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Publié le 16 juillet 2001
Au début étaient les fanfares
En suivant le marching band...

Vendredi 29 juin :

Le début du Festival est donné par Laurent Dehors. Pendant trois jours il va investir avec son orchestre Tous Dehors et des fanfares Sud Africaines, Rouennaises et Parisiennes tout le Parc de La Villette.

C’est Tous Dehors qui commence le spectacle. Trois titres sont joués, ce qui me laisse un peu sur ma faim, mais apparemment les musiciens doivent respecter un timing serré.
Laurent Dehors invite ensuite les spectateurs à suivre différents groupes qui vont déambuler dans le parc. Je choisis de suivre le trio Dehors/Massot/ Charolles qui se rend vers une des folies (petit pavillon) du Parc. Ils se joignent aux fanfares Sud Africaine qui ne les avaient pas attendus pour faire résonner une musique joyeuse, rythmée à grand coup de cuivres et de grosses caisses. Mes oreilles ont à peine le temps de se remettre de ce cataclysme sonore qu’il faut déjà repartir, passer le jardin de bambou pour arriver sur la grande esplanade où attendent les fanfares amateurs de Rouen et de Paris.
Là les Sud Africains menés par Charolles partent pour un grand tour, et je décide de rester.
Les morceaux joués par les fanfares amateurs sont tous de la plume de Laurent Dehors (pour ces différentes formations) et celui ci envoie au fur et à mesure des solistes au milieu de la pelouse. Certains sont visiblement intimidés et s’emmêlent les pinceaux, d’autres ont déjà une bonne maîtrise de leur instrument et s’en sortent très bien.
Tout ce beau monde se retrouve à côté de la Cité de la Musique pour un grand final. L’ensemble du répertoire est très rythmé, la foule réagit de façon positive à cette musique chaleureuse.
Laurent Dehors a très bien fait travailler ces musiciens venant de divers horizons. S’il lui arrive de prendre son saxophone, il est surtout là pour diriger l’ensemble. Je le regarde s’agiter, courir dans tous les sens, donner des signes, encourager, alerter et je reste épaté par l’énergie qu’il arrive à véhiculer. Sur les coups de 19h30, les derniers accords se font entendre. Je suis en sueur et très heureux de ce que je viens d’entendre, juste un peu déçu qu’il n’y ait pas eu plus de monde.
A peine le temps de se remettre des émotions qu’il faut déjà filer au théâtre Paris Villette, pour un spectacle dont je ne sais rien : Mélodie 6 de Jean Paul Delors.
Il s’agit de théâtre musical, une rencontre entre des textes écrits par des auteurs contemporains et la musique jouée par quelques membres de l’ARFI. Etonnant résultat, souvent drôle, parfois irritant.
Pour chaque texte, un acteur différent (dont Jean Paul Delors), appuyé par des sons électroniques, des boucles de saxophones, des montées rythmiques.
Mais c’est déjà l’heure de se rendre au Trabendo où Michel Portal retrouvait Bruno Chevillon et Joey Baron. Le public s’est pressé massivement dans cette salle récemment réouverte.
Si Chevillon et Baron (qui portait une barbe fleurie et un short !) se sont vite trouvés, Portal a souffert d’une certaine mollesse sur les premiers morceaux. L’énergie a ensuite bien circulé entre les musiciens, en particulier grâce au travail rythmique de Baron d’une rare finesse ce soir là. La salle a applaudit longuement les musiciens, Portal concluant comme à son habitude au bandonéon.