Soundpainting avec F. Jeanneau
COMMUNIQUÉ de l’UMJ :
8 et 9 septembre 2006
Stage d’initiation au soundpainting avec François Jeanneau
Comme l’an dernier, ce stage fera découvrir, dans le cadre festif des Manif’Estives de MusiSeine (Nogent sur Seine), un code de communication à base de conventions gestuelles, rendant possible l’organisation et le déroulement de l’improvisation collective, qu’il s’agisse de musiciens, chanteurs, comédiens, danseurs, plasticiens...
Le « Soundpainting » est aussi appelé « musique improvisée dirigée » ou « composition en temps réel ». Le chef d’orchestre utilise des signes exprimant l’appel par sections d’instruments, indiquant le mineur ou le majeur, les dièses et les bémols... mais aussi, dans un domaine plus ludique, des indications pour se lever, s’asseoir, siffler, rire ou crier, exprimer son incompréhension ou son ras le bol ! Un vrai plaisir pour les participants et pour le public qui participent à un jeu visuel rejoignant l’improvisation théâtrale.
Possibilité de camper ou de loger dans le petit hôtel du village. Bistro /restau dans le village...
Prix du stage : 45 € les 2 jours
Renseignements / Inscriptions : MusiSeine 03 26 80 04 56
- LE SOUNDPAINTING
Il s’agit d’un langage, créé et développé par Walter Thompson, musicien américain résidant à New York, permettant de réaliser des performances de composition / improvisation en temps réel. Cette technique, uniquement basée sur des conventions gestuelles, permet de s’adresser simultanément à des musiciens, des comédiens, des danseurs, des plasticiens, des cinéastes, des techniciens du son ou de la lumière... et comporte dans l’état actuel quelque 700 signes.
Ces signes peuvent être groupés en différentes catégories, selon le type de réaction, d’improvisation, qui est demandé aux participants : Sections (individuellement ou par groupes), Rythmes (tempos et types de mesure), Genres (les styles de musique), Indications Tonales (tonalités, accords, modes, suite harmonique), Fonctions (modes de jeu), Concepts (textures sonores, visuelles), Palettes (insertion de musique écrite ou non, chorégraphie, texte, images... prédéfinies).
Les participants peuvent être, dans leurs domaines respectifs, de tous âges, de tous niveaux, de toutes cultures, de toute expérience, de toute esthétique. Le premier stade est consacré à l’apprentissage des signes, le second amène à savoir réagir à toutes les subtilités de ce langage et le troisième, le plus important bien évidemment, étant d’être capable de s’exprimer, à son plus haut niveau, dans le cadre demandé.
Le Soundpainting est maintenant un système complet, un langage suffisamment évolué, pour permettre de réaliser, en toute spontanéité, aussi bien des concerts entiers que des performances théâtrales ou chorégraphiques, des musiques de films, des applications pédagogiques. C’est un langage évolutif, en ce sens qu’il continue à être développé, amélioré, enrichi, en particulier lors de la réunion annuelle des « Soundpainters », venant des quatre coins du monde, occasion pour chacun, sous la direction de Walter Thompson, de confronter sa propre expérience à celle de tous les autres.
Cette approche bouleverse les conventions propres à chaque discipline, qu’il s’agisse de musique, de dramaturgie, de danse, d’image, de son... et demande à chacun de sortir des limitations du monde qui lui est propre. Les participants n’ont pas la possibilité de prévoir dans quelle direction va les amener le directeur (le « Soundpainter ») et doit simplement se conformer à ce que lui est demandé par l’enchaînement des signes. Quant au « Soundpainter », il ne peut prédire que dans une certaine mesure le son, la musique, le dialogue, la danse, les images... qui vont résulter des signes qu’il aura choisis. Ce interraction unique s’élabore au fur et à mesure de la performance et fait toute l’originalité du Soundpainting.

