Communiqué :
« L’obscurité profonde de la nuit est belle et douce comme du velours, Si on sait bien la regarder (...). A de pareils moments, je pense à vous et voudrais tant vous passer cette clef enchantée, afin que vous puissiez dans toutes les situations sentir ce qu’il y a de beau et de joyeux dans la vie, afin que vous aussi viviez dans l’enchantement et marchiez dans la vie comme sur une prairie diaprée (...) afin que vous puissiez traverser la vie enveloppée d’un manteau brodé d’étoiles, qui vous protège de tout ce qu’il y a de mesquin, de trivial, d’angoissant dans l’existence. »
Rosa Luxembourg
« Rosa la rouge est née de la rencontre entre Claire Diterzi et de Marcial di Fonzo Bo, de leur admiration réciproque et de leur désir de travailler ensemble. Au départ, la figure de Rosa Luxemburg, militante cosmopolite née en Pologne, dirigeante révolutionnaire, femme amoureuse, écrivain, orateur, antimilitariste radicale, fondatrice de la ligue Spartakus et du Parti communiste allemand, qui passa des années en prison et qui fut assassinée sauvagement. Rosa la rouge, c’est une femme d’ici et de maintenant, « qui n’a pas peur et qui veut tout », qui n’a peur ni de la bêtise ni de la violence extrême de la société actuelle qui assigne à chacun sa place, qui n’a pas peur de vouloir TOUT, l’intime et le collectif, l’amour et la rage, la foule des villes, la masse et la solitude de la nature, les oiseaux et les ciels. La voix limpide et sensuelle de Claire, son humour, la finesse, la vigueur, le rythme de sa musique, c’est la vie qui affirme : on peut inventer un autre monde, on peut faire exister au présent un monde différent, ouvert et multiple, par la révolution et par l’art. »
Leslie Kaplan

Rosa Luxemburg est née le 5 mars 1871 à Zamosc, près de Lublin (Pologne) au sein d’une famille de commerçants juifs. Elle fait ses études à Varsovie, mais, en raison de ses liens avec les mouvements socialistes révolutionnaires -elle participe à la fondation du Parti Socialiste de Pologne et de Lituanie (SPDiL) -elle est contrainte à l’exil en Suisse. C’est à Zurich qu’elle va dès lors poursuivre ses études et travailler à une thèse d’économie politique.
Vers 1896, elle s’installe en Allemagne où elle obtient la nationalité allemande grâce à un mariage blanc. Elle adhère alors au Parti Social-Démocrate (SPD) dont elle va rapidement animer l’aile gauche, dirigeant notamment le mouvement d’opposition au socialisme réformiste (ou révisionnisme) théorisé par Eduard Bernstein.
Lors de la révolution russe de 1905, elle regagne clandestinement la Pologne où elle organise la propagande révolutionnaire. Arrêtée puis libérée, elle revient en Allemagne.
Théoricienne marxiste, elle enseigne l’économie politique à l’école de la social-démocratie de Berlin de 1907 à 1914. C’est à cette époque qu’elle rédige son ouvrage majeur “L‘accumulation du capital" dans lequel elle expose sa théorie de l’impérialisme.
Durant la Première Guerre Mondiale, son engagement pacifiste, ses prises de position anti¬militaristes et anti-nationalistes, lui valent d’être incarcérée presque sans discontinuité.
En rupture avec la politique du SPD qui vote notamment les crédits de guerre, elle fonde avec KarI Liebknecht, Franz Mehring et Clara Zetkin, la ligue Spartakus. Ses écrits de prison, sous le pseudonyme de Junius vont servir de base au programme spartakiste.
En 1917, elle accueille avec enthousiasme la révolution russe mais, lucide, elle ne soutient pas l’autoritarisme du régime mis en place par Lénine et écrit : “La tâche historique qui incombe au prolétariat, une fois au pouvoir, c’est de créer, à la place de la démocratie bourgeoise, la démocratie socialiste, et non pas de supprimer toute démocratie« (in »La Révolution russe" - 1918).
A sa libération, en novembre 1918, elle participe à la fondation du Parti communiste allemand (KPD) dont elle rédige le programme.
Opposée, dans un premier temps, à l’insurrection spartakiste de janvier 1919 à Berlin, en raison d’un rapport de force qu’elle juge défavorable aux révolutionnaires, elle y participe malgré tout. Elle est arrêtée au lendemain de la répression sanglante de l’insurrection menée sous les ordres du social-démocrate Gustav Noske et de Scheidemann.
Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg est sauvagement assassinée, avec KarI Liebknecht, sur les quais de la Speer par des officiers des corps francs dont sont issus les premiers nazis.
Rosa la Rouge, un spectacle de Claire Diterzi | mise en scène Marcial Di Fonzo Bo | images Patrick Volve | dramaturgie Leslie Kaplan | conception réalisation de la kalachguitare Michal Batory | percussions, machine Etienne Bonhomme | cor Baptiste Germser | hautbois Cédric Chalelain | création vidéo Benoit Simon | avec l’aimable participation – en images – de Lambert Wilson, Alexandra Naudet et Cyrille Mussy
Coproduction et résidence dans 4 lieux de création :
Théâtre du Rond-Point (Paris),
La Coursive (Scène Nationale de la Rochelle),
La Ferme du Buisson (Scène Nationale de Marne-la-Vallée), - Chateauvallon (Centre National de création et de diffusion culturelles)
Musique produite et éditée par NAïVE
du 2 au 6 novembre à 20h30
Le Monfort Théâtre | Etablissement culturel de la Ville de Paris
Parc Georges Brassens
106 rue Brancion 75015 Paris
M°Porte de Vanves