Citizen
Édition du 22 mai 2012 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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Conrad Herwig

The Latin Side of Herbie Hancock

Conrad Herwig (tb), Eddie Palmieri (p), Randy Brecker (tp), Robby Ameen (d), Craig Handy (s, fl), Mike Rodriguez (tp), Bill O’Connell (p), Ruben Rodriguez (elb), Pedro Martinez (perc)

Pour cette exploration latino d’Herbie Hancock, il fallait du lourd. Le tromboniste new-yorkais avait déjà donné dans ce registre « latin side » avec John Coltrane (1996), Miles Davis (2006) et Wayne Shorter (2008). Cette fois, il s’est entouré d’Eddie Palmieri et Randy Brecker, deux calibres aux colorations particulièrement éclatantes en latinité. Le trombone y virevolte dans la vivacité et la flamboyance pour une célébration hancockienne tonique. Il y est d’autant plus à l’aise que l’instrument à coulisse, si éloigné des touches et de la nacre, ne risque pas de tomber dans l’hommage trop appuyé et encore moins dans la parodie. Même quand il reprend ces standards que sont devenus « Maiden Voyage », « Cantaloupe Island » et « Watermelon Man ». On retrouve cette distance relative avec le piano de Palmieri, nullement tenté par la démonstration.

La seconde trompette de Craig Handy, magnifique, évite elle aussi la redite, notamment par rapport au couple d’origine Hancock-Freddie Hubbard – d’ailleurs inégalable. Idem pour Robby Ameen, à la flûte, très enlevée, et au sax.

Comme pour les autres Latin Side, on peut penser que Conrad Herwig a cette fois encore emmené sa troupe au Blue Note de New York pour cet enregistrement public de la meilleure facture.

par Gérard Ponthieu // Publié le 10 septembre 2010
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