Né le 13 novembre 1973 à Mount Airy dans l’état de Pennsylvanie (à 100 km à l’ouest de Philadelphie), Ari Hoenig est le fils d’une violoniste classique et d’un chef d’orchestre et chanteur classique, accessoirement pianiste et guitariste. C’est par le piano et le violon qu’il s’initie tôt à la musique. Puis à 12 ans, il opte pour la batterie "car c’était le seul instrument dont mes parents ne jouaient pas et auquel ils ne connaissaient rien". Très rapidement, il fait partie d’un programme éducatif de jazz pour jeunes instrumentistes au sud de Philadelphie, organisé par Lovett Hines. "Au début, je n’étais pas fou de jazz, je préférais jouer du heavy metal ou de la hardcore music, comme Black Flag ou Slayer. Dans ce programme, on jouait des trucs comme Song for my Father ou C Jam Blues". Il rentre ensuite à la Settlement Music School de Philadelphie et dans le All-City Jazz Band. Il prend des cours particuliers avec Carl Mattola. Alors qu’il est lycéen, il joue dans les clubs de la ville, notamment au sein du trio du pianiste Orrin Evans.
Puis il quitte sa Pennsylvanie natale pour suivre le programme de jazz de l’université du Nord Texas. "A Dallas, Earl Harvin a été une grande influence, il m’a permis de réaliser le pouvoir de la musique." Parmi ses autres influences, il cite Jeff « Tain » Watts, Ralph Peterson, Jr. avec lequel il prenait des leçons lors de ses vacances dans sa ville natale et Tony Williams « même si je ne le connais que par ses disques ».
En 1996, il décide de se frotter à l’épreuve ultime : se faire une place à New York. Il y rencontre le pianiste français Jean-Michel Pilc pour former avec le contrebassiste François Moutin un trio dont le succès ne s’est pas démenti à ce jour. Il devient un des batteurs les plus recherché de la Grosse Pomme et joue et enregistre avec James Hurt, Kenny Werner, le Jazz Mandolin Project, Richard Bona. Il tourne dans le monde entier mais reste toujours attaché à Philadelphie où il est le coleader du groupe The Jazzheads.
Il vient de sortir son premier CD, en solo, « Time Travels » dans des circonstances peu banales "Je n’avais pas prévu de faire un album. J’étais entré en studio pour enregistrer deux thèmes pour un ami. J’ai continué sur ma lancée et on a enregistré une heure et demie. J’ai voulu en faire un CD car, à cette époque, je jouais avec un groupe qui faisait de bœufs et ils voulaient bien que je vende un disque après les concerts, mais seulement si j’étais seul sur ce disque. Ce CD, c’est une sorte de bœuf, je joue des trucs que je n’avais jamais joués, d’autres oui. Je ne le recommanderais pas à tout le monde."
On peut le voir actuellement en tournée en Europe au sein de trios des pianistes Kenny Werner, Franck Amsallem et Jean-Michel Pilc. L’année 2001 s’annonce faste pour Ari Hoenig puisqu’il enregistre en janvier un nouvel album avec le Jazz Mandolin Project pour Blue Note, puis avec le pianiste Jim Ridl de Philadelphie. Une tournée européenne est prévue en mars avec le trio de Jean-Michel Pilc, puis d’autres avec James Hurt, Kenny Werner et Dave Liebman.
Discographie :
UNT O’Clock Lab Band (North Texas Jazz - 1996)
Lou Lanza - Corner Pocket (Carmel - 1997)
Lou Lanza - Shadows & Echoes (Challenge - 1998)
Travis Sullivan’s Project One - As We Speak (? ? - ??)
Richard Bona - Scenes From My Life (Columbia / Sony - 1999)
James Hurt - Dark Grooves - Mystical Rhythms (Blue Note - 1999)
The Jazzheads - Avant Wot Not (1K Recordings - 1999)
Jacques Schwarz-Bart - Immersion (Fresh Sound - New Talent - 1999)
Tony Purrone - Temperament (Steeplechase - 2000)
The Jazz Mandolin Project - Xenoblast (Blue Note - 2000)
Kenny Werner - Beauty Secrets (BMG - 2000)
Jean-Michel Pilc Trio - Together : Live at Sweet Basil 1 & 2 (Challenge -
2000)
Josh Roseman Unit - Cherry (ENJA - 2000)
Ari Hoenig - Time Travels (1K Recordings - 2000)
Kenny Werner - Trio live au Sunside (Night Bird Music - 2001 à paraître)
