, Loy a également mis dans ses claviers toutes les épices des marchés du monde. On le connaît aussi comme arrangeur et producteur, ainsi que programmateur du festival d’Essaouira.

    Bourlingueur invétéré, STEVE SHEHAN promène quant à lui son grand sac à rythmes sur toutes les coutures de la planète, pour en capter les forces sismiques. On l’a entendu avec Paul Simon, John McLaughlin, Paul McCartney, Christian Vander, Brian Eno et tant d’autres... Bois et argiles, cuirs et métaux n’ont plus de secret pour lui. Car Steve joue avec le temps comme avec la matière, et c’est le diaphragme du monde qui bat entre ses peaux. Il a par ailleurs à son actif plus d’une douzaine d’albums. Après avoir célébré la chimère totémique (Shamanimal) et s’être hissé au sommet du perpétuel présent (Now), Hadouk emprunte désormais l’orbe altière du gyroscope cosmique. Après l’amble du désert et le groove végétal, voici le swing météorique !

    Placé sous les auspices de la toupie céleste, ce cinquième album fait ainsi la part belle aux élans tourbillonnants, valse, pulse ternaire, danse spiralée et autres envolées giratoires. De nouveaux instruments ont rejoint la panoplie de nos chasseurs de sons : khen, orgue à bouche du Laos, gumbass assemblant la caisse du guimbri et le manche de la basse électrique, hang au croisement chatoyant du steeldrum et du gamelan ; autant de territoires sonores qui s’inventent dans la distance prise depuis le terroir d’origine... Hommage de trois navigateurs au long cours, à celui qui fut le pionnier de la world music à travers son concept de Quatrième Monde, Hadouk invite le trompettiste américain Jon Hassell sur trois morceaux : dans un ultime envoi, l’utopie rejoint alors l’orbite des grands empires imaginaires. Entre toupies et utopies, voici donc une nouvelle série de belles tourneries et de rêveries nomades, qui enlacent et emportent sur l’autre face du monde.

    JAZZ MASTER

    18h00
    TRIO FLORENCE FOURCADE/LIONEL SUAREZ / MICHEL ALTIER
    Avec
    Florence FOURCADE (Violon),
    Lionel SUAREZ (Accordéon),
    Michel ALTIER (Contrebasse

    19h00
    KENNY GARRETT QUARTET

  •  Dimanche 15 octobre 2006
    18 heures 00 • Odéon
    TRIO FLORENCE FOURCADE/LIONEL SUAREZ/MICHEL ALTIER

    FLORENCE FOURCADE
    Le monde du Jazz ne regorge pas de violonistes. Florence Fourcade, musicienne Française fait partie de “cette rare famille” et nous apporte son talent depuis 25 ans. À son actif des centaines de concerts sur les grands festivals en France et à l’étranger. C’est une “vraie de la scène” “...Virtuose d’exception, Florence Fourcade possède un jeu très physique, un swing redoutable, un sens de l’improvisation inné, à la fois énergique et tendre : elle séduit par son inventivité, la rigueur de son propos et le lyrisme de ses compositions. Lorsqu’elle entre en scène, tout s’arrête, le public est transporté par sa musique, celle qui parle...” Jazznotes Elle se produit actuellement sous le Florence Fourcade Quartet avec son nouveau spectacle “About Love”, un répertoire personnel autour de l’Amour qui lui permet d’affirmer tout son talent de compositeur.

    Quatre albums Jazz produits sous son nom sont unanimement reconus par la presse spécialisée. Elle a joué, parmi les plus connus, avec Babick Reinhardt, Stéphane Grappelli, Christian Escoudé, Marcel Azzola, Georges Arvanitas, et se produit également aujourd’hui avec Marc Fosset, dernier guitariste de Grappelli durant 15 ans qui ne rejoue qu’avec un seul violon jazz depuis la disparition du maître : Florence Fourcade ... Cette excellente musicienne se place aujourd’hui au premier rang des meilleurs violonistes de Jazz français.

    LIONEL SUAREZ
    Diplômé du conservatoire de Marseille, il apprend le métier à travers les bals musette et les groupes de rock. Il se tourne ensuite vers la chanson puis le jazz avec une première rencontre avec la violoniste Florence Fourcade. Son amour du jazz et de la chanson l’amène à se produire avec Alain Leprest, Pierre Vassilu, Claude Nougaro, Doudou Gouirand, Gérard Pansanel, Claude Barthélémy, Richard Galliano, Juan Carlos Caceres etc... Il fait aujourd’hui partie des meilleurs accordéonistes et improvisateurs français.

    MICHEL ALTIER
    Il joue avec Florence Fourcade depuis 1998. Formation classique au conservatoire de Nîmes. Stages professionnels à l’IMFP et avec le groupe Quest. Joue ensuite avec le Big Band 31, Dee Dee Bridgewater, Christian Escoudé, François Chassagnite, John Abercrombie, Philip Catherine, Daniel Huck, en duo avec Paolo Fresu etc... Se produit également avec les pianistes Christian Lavigne et Georges Coulon-Cerisier . Un passionné de jazz, un solide musicien et arrangeur.

    KENNY GARRETT QUARTET
    La revue Down Beat, la bible du jazz aux Etats-Unis, “l’a élu” meilleur Saxophoniste de l’année, pour la quatrième année consécutive. Après des études musicales à la Berklee School, ce saxophoniste âgé à peine de 18 ans fait ses premières classes au sein du Duke Ellington Orchestra dirigé, alors, par Mercer Ellington. Il intègre ensuite la formation d’Art Blakey et ses Jazz Messengers, pour finir pendant les six dernières années au coté du maître, Miles Davis. Mais Kenny ne se limite pas seulement au jazz, il fut également invité à rejoindre le groupe de Sting ou encore celui de Peter Gabriel, démontrant ainsi son aisance à maîtriser d’autres styles...

    D’album en album, Kenny Garrett s’est affirmé comme un leader incontesté, s’affranchissant respectueusement et définitivement de la tutelle de Miles. Il signa des hommages inspirés de Sonny Rollins, Joe Henderson et John Coltrane “Pursuance, The music of John Coltrane”, ceux qui déjà tout enfant lui transmirent le feu sacré. C’est après plusieurs sorties d’albums réussies “African Exchange Student” et “Prisoner of Love” qu’il décida aussi d’enregistrer avec d’autres ténors du Jazz comme Cedar Walton ou Wallace Roney. Kenny a joué sur plus de 100 albums comme leader ou sideman.

    Aujourd’hui, ce feu sacré, nous le retrouvons dans chaque concert de Kenny, accompagné par son bassiste de toujours Nat Reeves, il nous distille ses compositions personnelles, qui allient tour à tour simplicité et complexité, force et tranquillité, subtilité et maîtrise. Son style et sa “voice” reconnaissable d’entre tous font de Kenny un artise incontournable des années 90.

    Son dernier album “Simply Said”, empreint de la même curiosité et de la même sincérité, ne renient rien des expériences passées. Il nous dévoile un ballade hypnotique traversée par les traits fulgurants de ses saxophones, déployant ainsi tous ses charmes et son esprit, pour enflammer de nouveau les coeurs et échauffer les esprits.

    JAZZ BE-BOP TRADITION

    20h30
    QUARTET AFFINITY
    “Hommage à Chet Baker”
    Avec :
    Adrien PICHON (Batterie),
    Olivier MIGNIOT (Trompette),
    Eric GADET (Contrebasse),
    Gérard PICHON (Piano).

    21h30
    PIERRICK PEDRON QUARTET
    Feat MULGREW MILLER
    Avec
    Pierrick PEDRON (Saxophone),
    Mulgrew MILLER (Piano),
    Vincent ARTAUD (Contrebasse),
    Franck AGULHON (Batterie)

  •  Mardi 17 octobre 2006
    20 heures 30 • Domaine Cadène

    QUARTET AFFINITY
    “Hommage à Chet Baker”
    La richesse artistique de ce quartet est due aux influences multiples et diverses de ses musiciens, aux horizons musicaux et à l’expérience variée.

    Olivier MIGNOT
    Il est un musicien dont l’inspiration est marquée par le style de Chet BAKER, dont il connaît toutes les facettes du personnage, tant dans son jeu que dans sa personnalité. Il s’est façonné un son tout en finesse, en développant une certaine sensualité et un lyrisme d’un jeu dont il affectionne “surfer” d’une manière aérienne sur la rythmique, procurant à l’ensemble une indicible sensation de sérénité.

    Gérard PICHON
    Directeur de l’Ecole Chorus à Nîmes, il se révèle un artiste aux influences pianistiques plutôt modernistes, de Bill Evans à Chick Coréa, mais qui ne cède pas pour autant aux sirènes d’un jazz trop intellectuel. D’une précision harmonique et rythmique redoutable, constamment à la recherche du meilleur son d’ensemble, il développe un jeu tantôt virtuose dans les chorus, tantôt velours lorsqu’il s’agit de soutenir le leader, tout en gardant une place pour l’intuitif, cette prise de risque nécessaire dont la finalité est de concourir à la beauté de l’instantané.

    Adrien PICHON
    Il a de qui tenir. C’est l’ingénieur “rythmicien” du groupe. Il fait partie des rares batteurs à l’aise aussi bien dans les domaines ternaires que binaires, qualités forgées à l’issue d’une formation réussie au très réputé IMFP de SALON DE PROVENCE. Toujours à l’écoute de l’ensemble, il réagit instantanément à la couleur de l’instant pour apporter, en complément de son assise rythmique, le petit plus destiné à embellir la pulse. En outre, l’auditeur appréciera aussi qu’Adrien fait partie du cercle très fermé des batteurs qui connaissent l’importance du pianissimo, en d’autres termes c’est un batteur qui sait se faire discret lorsque l’ambiance y est propice.

    Eric GADET dont le jeu est encore en pleine évolution, tantôt véloce, ou se faisant velouté, possède un son exceptionnel qui fait l’unanimité parmi les musiciens. Inventif et d’une grande musicalité, en constante recherche émotionnelle, il est un accompagnateur recherché pour la précision de son tempo et son goût très sûr de la note juste. Ses lignes de basse, claires et élégantes, toujours swingantes, son sens harmonique et une rare justesse en font un instrumentiste précieux, un soliste subtil et parfois émouvant (Roger Guérin - octobre 2005). La “philosophie” du quartet est la recherche constante de l’osmose, avec un son d’ensemble en parfaite (s) harmonie (s), dont l’objectif n’est pas de procurer une démonstration de jazz, mais de procurer un plaisir partagé avec son public.

    Le répertoire est formé de standards auxquels la formation apporte une composante personnelle basée sur un échange constant entre les musiciens, façon musique de chambre, ou tout concerte en même temps (son, timbres, intensités).

    PIERRICK PEDRON QUARTET
    Feat MULGREW MILLER
    Dix années après avoir débuté le saxophone dans sa Bretagne natale et fait ses classes dans les bals populaires, Pierrick Pédron découvre le monde du jazz à l’âge de seize ans. Il intègre le CIM deux ans plus tard et participe à de nombreux projets Funk, Rythm’n Blues (Sinclair / Juan Rozoff...) Il fait ses premiers enregistrements en Sideman aux côtés entre autre de Magik Malik en 1994 et 1995. Lauréat du Concours de la Défense en 1996 au sein de la formation “Artaud / Blanchet”, il poursuit ses expériences dans le cadre des “Nuits blanches” du Petit Opportun (terreau de la nouvelle génération Jazz parisienne - Trotignon - Témime...), “Douzetet de Sax” avec Lionel Belmondo et François Théberge, concerts avec Alain Jean Marie, et un album de Ernie Hammes (Bob Mintzer, Lew Solof) qui le transporte à New York où il restera plusieurs mois afin de jouer dans les clubs de la capitale du Jazz et de rencontrer les Jazzmans américains...

    C’est en 2000 que Pierrick Pédron, de retour en France, enregistre son Premier album : “Cherokee”. Passionné par la musique de Charlie Parker, il multiplie les collaborations avant de sortir en 2004 : “Classical Faces” en Sextet. Accompagné de Pierre de Bethmann, Magik Malik, franck Agulhon, Thomas Savy et Vincent Artaud, il nous dévoile une nouvelle facette de sa personnalité musicale. A mi-chemin entre un Jazz Hard-Bop et fusion, Pierrick fait parler de lui. Un disque d’emoi Jazz Magazine, le prix Charles Cros, un must TSF, trois clés Télérama sont autant de récompenses à porter au talent de ce saxophoniste, remarqué par Jazzman comme l’un de ses 120 Talents.

    Pierrick présente pour cette soirée en exclusivité à Langlade son nouvel album, “Depp in dream” avec en sideman de luxe le pianiste venu de New York Mulgrew Miller.

    JAZZ MAINTENANT

    20h30
    ALEX CLAPOT / VINCENT BARNABOL Duo
    Avec :
    Alex CLAPOT (Piano),
    Vincent BARNABOL CAJON, DERBUKA

    21h30
    MOUTIN REUNION
    Avec :
    François MOUTIN (Contrebasse),
    Pierre de BETHMANN (Piano),
    Rick MARGITZA (Saxophone),
    Louis MOUTIN (Batterie

  •  Vendredi 20 octobre 2006 20 heures 30 • “La Bergerie”

    ALEX CLAPOT/VINCENT BARNABOL Duo
    Le duo Clapot-Barnabol a toujours eu comme volonté de relier le métal et la musique orientale, mais aussi Shumann et Brian Ferneyhough. Le résultat s’affirme, essentiellement rythmique comme l’action en détour qui dessine l’image légèrement animée, où l’on voit ralentir la descente des flocons les plus distraits, au point qu’ils deviennent résistants avant de glisser sur les branches détendues des arbres silencieux.

    MOUTIN REUNION
    Lorsqu’en 1999 Louis et François Moutin se proposent de monter MOUTIN REUNION QUARTET pour jouer leur propres compositions, ils ont un désir commun : celui d’une musique rayonnant l’énergie de la vie, faite d’émotions, de spontanéité. Une musique proche d’eux, de ce qu’ils ressentent intimement, habitée par l’esprit, le swing et les grooves du jazz, conviant auditeurs et musiciens à une fête de la beauté et de l’imagination. Ils partagent ce désir avec deux exceptionnels partenaires : l’extraordinaire pianiste Pierre de Bethmann et le sensationnel saxophoniste Rick Margitza, à l’immense talent. Non seulement Rick est un ancien partenaire de M. Miles Davis, mais lui et Pierre peuvent chacun s’enorgueillir de la profonde réussite artistique et de l’extrême succès de leurs carrières solo respectives.

    Depuis quatre ans, le groupe se produit aux Etats-Unis et en Europe, devant un public de plus en plus nombreux et enthousiaste. Prix Académie du Jazz Django Reinhart 2005 Le dernier album a obtenu “4 clefs Télérama”, “le Must TSF”, “Disque d’émoi Jazz Magazine”, “Choc du magazine Jazzman”

    JAZZ CRÉATION

    20h30
    ALAIN RATTIER JAZZ BAND

    21h30
    RAPHAEL LEMMONIER & CHINA MOSES
    Création “Gardenias for Dinah Washington”
    Avec :
    China MOSES (Chant),
    Raphael LEMMONIER (Piano),
    Alain RESPLANDIN (Contrebasse),
    Régis MAURETTE (Batterie)

  •  Samedi 21 octobre 2006
    20 heures 30 • Salle des fêtes

    ALAIN RATTIER JAZZ BAND
    Alain RATTIER est né le 30 avril 1948 à Sarrancolin dans les Hautes Pyrénées. Il débute l’étude de la musique à huit ans, avec le piano. Il étudie ensuite au Conservatoire de Nîmes. Il devient chef d’orchestre de la station Sud Radio. En 1988, il joue du jazz avec Guy Laborit et reprenant la gestion du Grand Orchestre du Jazz Club, il le développe et le baptise Big Band de Nîmes : avec vingt musiciens, il part en tournée à la Nouvelle Orléans, à Berlin, Barcelone, Venise, ... Puis il quitte le Big Band. Il crée alors le Jazz Band de Nîmes, avec six éléments pour faire “le tour du monde”...

    “GARDENIAS FOR DINAH WASHINGTON”
    RAPHAEL LEMMONIER & CHINA MOSES
    Ce groupe propose un hommage à une grande Dame du Jazz et du Blues, celle que l’on surnommait “The Queen” à savoir Dinah Washington, un hommage rendu par la chanteuse China Moses, fille de Dee Dee Bridgwater, accompagnée par le trio du pianiste nîmois Raphaël Lemonnier, un hommage aussi à la vie de cette grande chanteuse avec des lectures de textes sur la vie de Dinah, et les reprises de ses plus grands succès.

    DINAH WASHINGTON - The Queen of the blues
    “On l’a aujourd’hui pas mal oubliée. Pourtant Ruth Jones, rebaptisée Dinah Washington par un des ses plus grands employeurs, Lionel Hampton, fut, à partir des années quarante jusqu’à sa disparition prématurée en 1963, une étoile de première grandeur au royaume des chanteuses de jazz et l’inspiratrice de quantité de ses “soul sisters” pratiquant l’art épicé du “rythm and blues” : c’est d’elle en effet que se réclament les Diana Ross et autres Esther Phillips. Sans doute parce que Dinah mit son grand talent et sa voix flexible et acidulée au service du blues, en héritière respectueuse de Bessie Smith...”

    C’est en 1959 avec les titres What a difference a day makes e t Blue Gardeniaqu’elle connaît le succès. Les disques et les récompenses suivent, ses versions de morceaux tels que “ Blue Gardenia, Cry me a River, Goodbye, Come rain or Come shine, Back Water Blues...” restent des références en la matière.

    CHINA MOSES
    China vient au monde le 9 janvier 1978 à Los Angeles. Son père, Gibert Moses, est metteur en scène, et sa mère, Dee Dee Bridgwater, est chanteuse de jazz. China trempe dans la potion musicale dès sa naissance ; à l’âge de quatre ans, elle accompagne sa mère dans les coulisses de la pièce Sophisticated Ladies. En 1995, à la mort de son père, China ressent le besoin de s’exprimer, sa mère la pousse à mettre ses sentiments sur papier. “Quand j’ai décidé de chanter, j’ai été soutenue et ça m’a encouragée à continuer, à vouloir faire mieux...”

    Au début de l’année 1996, China sort son premier single, largement diffusé en radios et télés, le clip est alors réalisé par Mondino. En 1997, elle sort son premier album et ses prestations scéniques sont remarquées ce qui lui permet d’assurer les premières parties de la tournée de Neneh Cherry.

    En 2002, elle fait l’Olympia en première partie de sa mère. Aujourd’hui, Avec trois albums et de nombreux concerts, China fait partie des figures actuelles du R’n’B français, elle chante avec Diam’s, Neg’ Marrons, Sinclair... Si China est reconnue comme une Chanteuse de R’n B et de Hip Hop, sa musique et son chant restent teintés de soul, de blues et de jazz.

    RAPHAEL LEMONNIER
    Pianiste nîmois, Raphaël Lemonnier débute le piano jazz au Big Band de Nîmes. En 1992, il rejoint l’orchestre de Guy Labory pour une série de concerts à la Nouvelle-Orléans. En 1996, Raphaël décide de partir pour New York et y rencontre Jaky Byard, l’ancien pianiste de Charlie Mingus, avec lequel il va travailler et se perfectionner. A New York, il joue dans les clubs jazz de Manhattan, côtoie beaucoup de musiciens de renoms. Influencé par Oscar Peterson mais surtout par Erroll Garner, il lui dédie son premier album enregistré à New York en 1997. De retour en France, il monte son propre trio ainsi qu’un septet jazz avec cuivres (deuxième album en 2002).

    Il se produit dans de nombreux festivals et clubs en tant que leader ou sideman en France comme à l’étranger (Tanger Jazz Festival, Village Gate New York, Les 24h Swing de Monségur, Printemps du Jazz Nimes,.....). Outre le jazz, Raphaël Lemonnier opte pour une démarche musicale ouverte sur d’autres musiques et met à profit son travail d’arrangeur pour d’autres artistes comme Chris Gonzales avec lequel il monte le Spectacle “Dancing”, ou encore le guitariste nîmois flamenco Grégorio Ibor Sanchez.

    On peut ainsi entendre Raphaël aussi bien aux côtés de Camille (musicien invité au Café de la Danse pour deux concerts à Paris), que de l’entendre “boeufer” (improviser) aux cotés de James Carter et ses musiciens jazz...

    JAZZMEN DE L’AGGLO

    16h30
    MICHEL PASTRE QUARTET
    Avec
    Michel PASTRE (Saxophone),
    Pierre CHRISTOPHE (Piano),
    Raphael DEVER (Contrebasse),
    Stan LAFERRIERE (Batterie).

    17h30
    BIG BAND DOMITIA invite
    MICHEL PASTRE

  •  Dimanche 22 octobre 2006
    16 heures 30 • Salle des fêtes

    MICHEL PASTRE QUARTET
    Né à Nîmes le 7 avril 1966, Michel Pastre débute à la batterie puis opte pour le saxophone alto avant de se tourner définitivement vers le saxophone ténor. Il commence sa carrière professionnelle à Montpellier et travaille pendant 3 ans à Toulouse (Banana Jazz et Tuxedo Big Band). • De 1991 à 1998, Michel Pastre fait partie de l’orchestre Banana Jazz avec lequel il enregistre et tourne en France. Il fait aussi partie du Tuxedo Big Band, en tant que soliste vedette, depuis sa création en 1991 jusqu’en 2000. Durant son séjour dans cet orchestre toulousain, il enregistre quatre cd dont les deux premiers consacrés à Jimmie Lunceford, le troisième aux illustres Chick Webb et Ella Fitzgerald et le dernier à Fletcher Henderson et Benny Goodman (avec en invité le clarinettiste américain Bob Wilber).

    • En 1997, il forme un quintet avec le trompettiste Alain Bouchet. • En 1999, Michel Pastre organise une tournée exceptionnelle avec le guitariste légendaire de Fats Waller, Al Casey. Il joue dans l’orchestre de Dany Doriz, avec Duffy Jackson et Warren Vaché. Il crée un quintet avec le trompettiste Patrick Artero et joue dans la formation Happy Feeling. Cette année-là, il obtient à l’unanimité le prix Sidney Bechet 1999, décerné par l’académie du Jazz (meilleur musicien de Jazz classique de l’année).

    • 2000 est marquée par l’entrée du “Michel Pastre Big Band” dans les festivals tels Munster, Bayonne -avec Clark Terry, Al Casey, David “Bubba”Brooks, Stepko Gut-, dans les clubs (Petit Journal Montparnasse, Méridien) et dans les soirées de gala (Rencontres internationales de Lindy Hoppers). D’autre part, le quintet avec Patrick Artero donne des concerts à Paris et en province.

    • 2001 voit la consolidation du “Michel Pastre Big Band” avec l’enregistrement du Cd “Diggin’ the Count” ainsi que plusieurs apparitions au Jazz club Lionel Hampton du Méridien (Paris) et divers festivals de azz au rythme du Jazz. Pour les critiques de Jazz français, Franck Ténot (Jazz Magazine) et Jacques Pescheux (Hot Club de France et sur la radio TSF), le disque de cet orchestre obtient la distinction de “Meilleur disque de l’année”. • 2002 est l’année de la création du “Michel Pastre Quartet” avec Pierre Christophe au piano, Raphaël Dever à la contrebasse et Stan Laferrière à la batterie. En juillet, le Quartet enregistre son premier cd : “Jumping with César”.

    • 2003 se distingue surtout par la reconnaissance du “Michel Pastre Quartet” avec l’obtention du Prix “ Fats Waller “ de l’Académie du Jazz qui récompense le meilleur disque de jazz Classique de l’année pour “Jumping with César”. Michel Pastre fait toujours partie du Big Band de Gérard Badini : Concerts à Paris (Radio France et Méridien), au théâtre de Bayonne et au Festival des Big Band de Pertuis. Egalement accompagnateur régulier du trompettiste Joey Morant, il se produit au Caveau de la Huchette, aux Festivals de Porrentruy (Suisse) et de Langourla (Bretagne).

    DOMITIA BIG BAND
    Le DOMITIA BIG BAND est une magnifique formation de Jazz composée de dix-sept musiciens et dirigée par Didier Huot, chef d’orchestre talentueux qui a acquis une grande connaissance de la musique de jazz en dirigeant plusieurs Big Bands et en travaillant avec Didier Lockwood et Nicolas Fulmer.

    La constitution instrumentale est analogue à celle des prestigieux orchestres de Count Basie, Duke Ellington, Glenn Miller ou Claude Bolling : 4 trompettes, 4 trombones, 5 saxos, piano, guitare, basse, batterie. L’orchestre renforce parfois ses effectifs avec d’autres instruments (tuba-basse, cors d’harmonie, percussions). La plupart des musiciens sont des professionnels évoluant ou ayant évolué dans de célèbres formations françaises (Michel Barrot, René Coll, etc.).

    Leur maîtrise de l’instrument n’a d’égale que leur passion commune pour la musique de jazz. Ils ne viennent pas dans le Domitia Big Band pour “cachetonner”, mais pour ressentir le plaisir indicible et constamment renouvelé de jouer de la belle musique dans un grand orchestre. Et ils ne plaignent leur peine, sachant que la progression de l’ensemble passe obligatoirement par le travail individuel. Les musiciens sont grandement aidés dans leur démarche par Didier Huot, qui déploie toute sa science et toute son énergie pour faire progresser l’orchestre.

    Le répertoire, puisé essentiellement dans les orchestrations de Quincy Jones, Sammy Nestico, Count Basie, Duke Ellington est, par sa complexité, d’un niveau assez élevé, révélant ainsi le souci constant de ne pas céder à la facilité et d’offrir au public une très belle musique accessible à tous, les connaisseurs de jazz comme les néophytes.

    LATIN JAZZ Y SALSA !

    18h
    ORLANDO “MARACA” VALLE (cuba)

  •  Dimanche 29 octobre 2006
    18 heures 00 • Salle des fêtes
    SAINT-GILLES

    ORLANDO VALLE “MARACA”
    Flûtiste Cubain et compositeur qualifié de “visionnaire” par le Chicago Tribune, considéré comme “l’un des noms les plus recherchés de la musique afro-cubaine” par The Los Angeles Times et comme “le groupe afro-cubain le plus influant de ce début de siècle” ( Chicago Tribune), Orlando “MARACA” Valle est apprécié pour la générosité de sa musique et sa capacité à exceller dans tous les styles tant dans la musique afrocubaine & latine, que dans le Latin jazz ; sa musique est un cocktail d’énergies et de fusions qui mélange les improvisations les plus jazz aux éléments les plus dansants de la musique populaire Cubaine. Sa nomination en 2003 aux prestigieux prix Grammy Américains comme “Meilleur album salsa” fait de lui le plus jeune artiste cubain jamais nommé par l’Académie Nationale des Arts et des Sciences Américaine ; vainqueur de multiples prix CUBADISCO et EGREM à Cuba tant dans les catégories “Fusion”, “Latin jazz” ou “Musiques populaires actuelles”, Orlando Valle “Maraca” est devenu un élément incontournable de la planète latine.

    EDITORIAL - ANIMER NOTRE AGGLOMERATION EST BEL ET BIEN UNE REALITE

    Nous sommes très attachés à la diffusion culturelle sous toutes ses formes : cultures et traditions taurines, spectacles fédérateurs, Printemps des auteurs... sont autant de rendez-vous ouverts au plus grand nombre. Aussi, la programmation « L’Agglo au Rythme du Jazz » s’inscrit dans une démarche de diversification de l’offre culturelle à l’échelle du territoire communautaire.

    Par ailleurs, la mise en place d’un schéma de développement culturel correspond à notre volonté de clarifier les objectifs et de fixer les orientations pour les années à venir. Nous y travaillons assidûment : mise en réseaux des bibliothèques, harmonisation des enseignements musicaux et chorégraphiques, décentralisation des spectacles vivants, connaissance du patrimoine de l’Agglomération, création de festivals fédérateurs, mais aussi construction d’équipements : Salle des Musiques Actuelles...

    Cette première édition du Festival de Jazz se déroulera dans onze communes de l’Agglomération pour inviter nos concitoyens à se distraire au fil de concerts variés et à rencontrer « l’histoire », celle du jazz et de ceux qui ont peuplé cette musique. « L’Agglo au Rythme du Jazz » permettra à tous les habitants de Nîmes Métropole de découvrir un univers musical de liberté, des artistes de toutes générations et tous ceux qui portent cet « Art », avec passion et générosité.

    Nul doute que nous séduirons de nouveaux amateurs de jazz au fil des belles soirées de concerts et que nous partagerons des moments d’émotion et d’hommage à tous les styles de musiques. Nous souhaitons à toutes et à tous un excellent festival 2006.

    Joël VINCENT Jean-Paul FOURNIER
    Vice-Président de Nîmes Métropole Président de Nîmes Métropole Délégué à la Culture Maire de Nîmes
    Maire de Saint Gervasy

    LE MOT DE LA DIRECTION ARTISTIQUE - DU LOCAL A L’INTERNATIONAL...

    Lorsque Nîmes-Métropole a décidé de créer un Festival de Jazz, notre première réaction a été de saluer cette décision comme une très bonne nouvelle pour les mélomanes et les musiciens de l’Agglomération. Notre association, Jazz 70, fondée le 1er Septembre 1970 par Guy Labory, œuvre pour la diffusion du Jazz à Nîmes et ses environs, “l’agglo”, depuis toutes ces années et nous nous devions d’aider et de participer à la reconstruction d’une manifestation d’envergure.

    Le Jazz partira en ce mois d’octobre 2006 pour une bonne tournée, à la rencontre des populations de villes en villages, dans les salles des fêtes, les halles des sports, les domaines viticoles, et les cabarets. De Bouillargues à New York, nous avons voulu une programmation fédératrice et cohérente avec des musiciennes et des musiciens de tous les style jazz, du traditionnel au plus contemporain, représenté par tous les instruments et formations, du duo au Big Band ! Nous nous appuyons d’abord sur des artistes locaux solidement installés dans le métier et qui nous ont accompagnés (et vice-versa) depuis toutes ces années.

    Ainsi les “cadres” seront de la fête : Alain Couffignal, Michel Bachevalier (leader du collectif Cafarnal Tribu), Dédé Franco Bernard Anthérieu, Florence Fourcade, Michel Altier, Jean Charles Agou, Alain Rattier, Le Big Band Domitia, Gérard Pichon (directeur de l’école Chorus)... Le tout jeune Tom Gareil et Guillaume Séguron trouveront sur le chemin leur professeur du conservatoire de Nîmes Alex Clapot...A Poulx, le saxophoniste ténor nîmois Michel Pastre deux fois récompensé par l’Académie du Jazz (1999 et 2003) présentera enfin ”son” quartet dans la région.

    A la Calmette Raphaël Lemmonier conduira une création, autour du répertoire de Dinah Washington, avec en vedette China Moses, la petite diva de la chaîne MTV. (sûr que sa maman Dee Dee Bridgewater lui soufflera quelques bons conseils !) Nîmes Métropole accueillera des “Figures” du jazz français qui accumulent les récompenses multiples : L’accordéoniste Daniel Mille (Victoires du Jazz 2006) ouvrira le festival à Caveirac, Moutin Réunion (Prix Academie du Jazz Django Reinhardt 2005) à Bouillargues, Pierrick Pedron (Académie Charles Cros, Django d’Or...) présentera son nouvel album au Domaine Cadene de Langlade, le jazz traditionnel de Marc Lafferiere sera à Garons (avec l’association “Jazz à Garons”) , la world de Hadouk Trio à Générac, et, proposé par le festival d’Antibes, Les Enfants de Django joueront à St Gervasy.

    Quant au jazz cubain d’Orlando “Maraca” Valle, il tapera la “clave” à la fête de Saint-Gilles ! Les américains seront là : A Marguerittes avec l’orgue de Rhoda Scott et son quartet au féminin, le pianiste Mulgrew Miller en sideman de luxe à Langlade, et pour la première fois à Nîmes depuis sa venue avec Miles Davis, l’immense saxophoniste Kenny Garrett. Enfin le peintre nîmois Yash Godebski signe cette première affiche et le prix des entrées restera très raisonnable au regard du plateau, pour faire swinguer tous les habitants de “l’Agglo” ! Avec Nîmes Métropole et tous les artistes que nous proposons cette année, nous avons l’ambition de réussir le lancement de ce festival de jazz et d’associer plus largement d’autres institutions. Jazz70 sera un partenaire actif et vigilant qui souhaite voir ce festival se pérenniser afin de donner au jazz une place de choix dans la vie culturelle de notre Agglomération.

    Laurent Duport, Président de Jazz70
    Stéphane Kochoyan, Directeur Artistique
    Contact : Jazz 70
    7 bd Talabot
    30000 Nimes
    Tel : 04 66 76 08 21
    enfants.du.jazz@free.fr

    YASH GODEBSKI - CREE L’AFFICHE DU FESTIVAL

    Yash GODEBSKI a accepté avec enthousiasme de créer l’affiche de la première édition du Festival de Jazz de Nîmes Métropole. Yash GODEBSKI est un autodidacte qui a grandi dans un environnement d’artistes peintres, sculpteurs et musiciens, passe son enfance dans le Sud de la France où sa famille, originaire de Pologne, s’est installée dans les années 30, adoptant cette culture d’un sud précis, celui de Camargue. Là où taureaux et chevaux partagent le quotidien, où la musique est gitane ou fanfare, où réussir une fête est aussi important que de décrocher un diplôme. Yash a grandi là, dans la lumière du sud, entre Nîmes et Uzès, l’atelier du père, les vignobles du haut-Gard, les plages du delta du Rhône. Il fait des études à l’atelier Met de Penningen (ESAG) à Paris, devient graphiste dans la publicité. Il dessine, peint sans cesse.

    En 1992, à 25 ans, il décide de ne vivre que de sa peinture, et commence par relever le pari insensé (financé par des souscripteurs privés) de se lancer dans un “marathon-peinture” et de peindre 100 toiles en un mois. Le rythme intense qu’il s’impose l’oblige à oublier les théories et apprentissages pour laisser libre cours à sa spontanéité et exprimer ainsi mieux son expérience propre et sa personnalité. Bouillonnant et créatif, il veut exposer, mais sans agent ni galerie, il imagine la série d’expos “bails à céder” où il investit pour quelques jours des locaux désaffectés (hangars, boutiques en cessation de bail). Il peint de mémoire, sans référent photo, jouant des ombres et des lumières, nous invitant à des perspectives si personnelles qu’on se demande si, le temps de l’inspiration, il ne devient pas oiseau...

    “J’aime bien tordre le cou à la perspective, donner le vertige en faisant se pencher les têtes, s’étirer les cous, s’écarquiller les yeux. La lumière est mon principal sujet : mon abstraction se situe là, puisque je fais du figuratif.”

    Constructions rigoureuses, maîtrise du clair-obscur, plongées, contreplongée, angles inédits, la vision de Yash emprunte au cinéma ses techniques, sans user de l’hyperréalisme de l’image. Les traits de ses personnages sont suggérés, parfois absents, pourtant on les reconnaît à leur “dégaine”, aux attitudes familières que chaque situation entraîne. Car si le Sud est son inspiration essentielle, elle n’est pas unique, et sa vision des villes nous entraîne dans d’autres lumières, d’autres constructions que ce peintre sensuel nous donne à ressentir. Alors, il suffit de regarder...