Citizen
Édition du 22 mai 2012 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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Hip-Hop and Jazz Mixed Up Volume 2

S. Mos

S. Mos (Turtable, fx, elec)

Comme pour sa précédente compilation, le claviériste et turntabliste S. Mos reprend la technique du mash-up pour créer des dialogues fictifs entre grands noms du hip-hop et du jazz américains.

On prend toujours autant de plaisir à découvrir ces carambolages improbables entre Ellington et Eminem (« Tang ») ou Snoop Dog et Ramsey Lewis (« Ain’t That Peculiar »). Le parti-pris de de ne pas trancher entre jazz et hip-hop apporte un éclairage et une modernité inédits aux musiques comme aux voix. Au sommet de Hip Hop and Jazz Mixed Up Volume.2, Yung Joc et le « Charleston » de James P. Johnson se marient avec une aisance réjouissante (le mélange était a priori incongru).

Ce disque ne fait pas qu’interroger un prétendu cousinage entre ces musiques ; par-dessus tout, il consacre un musicien sensible qui, en mettant ses claviers moins en avant que sur son précédent album, laisse plus de place à un groove brut.

par Franpi Barriaux // Publié le 12 décembre 2011
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Nino Rota

Richard Galliano

Richard Galliano (acc), Dave Douglas (tp), John Surman (ss), Boris Kozlov (b), Clarence Penn (dm)

Suite à une commande de Deutsche Grammophon, Richard Galliano a réuni un quintet exceptionnel pour rendre hommage à Nino Rota, auteur de musiques de films légendaires pour Federico Fellini, notamment La Strada, La Dolce Vita, Amarcord, ou encore les deux premiers volets de la série Le parrain de Francis Ford Coppola.

Malheureusement, ce qui sur le papier était prometteur s’avère au final bien plat, sans véritable saveur, et n’apporte pas grand-chose à l’œuvre du compositeur italien. Les excellents Dave Douglas, John Surman, Boris Kozlov et Clarence Penn sont sous-employés, leur présence étant presque anecdotique. La faute à une relecture bien trop respectueuse et littérale des compositions, et à un accordéon qui laisse trop peu de place aux autres instruments. Dommage, car leur prestation scénique se révèle bien plus intéressante.

par Julien Gros-Burdet // Publié le 5 décembre 2011
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Light My Fire

Eliane Elias

Eliane Elias (p, voc), Gilberto Gil (g, voc), Randy Brecker (tp), Oscar Castro Neves (g), Marc Johnson (b),Paulo Braga (dm), Amanda Brecker (voc), Marivaldo dos Santos (perc), Rafael Barata (dm), Romero Lubambo (g), Ross Traut (g), Lawrence Feldman (fl)

Eliane Elias est une excellente pianiste. Ca n’est pas une découverte ! Light My Fire, son dernier disque, nous fait quelque peu regretter qu’elle s’adonne au chant, semble-t-il de plus en plus fréquemment, et qu’on ne l’entende plus, au piano seulement – sur disque en tout cas – dans une « configuration » de trio ou de quartette par exemple. Voire en solo.

A propos de Light My Fire, Eliane Elias a déclaré : « Je suis très enthousiasmée par la musique de cet album. Je crois qu’elle est cool, sexy et amusante ».

Soyons clairs : cette musique peut être encore meilleure que cela ; son « Take Five » par exemple, est assez surprenant pour retenir l’attention - une attention qu’une musique « sexy » et « amusante » pourrait assoupir. Musicalement, s’entend !

Mais si elle est à la hauteur de ses nombreuses et talentueuses « concurrentes », Eliane Elias peut apporter bien davantage au jazz : une capacité de création, d’invention, d’imagination que Light my Fire ne contient pas.

par Michel Arcens // Publié le 21 novembre 2011
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