Citizen
Édition du 8 février 2012 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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Mater

Lilith Duo

Ce deuxième disque commence par une reprise décoiffante de « Donna Lee », combinée à une évocation de « Smoke On the Water » (Deep Purple !)...

La suite verse parfois dans l’excès mais on saluera la démarche originale de ce duo nordiste, entre improvisation, chanson, réminiscences classiques et jazz.

par Julien Lefèvre // Publié le 11 décembre 2006
Extras
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Erroll Garner (Volume 2)

Noely Ratsimiebo

Une bande dessinée et deux disques

chez : Nocturne

Le label Nocturne et sa belle collection BD Jazz consacrent un deuxième volume à Erroll Garner, qui le mérite bien.

Noely Ratsimiebo prend la suite de Michel Conversin pour immortaliser « le prince du 4/4 ». Originaire de Madagascar, Ratsimiebo est architecte, mais développe également ses idées dans la peinture, la sculpture et... la bande dessinée.

Ses illustrations se caractérisent par un dessin réaliste, brut et carré. Elle privilégie les gros plans sur des yeux, des mains, des visages, des objets... La mise en page fouillée est souvent partie prenante du dessin. Le noir et blanc et les textes poétiques accentuent encore l’aspect onirique de cette bande dessinée. Le scénario tourne autour d’un homme qui noie son blues dans un club en écoutant Garner, mais l’ensemble vise davantage une recherche esthétique qu’une narration.

Les trente et un morceaux sélectionnés correspondent à trois enregistrements en trio datant de 1953, 1954 et 1955. La musique est du Garner à 100% : une débauche de standards, des introductions surprenantes, des accords aussi puissants que rassurants, des ornementations baroques, un tempo inébranlable et, surtout, du swing, encore du swing, rien que du swing...

La musique jubilatoire de « ce prestigieux jongleur qui mêle harmonie, mélodie et rythme de la manière la plus contrastée » [1] reste un grand moment de plaisir.

par Bob Hatteau // Publié le 11 décembre 2006
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The Classic Quartet

Thelonious Monk

chez : Candid

Les fans considèrent le live au Sankei Hall du 21 mai 1963, double CD réédité par Columbia en 2001, comme le plus grand disque de ce quartet en effet classique que formaient autour de Thelonious Monk Charlie Rouse au ténor, Butch Warren à la basse et Frankie Dunlop à la batterie.

Ils se seront donc rués sur cette courte session de quarante minutes enregistrée deux jours plus tard par nos compères dans les studios de la TV de Tokyo qui comporte une version de « Ba-Lue Bolivar Ba-Lues-Are » absente du concert précité.

Indispensable pour les monkomanes, et point d’entrée possible et recommandable pour les autres.

par Laurent Poiget // Publié le 11 décembre 2006
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Good Forever

Von Freeman

Deux monstres sacrés sont réunis dans ce disque enregistré en avril de cette année : le grand ténor chicagoan Von Freeman y est soutenu par une rythmique comportant Jimmy Cobb !

Ces musiciens, plus tout jeunes, nous proposent une musique alanguie, heureusement traversée de brusques stridences et de soudaines échappées dues au saxophoniste, qui nous rappelle ainsi que Chicago, en jazz, est la ville de l’avant-garde. Soutien discret de John Webber à la basse, bluesy et pertinent de Richard Wyands au piano.

par Laurent Poiget // Publié le 11 décembre 2006
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Trioism

Paul Motian Trio

En 1984, Paul Motian avec It Should’ve Happened A Long Time Ago, mettait fin à une collaboration avec ECM qu’il ne devait reprendre qu’en 2005. Ce disque était le premier enregistré par le batteur en compagnie du guitariste Bill Frisell et du ténor Joe Lovano. Ces trois hommes entamaient ainsi une longue collaboration qui allait faire entrer leur trio dans la légende du jazz. Le titre éponyme de ce premier album est repris dans ce Trioism de 1993, opportunément réédité par Stefan Winter sous son label JMT. Invité surprise, Dewey Redman y apparaît sur une plage, pour un long solo uniquement accompagné par Paul Motian. Indispensable.

par Laurent Poiget // Publié le 11 décembre 2006
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Rue de Seine

Martial Solal/Dave Douglas

Martial Solal : p ; Dave Douglas : tp.

chez : CamJazz

Une belle affiche ne garantit pas un beau spectacle. La preuve en est de cet album.

Six compositions suivies de quatre standards. Deux albums en un. Aucun des deux ne permet la fusion entre les deux musiciens. Chacun a, certes, son heure de gloire - comme Dave Douglas dans son « Blues to Steve Lacy » avec un solo poignant -, mais les morceaux ne s’enchaînent pas, ne fusionnent pas. Comme si les musiciens étaient deux planètes, chacune parcourant son orbite propre sans jamais rencontrer l’autre, à l’image des amoureux des Cosmicomics d’Italo Calvino.

Martial Solal a déjà enregistré en duo avec un trompettiste. C’était Eric Le Lann, pour l’album Black and White, enregistré au festival Jazz à Vannes en 1999 et réédité en 2006. Le Lann joue dans le Big Band de Martial Solal depuis 1981. C’est dire si ces musiciens se connaissent, s’entendent, s’apprécient. Pour Rue de Seine, Solal et Douglas se sont découverts à distance, chacun écoutant l’oeuvre de l’autre. Ils n’ont pas répété ensemble suffisamment avant d’enregistrer et cela s’entend.

Certes Martial Solal ne cesse de gagner en sensibilité, en économie du jeu. Son accompagnement du « For Suzannah » de Dave Douglas devrait faire taire plus d’un détracteur. Il suffit cependant de comparer cette version-ci de « Body and Soul » avec celle enregistrée avec Le Lann pour saisir toute la différence entre une rencontre arrangée par une maison de disques et une conversation entre deux amis de longue date.

Guillaume Lagrée

par Guillaume Lagrée // Publié le 10 décembre 2006
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Little Boy Don’t Get Scared

Jazzonia

Alan Douglas et Bill Laswell se sont associés pour produire un intéressant travail de modernisation du vocalese, en y associant chanteurs, rappeurs, DJs et musiciens. Le résultat est un étonnant mélange de styles et d’époques à découvrir.

par Arnaud Stefani // Publié le 20 novembre 2006
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Elevations

Steve Shehan & Reza Derakshani

Un disque à écouter pour découvrir une autre facette de Steve Shehan, percussionniste du trio Hadouk. Il est ici en collaboration avec le musicien iranien Reza Derakshani, notamment au chant et au ney, pour un ambitieux projet autour du poême traditionnel perse Leili et Majnoun écrit en 1189 par Abu Mohammad Nezami.

L’ensemble relève globalement de la musique traditionnelle, mais la modernité se mêle à merveille au classique pour un résultat cohérent et homogène enrichi du passage de nombreux musiciens du monde entier.

par Arnaud Stefani // Publié le 20 novembre 2006
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The Quintessence vol.2 : 1947-1954

Charlie Parker

Trente-trois titres de Charlie Parker enregistrés entre 1947 et 1954, un livret de trente-deux pages constitué notamment d’un texte d’Alain Gerber et de notes d’Alain Tercinet expliquant en détail l’historique des morceaux sélectionnés ici : toujours fidèles au niveau d’exigence sonore et documentaire qui les caractérise, Frémeaux & Associés proposent ici un indispensable objet culturel intégral bien plus qu’un double cd.

Liste des titres : lalibrairiesonore.com

par Arnaud Stefani // Publié le 20 novembre 2006
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Premiers enregistrements (1969)

Malavoi

Un swing irrésistible, une voix de crooner, des improvisations déchaînées de violon, et Alain Jean-Marie au piano : cet improbable cocktail n’est autre que la naissance du groupe Malavoi en 1969, par la suite devenu chantre de la musique martiniquaise. Une curiosité enjouée et entraînante.

par Arnaud Stefani // Publié le 20 novembre 2006
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