Pour la sortie du livre La spirale de la parole de Guillaume Bergon aux éditions Caméras Animales. Soirée présentée par l’éditeur Mathias Richard, avec des lectures de Méryl Marchetti, Didier Calléja Koeurpurs et de Guillaume Bergon lui-même, suivies d’une intervention de Thierry Théolier.
Au commencement était le Verbe... et à la fin reste l’affirmation du Nom.
On peut se demander à la faveur de quelle collision d’astres Guillaume Bergon a canalisé une écriture aussi magnétique et addictive. Le constat est que La spirale de la parole ne ressemble à rien de connu. Sept ans de travail, de réécritures successives, ont été nécessaires à l’auteur pour aboutir à ce joyau : une langue qui abandonne le verbe, se fait incantation nominale jusqu’à la transe, pour atteindre un vertige de sons et de sens (l’ouïe de l’oeil) à travers la puissance psychédélique des mots. Guillaume Bergon est né en 1979, il vit à Paris.
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« Ses longs cheveux, son regard profond, hanté par une vague de tristesse combative évoquent d’emblée la figure d’un Christ. Mais pas n’importe lequel, plutôt un prophète psychédélique, assoiffé de Néant : Thierry Théolier a.k.a. THTH n’a qu’un seul message à transmettre à la communauté des hommes : »VANITAS VANILLA RECTUM« . Son énergie, il la puise dans le ressentiment social : »La Hype est cynique, alors je serai son double aberrant. Je suis un intuitif. Quand je critique, c’est en sniper-bourrin comme dans un jeu vidéo en réseau hyper-violent. Je veux simplement baiser, boire et bouffer, trouver une issue dans cette société opaque, une porte où m’introduire.« Pour échapper à l’exclusion, au dilemme de l’initié (en être ou ne pas en être), il s’invente homme de la mise en relation : il crée en janvier 2002 sur Internet le blog des casseurs2hype, puis le Syndicat du Hype, une plateforme d’échanges des soirées parisiennes, un Fight Club du parasitisme : vernissages, VIP parties, promotions de marques, événements corporate. La mailing liste, nourrie par des évangélistes sataniques, agents triples délateurs, livre les bons plans et astuces pour s’infiltrer, vider les buffets, affaiblir son foie, relancer sa libido, conquérir la gold des dames liftées. Le voici bête noire des attachés de presse, trafiquant de flyers, parrain de la média nostra, dandy d’un banditisme cosy : »le Crevard number one".
Jeudi 17 mars 2011 18h30 danQ/transmutation électronique pour improvisation saxophonique
Quentin Rollet – saxophone alto dan.digital - live processing
« Pour la sortie immédiate d’un disque en fin d’évènement. Soirée exceptionnelle puisque chacun d’entre nous pourra repartir avec le disque de la soirée (gravé sur place). Alors venez avec vos oreilles écouter le duo ‘sax bruyant, brûlant et laptop au top’ et repartez avec le disque chez vous !
Né en 1974, fils du batteur de free Jazz Christian Rollet, Quentin Rollet débute le saxophone alto à l’âge de onze ans. Il s’intéresse dès son adolescence aux scènes créatives françaises du jazz au rock, en passant par le punk, le folk et toutes sortes de musiques transversales. Il deviendra membre du groupe parisien qualifié d’emo-core : Prohibition, entre 1994 et 1999. Il fonde entre temps le label Rectangle avec le guitariste Noël Akchoté en 1995 (produisant 60 disques en 10 ans, incluant par exemple David Grubbs, Fred Frith, Derek Bailey, Eugene Chadbourne, Costes...). Il préconise à travers son label, toutes sortes de rencontres entre des improvisateurs européens et des groupes de rock aventureux. Quelques belles rencontres verront le jour. Il tourne ensuite avec David Grubbs en 1997, puis de 2000 à aujourd’hui, au grès de rencontres attendus ou inattendus, hors des sentiers battus, il croise le fer ou la scène aux côtés de Red Krayola, Ghédalia Tazartès / Jac Berrocal / David Fenech, Phoebe Killdeer & The Short Straws, Charlie O Trio, David Grubbs, Akosh S. Unit, Mendelson, Herman Düne, Prohibition, Bästard, Eugene Chadbourne, Q+O, Portobello Bones, Cyann & Ben, Rollet Père & Fils, PQ, Red, Erik Minkkinen, MOSQ…
Le travail de dan.digital se situe à la frontière entre la musique électronique, l’électroacoustique, la musique expérimentale et le live electronic. Ses pièces électroniques se présentent sous forme de performances sonores live. Il effectue un travail de composition et de mixage à partir de sons enregistrés, qu’il traite, modifie en direct, au moyen de spatialisation en multi diffusion, le plus souvent en quadriphonie. Sa liberté d’improvisation lui permet de renouveler une véritable expérience lors de chaque concert, en alliant les sonorités les plus radicales comme les plus douces. Il élabore une approche personnelle de la matière sonore offrant à l’auditeur une grande liberté d’écoute propice à stimuler l’imagination poétique de chacun.
DanQ présentera ici sa musique d’improvisation et de transformation en temps réel. »
Vendredi 25 Mars 2011 18h30 One Lick Less
Julien Bancilhon - guitares, chant
Basile Ferriot - batterie
Pour la sortie du disque “And we could be quiet” (autoproduction).
Julien Bancilhon fabrique des guitares artisanales qu’il travaille ensuite corde à corde jusqu’à la cassure. Entre chansons et blues, entre bruit et fureur, il sait user en toutes mélodies de sa voix comme de ses hurlements. Au départ en solitaire, il est rejoint en 2010 par Basile Ferriot à la batterie. Il partage également la scène avec Benjamin Renard (Red Horn Cannibals), Olivier Brisson et Christophe Marais (A.K. Studs), Xavier Houillot et Maxime Harnois (Anal Malox).
Basile Ferriot cogne également la batterie dans le groupe de noise-rock Xnoybis, fait vibrer les métaux et les peaux à grands renforts d’amplification et d’électronique dans ses escapades improvisées avec Jassem Hindi et fait du free-jazz avec Bertrand Denzler. Il collabore aussi avec le poète Emmanuel Rabu et la Cie de théâtre Möbius-Band.
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