Citizen
Édition du 8 février 2012 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
Reproduction interdite de tout ou partie d'un texte ou d'une photo sans autorisation de son auteur.

David Murray Black Saint Quartet

Avant d’écouter cet album, oubliez tout ce que vous savez ou croyez savoir de David Murray. Surtout les caricatures.

Le saxophoniste revendique ici une double appartenance : continuateur d’une lignée de musiciens qui va de Coleman Hawkins à Albert Ayler, et descendant d’une population martyrisée et résistante. Les deux textes incandescents d’Ishmael Reed, servis par une Cassandra Wilson en pleine possession de ses moyens expressifs, sont le ferment d’une musique dense, résolue, où l’on sent Murray en phase avec lui-même et avec son histoire, renouant avec le quartet du label Black Saint.

Au long de ces sept titres, composés autour d’un documentaire sur le bannissement de populations noires dans le Midwest américain au temps de la Grande Dépression, David Murray s’affirme comme un compositeur efficace, un homme de convictions et un excellent instrumentiste.

par Diane Gastellu // Publié le 1er octobre 2007
Extras
Facebooker

Yves Carini - Midnight rendez-vous

chez : Nocturne

Sur son site internet, Yves Carini est défini comme « the new french crooner »... en anglais dans le texte. Pourtant toutes ses chansons sont en français, et la plupart des textes sont de sa plume. Paradoxal.

Sa voix rappelle immédiatement celle de Michel Legrand. Troublant.

Entouré de valeurs sûres et montantes du jazz français, le chanteur présente avec une tranquille assurance une dizaine de chansons personnelles (les textes sont imprimés dans le livret) et une reprise : La Javanaise. De la variété française jazzy, remise à jour 2007, sous le haut parrainage de Montand, pour qui son père écrivit des chansons, et d’Elisabeth Anaïs, co-auteur de deux des titres.

par Diane Gastellu // Publié le 1er octobre 2007
Extras
Facebooker

Niels Lan Doky Jazz Trio - French Ballads

La chanson française est souvent rétive à l’arrangement jazz. Exercice périlleux, par conséquent, que cette collection de thèmes français qui vont d’Edith Piaf à Serge Gainsbourg en musardant du côté d’Henri Salvador et de Michel Legrand, à quoi s’ajoutent deux compositions du pianiste Niels Lan Doky et deux standards très parisiens : « I Love Paris » de Cole Porter et « Les feuilles mortes ».

Publié au Japon en 2002 sous le nom de Trio Montmartre et sous le titre de Café en Plein Air, l’album s’inscrit dans un esprit jazz-club très classique et recèle de jolis moments, comme cette version un brin caribéenne de « La vie en rose » où la contrebasse de François Moutin joue un rôle capital.

Sortie française le 10 octobre 2007.

par Diane Gastellu // Publié le 26 septembre 2007
Extras
Facebooker