![]() Publié le 9 mars 2002
Jazzpoetry (3)
Les rapports du jazz et de la poésie (suite) III Du Beat au Rap LeRoi Jones, les "Last Poets", Gil Scott Heron. "Écoutez Coltrane, Ornette, Sun Ra, Milford Graves, Tchicai, Brown. Écoutez tous ceux qui sont magnifiques. Vous entendez (...) les Poètes de la Nation Noire. [1]" La période la plus prolifique de la jazz poetry est sans aucun doute la grande époque du free jazz (les années 60-70 et ses prolongements jusqu’aujourd’hui). Nous aurons besoin, pour l’explorer, de plusieurs chapitres, centrés autour de personnalités, de groupes ou d’"écoles". 1. LeRoi Jones (Imamu Amiri Baraka) Lee Everett Jones, qui adoptera le prénom de LeRoi après la lecture du New World A Comin’ (titre annonciateur s’il en est !) de l’écrivain Roi Ottbys, est né en 1934 à Newark (NJ). Dès le début des années 60, il édite la revue Yugen où il publie notamment le poème Rimbaud de Kerouac. Il est également l’auteur d’une anthologie des poètes beats : The Moderns (Corinth Books, 1963). Après l’assassinat de Malcolm X, en 1965, il quitte sa femme [2] et ses amis pour devenir Imamu Amiri Baraka (qui pourrait être traduit par "Prince Béni") et s’investir totalement dans un militantisme politique, social et culturel, avec des projets comme la Spirit House à Newark, le Black Art Repertory Theatre School à Harlem, ou la compagnie de disques Jihad. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français (cf. biblio p. 84). Philippe Carles le considère comme "un des rares jazzmen du verbe, héritier lointain des preachers et inventeur de cris-sons qui font partie intégrante de la Great Black Music [3] ". Pour Guy Thys, il est " la voix du free, celui qui lui mettait des mots dessus quand la musique ne suffisait plus ...[4] Black Art ("une exploration de jazz poétique"), dit par LeRoi Jones (nar), avec Don Cherry (tp), Albert Ayler (ts), Henry Grimes & Lewis Worrell (b), Sunny Murray (dm [" On l’entend gémir derrière son instrument avec son autre magnifique instrument : sa voix [5] "]), in "Sunny’s Time Now & More", NYC, 24 septembre 1964 (LP Jihad 663 ["Sunny’s Time Now ;"] ; CD Jazette BPCD 025 et 35 DIW 14 CD) ; Black Dada Nihilismus The Dead Lecturer, essai sur l’art, la culture et la musique noires et les structures politiques) de et par LeRoi Jones (nar), avec le New York Art Quartet ; : Roswell Rudd (tb), John Tchicai (as), Milford Graves (dm, perc) et Lewis Worrell (b), in "New York Art Quartet", NYC, novembre 1964 (ESP 1004) ; A Black Mass, par Imamu Amiri Baraka, Carl Boissiere, David Shakes, Bob Washington, Yusef Iman, Barry Wynn (comédiens), avec Elaine Jones, Jacqui Bugg, Sylvia Jones (chœur féminin), Sun Ra (kbd, org, dir), Marshall Allen (as, ob, pic), Danny Davis (as), John Gilmore (ts, perc), Pat Patrick (bs, perc), Robert Cummings (bcl), Ronnie Boykins (b), prob. James Jacson (perc), prob. Clifford Jarvis (dm), in "Imamu Amiri Baraka (LeRoi Jones) with Sun Ra and his Myth Science Arkestra ; : A Black Mass", NYC, 1968 (Jihad 1968) ; Barry Wallenstein signale l’existence d’une bande témoignant d’une performance de Baraka, avec Fred Hopkins (b) et David Murray (ts), le 2 juillet 1978 au Public Theater de NYC, au cours de laquelle il récita ("chanted, shouted, sang") son poème de 1962 ; : Rhythm and Blues (for Robert Williams in Exile) ; I Love Music, The Last Revolutionary (for Abby Hoffman), Against Bourgeois Art, Strunza Med, Dope, Class Strugglers I, Class Strugglers II, In The Tradition (not a white shadow but black people will be notorious for black Arthur Blythe), de et par Amiri Baraka (nar), avec David Murray (ts, bcl) & Steve McCall (dm), in "New Music / New Poetry With David Murray et Steve McCall", en concert au Sound Scope, NYC, 1980 (LP : India Navigation IN 1048 Bang-Bang Howdishly, de et par LeRoi Jones (nar), sans accompagnement musical, dans un coffret de 4 CD en hommage à Monk : "Interpretations of Monk ", contenant par ailleurs des interprétations de Steve Lacy, Don Cherry, Roswell Rudd, Charlie Rouse, Muhal Richard Abrams, Barry Harris, Mal Waldron, Anthony Davis, Richard Davis, Ben Riley et Ed Blackwell, Columbia University, 1er novembre 1981 (DIW 395/398) ; Amiri Baraka a suivi en tournée en 1982 le groupe Air [Henry Threadgill (fl, sxs), Fred Hopkins (b) & Steve McCall (dm)] ; le concert du 20 mars, à Cologne, a été enregistré par la radio allemande WDR ; on peut y entendre les poèmes : Zoodoo (Dead Things), Bad News, I Love Music (for John Coltrane), Afro-american Lyric, Wailers (for Larry Neel & Bob Marley), Am/trak (for John Coltrane) [6] (cassette privée de 56 mn - il ne semble pas qu’il y ait eu publication) ; Beautiful Black Woman (Black And Beautiful) Miss Natural Soul, Form Is Emptiness, Mishap (So Much Soul), Madness, Nineteen Sixty Something, Sacred Chant, Unity, Fight, de et par Amiri Baraka (nar), avec The Jihad [Freddie Johnson, Leonard Cathcart, Alreen Eternal, Gilbert Monk, Yusef Iman] (voc), in "Black And Beautiful ... Soul And Madness", 1965 [ou fin des années ’80 ?] (Jihad 1001) ; Een 1982, Amiri Baraka écrit le livret d’un opéra jazz dont la musique a été composée par George Gruntz : "Money " (pas d’information discographique) ; Eulogy, de et par Imamu Amiri Baraka (nar), avec John Gilmore (ts, dir), Ahmed Abdullah, Michael Ray, Fred Adams (tp), Chris Capers, Al Evans (flh), Tyrone Hill (tb), Marshall Allen (as, fl), Kenny Williams (ts, bs), James Jacson (bsn, fl, dm), Bruce Edwards (el-g), Billy Bang, Owen Brown Jr (vl), John Ore (b), inc. (el-b), Damon Choice (vib), Buster Smith, Craig Haynes (dm), Elson Nascimento (surdo, perc), Lorimil Machado (ber), Teddy Thomas (perc), in "The Arkestra", NYC (The Bottom Line), 5 juin 1993 (enregistrement radio WKCR-FM) ; Evidence, par l’auteur et son fils, Amiri Baraka Jr., avec David Murray (sxs, bcl, dir), Hugh Ragin (tp), Craig Harris (tb), Robert Irving III (p), Jamaaladeen Tacuma (b), Daryl Burgee (dm), in "Fo Deuk Revue", 1996 (Enja ENJ-93182) ou Sénégal, 3 & 4 juin 1997 (CD Just In Time Just 94-2) ; Message From Sun Ra<, lu par l’auteur sur When Sun Ra Gets Blue, dernier titre (de presque 19 mn) du disque "An Afternoon In Harlem", de Hugh Ragin (tp), avec David Murray (bcl), Craig Taborn (p), Jaribu Shahid (b), Bruce Cox (dm), Andrew Cyrille (dm, perc), NYC, 6-7 décembre 1998 (Just In Time Just 127-2) ; Heathens & Space / Time Projection, de et par LeRoi Jones (nar), avec Larry Smith (voc) et de nombreux musiciens, dont Billy Harper, Oliver Lake, Carter Jefferson, Joe Ford..., dans un disque de Malachi Thompson : "Freebop Now !"(CD Delmark DL-506). En outre, bien qu’il ne soit pas présent dans l’enregistrement, le texte de son poème Monk’s World est donné intégralement dans le livret du disque solo du pianiste (et poète) italien Umberto Petrin "Monk’s World", Milan, mars 1997 (SPLASC(H) Records CDH 619.2). Enfin, un disque est annoncé à paraître prochainement chez DIW, avec le (nouveau) New York Art Quartet : Roswell Rudd (tb), John Tchicai (as), Milford Graves (dm, perc) et Reggie Workman (b). 2. The Last Poets Même si les "rappers" actuels n’en sont pas tous conscients, il semble bien que les Last Poets soient, avec LeRoi Jones, leurs véritables pères. À la fin des années 60, au Mont Morris Park, puis dans un loft de la 125e Rue, plusieurs poètes se réunissaient pour lire des textes, se critiquer, travailler... L’un d’eux, réfugié politique d’Afrique du Sud, Willie Kgositsile [ou Kogsitilie, ou Kgositile, selon les sources] avait écrit un texte annonçant "le dernier temps des poèmes et des essais", que "les armes à feu allaient remplacer tout ça" et que, par conséquent, ils étaient les "derniers poètes" [7] . Ainsi sont nés les Last Poets. Au départ ils sont sept : David Nelson, Abiodun Oyewole, Gylan Kain, Felipe Luciano, Omar Ben Hassan, Alafia Pudim (alias Jalaludin Mansur Nuriddin) & Sulieman El Hadi, auxquels s’ajoute le percussionniste Nilaja ; mais jamais, ni sur scène, ni sur disque, ils se trouveront tous ensemble. La discographie de ce "groupe" est donc plutôt complexe à établir, puisque plusieurs formations distinctes et variables enregistreront sous cette même appellation. Nous donnerons donc ci-après, dans l’ordre chronologique, le détail des albums (et de quelques singles), publiés sous le nom des Last Poets ou de l’un ou l’autre d’entre eux, dont nous avons pu trouver trace. Autour de Jalaludin Mansur Nuriddin (alias Alafia Pudim ou, plus simplement, Jalal [8] ) : Run Nigger, On The Subway, Niggers Are Scared Of Revolution, Black Thighs, Gashman, Wake Up Niggers, New York New York, Jones Comin’ Down, Just Because, Black Wish, When The Revolution Comes, Two Little Boys, Surprises, de et par Abiodun Oyewole, Alafia Pudim, Omar Ben Hassan (nar), avec Nilaja (perc), in "The Last Poets ", NYC, avril 1969 (LP Douglas 500 012 ; Celluloid Cell 6101) ; Doriella Du Fontaine, par Lightnin’ Rod [pseudo de Jalal], avec Jimi Hendrix (el-g, b) & Buddy Miles (dm), in "Doriella Du Fontaine", NYC, 1969 (single Celluloid) ; Related To What Chant, Related To What, Black Is Chant, Black Is, Time, Mean Machine Chant, Mean Machine, White Man’s Got A God Complex, Opposites, Black People What Y’all Goin’ Do Chant, Black People What Y’all Goin’ Do, O. D., This Is Madness Chant, This Is Madness, de et par Abiodun Oyewole, Alafia Pudim, Omar Ben Hassen (nar), avec Nilaja (perc), in "This Is Madness", NYC, 1971 (LP Douglas 7 30583 ; CD Charly CPCD 8154) ; Jazzoetry, Bird’s Word, E Pluribus Unum, de et par Jalaludin Mansur Nuriddin [= Alafia Pudim] (nar, perc) & Sulieman El Hadi (nar), avec Nilija, Moanyika et B (perc), Oluiyi/Ann (voc), Sam Harkness (sxs), Jox Hall (b), in "Chastisment", NYC, 1972-73 (réf. n.c.) ; Sport, Spoon, de et par Lightnin’ Rod [Jalal], avec Kool & The Gang, King Curtis, Cornell Dupree, Eric Hale, Tina Turner & The Ikettes, Billy Preston, in "Hustlers’ Convention", NYC, 1973 (réf. n.c.) ; Tranquility, African Slave, de et par Jalal, Sulieman El Hadi & Omar Ben Hassan (nar), avec Brother Juice (ts), Claude Laurence (as), Casa Bunak (p), Duke Cleamons (b), Philip King (dm), in "At Last The Last Poets", NYC [dans une caserne de pompiers du Lower East Side], 1974 (Blue Thumb Rec., réf. n.c.) ; It’s A Trip, Ho Chi Minh, Blessed Are Those Who Struggle, The Pill, Delights Of The Garden, Beyonder, de et par Jalal et Sulieman El Hadi (nar), avec Mann (b, g), Alex Blake (b), Bernard Purdie (dm), Abu Mustapha (perc), in "Delights Of The Garden", NYC, 1976 (Douglas/Casablanca NBLP 7051) ; On The Subway, O. D., Jones Comin’ Down, Two Little Boys, Black Thighs, Gashman, True Blues, Mean Machine, Jazzoetry, Black Is Chant, par Jalal (nar), avec Nilija (perc), Buddy Miles (org) et Warren Smith (dm), in "Jazzoetry", NYC, 1976 (Douglas/Casablanca ADLP 6001) ; Get Movin’, This Is Your Life, What Will You Do, Oh My People, Hold Fast, Parting Company, de et par Jalal (nar) et Sulieman El Hadi (nar, cga), avec (selon les titres) Bernie Worrell (synt), Bill Laswell (synt : DMX, AMS), Jamal Abdus Sabur (b), Aiyb Dieng (talk dm, cga, chatan, cowbell, shaker), Kenyatti Abdur Rahman (cga, DMX), Phillip Wilson (cymb, perc), in "Oh My People", NYC, 1984 (LP Celluloid ; CD Charly Rec. CPCD 8174, 1996) ; Working Week - Stella Marina (en 2 versions : "Main Mix", puis "Full Rap"), par Julie Tippett & Jalal (voc), avec Larry Stabbins (ts, ss), Harry Beckett (tp), Annie Whitehead (tb), Simon Booth (g), Ernest Mothle (b), Kim Burton (p), Roy Dodds, Louis Moholo (dm), Dawson, Bosco d’Oliveira (perc), in "Working Nights", 1985 (Maxi 45 t Virgin France 70362) ; D’autres textes de Jalal (nar) sont dits par lui-même et Sulieman El Hadi (nar, cga), avec Abu Mustapha (cga), Jamal Abdus Sabur (b), Dave Lugay (b), Curtis Lugay Memphis (g), Kenyatti Abdur Rahman (cga, synt, dm, arr), in "Freedom Express", Willesdex (GB), 1988 (réf. n.c.) ; See, Hear, Taste, Touch, Smell, Reasoning, Choice, Minority Of One, Mystery Man, You Can Do It, The Drama, Way Over Due’s Blues, de et par Jalal (nar, cga) et Sulieman El Hadi (nar), avec Avam K. Fefer (sxs, fl), Brother Anton (g, hi-hat, tamb, p, perc), Guillaume Méténier (synt, p, org, cl), Sylvain Larrière (vl), Patrick Bylebyl (b, g), Kenyatti Abdur Rahman, "Sticks" & Rob Merril (dm), Abu Mustapha (cga, cowbell), in "Scatterap / Home", Paris, 1993 (Bond Age BRCD 9471 [textes en anglais et en français + interview de Jalal & Sulieman + historique discographique) ;
On The One, Inquisitive Derivative, Rapistory, The Griot’s Jale, Mortal Passage, Mankind, Resurrection City, Vigilance, In The Shade Of The Light, Children Of The Future, Busy Dizzy And The World Of Bird, par Jalal et son fils Tariq (nar), avec Skip McDonald (g, kbd, b, prog, voc), Doug Wimbish (b), Keith LeBlanc (dm), Bongo Iyabinghi Noah, African Head Charge (perc), Kevin Gibbs & Sas Bell (voc), David Harrow (prog), in "On The One", England, 1995 (OTO III) ;
a/ Niggers Are Scared Of Revolution, Am, Bum Rush, This Is Madness, Malcolm, Pop, Love, 40 Deuce Street, Personnal Things, This Is Madness (Metal Mix), de et par Omar Ben Hassan (nar, comp, dir), avec Abodiun Oyewole (nar), Bernie Worrel & Amina Claudie Myers (org), Bootsy Collins (g), Bill Laswell (b), Foday Musa Suso (dousongonni, kora, perc, voc), Buddy Miles (dm), Aiyb Dieng (cga, chatan, perc), Guilherme Franco (cga, ber, perc), Anton Fier (dm loops), Asante [Will, Warrer, Pharoah, Andre] (voc), in "Be Bop Or Be Dead", 1993 (CD Axiom 314-518048-2) ; Rhythmagic, de et par Omar Ben Hassan (nar), avec Pharoah Sanders (ts, fl), Bernie Worrel (org), Bootsy Collins (g), Bill Laswell (b), Aiyb Dieng (perc, dir), in "Aiyb Dieng : Rhythmagic" (CD Subharmonic SD 7021-2) ;
"Right On", bande-son du film d’Herbert Danska The Original Last Poets, avec Gylan Kain, Felipe Luciano et David Nelson, 1970 (pas plus d’information...). 3. Gil Scott-Heron (né en 1949) Poète, chanteur et pianiste, Gil Scott-Heron s’intéresse dès son adolescence à la littérature de son peuple et en particulier à la poésie de Langston Hughes. À 21 ans, il a déjà publié un roman (cf. note de lecture p. 86) et un recueil de poèmes (des "textes poétiques et politiques qui dénoncent la violence répressive de la société américaine contre la communauté noire [9] ") dont il tirera son premier disque : Introduction, No Knock, Omen, Brother, Comment 1, Small Talk At 125th And Lenox, The Subject Was Faggots, Evolution And Flashback, Plastic Pattern People, Whitey On The Moon, The Vulture, Enough, Paint It Black, Who’ll Pay Reparations On My Soul ?, Everyday, par l’auteur (Xavier Prévost parle de "prosodie syncopée" et de "déclamation scandée" [10] , avec Brian Jackson (p, el-p), David Barnes (perc, voc), Eddie Knowles & Charlie Saunders (cga), in "Small Talk At 125th And Lenox", NYC, 1970 (LP Flying Dutchman FD 10 131 ; BMG 07863 66611-2). De nombreux disques suivront (une vingtaine !), qui le situent désormais "au carrefour de la soul et du rap <[11] " et dont nous citerons : The Revolution Will Not Be Televised, Save The Children, Lady Day And John Coltrane, Home Is Where The Hatred Is, When You Are Who You Are, I Think I’ll Call It Morning, Pieces Of A Man, A Sign Of The Ages, Or Down You Fall, The Needle’s Eye, The Prisoner, avec Johnny Pate (dir), Brian Jackson (p, el-p), Ron Carter (b, el-b), Pretty Purdie (dm), Burt Jones (el-g), Hubert Laws (fl, sxs), in "Pieces Of A Man<", NYC, 19-20 avril 1971 (LP Flying Dutchman FD 10 143 ; CD BMG 076863 66627-2) ; The Middle Of Your Day, The Get Out And The Ghetto Blues, Speed Kills, Did You Hear What They Said ?, The King Alfred Plan, No Knock, Wiggy, Ain’t No New Thing, Billy Green Is Dead, Sex Education-Ghetto Style,... And Then He Wrote Meditations, avec Brian Jackson (p, el-p, fl, bells), Hubert Laws (fl), David Spinozza (g), Gerry Jemmott (b), Pretty Purdy (dm), Eddie Knowles, Charlie Saunders (perc), Horace Ott (dir), in "Free Will", NYC, 2-3 mars 1972 (LP Flying Dutchman FDS 10153 ; CD BMG 07863 66628-2) [12] The Revolution Will Not Be Televised, Sex Education-Ghetto Style, The Get Out And The Ghetto Blues, No Knock, Lady Day And John Coltrane, Pieces Of A Man, Home Is Where The Hatred Is, Brother, Save The Children, Whitey On The Moon, Did You Hear What They Said ?, When You Are Who You Are, I Think I’ll Call It Morning, dits ou chantés par l’auteur, avec Hubert Laws (fl, as), David Spinozza, Burt Jones (g), Brian Jackson (p), Ron Carter, Gerry Jemmott (b), Eddie Knowles, Charlie Saunders (perc), Pretty Purdie (dm), in "The Revolution Will Not Be Televised", NYC, 1973- 1988 (LP RCA/BMG NL 86994 ; CD ND 86994 8 compilation) ; Peace Go With Your Brother, Rivers Of My Fathers, A Very Precious Time, Back Home, Bottle, Song For Bobby Smith, Your Daddy Loves You, H² 0 Gate Blues, par l’auteur, avec Brian Jackson (p), Danny Bowens (b) & Bob Adams (dm), in "Winter In America", NYC, Silver Springs, 4 & 5 octobre 1973 (LP Strata East 1974-2 ; CD 660.51.015) ; A Toast To The People, The Summer Of ’42, Beginnings (First Minute Of A New Day), South Carolina (Barnwell), Essex, Fell Together, A Lovely Day, par l’auteur (el-p, voc), avec Brian Jackson (kbd), in "From South Africa To South Carolina", NYC, 1975 (LP Arista Records, AL 4044) ; Bicentennial Blues [s.m.], par l’auteur, in "It’s Your World", 1976 (LP Arista AL 5001) ; une compilation publiée en 1978 et intitulée "The Mind of Gil Scott-Heron : a Collection of Music and Poetry" (Arista AL 8301) contenait, outre des textes dits s.m. (dont le Bicentennial Blues cité supra) : H ² 0 Gate Blues (de "Winter In America", 1973, cf. supra), Jose Campos Torres, avec Malcom Cecil (synt, b), 1978 ; Black History/The World, Fast Lane, Washington District, No Exit, Blue Collar, Explanations, Ready Or Not, par l’auteur (pas d’information sur les autres participants), in "The Moving Target", NYC, 1982 (LP Arista 204921 ; CD 254921) ; Message To The Messengers, Spirits, Give Her A Call, Lady’s Song, Spirits Past, The Others Side part I, The Others Side part II, The Others Side part III, Work For Peace, Don’t Give Up, dits ou chantés par l’auteur, avec Leon Williams & Ron Holloway (sxs), Ibrahim Shakur (fl), Ed Brady (g), Brian Jackson, Kim Jordan & Vernard Dickson (p), Malcolm Cecil (b, p), Rob Gordon & Fima Ephron (b), Rodney Youngs (dm), Tony Ducanson ; Larry McDonalds (perc), en diverses formations, in "Spirits", enregistré en Suisse, en Californie et ailleurs, 1993 (Mothers Rec.) [1] JONES, LeRoi : texte de pochette du disque " The New Wave In Jazz", reproduisant des extraits du concert donné le 28 mars 1965 au Village Vanguard au profit de l’École-Théâtre du Répertoire des Arts Noirs (LP Impulse ! A-90). Lire également in Atlantiques, n° III (automne 1997 - "Jazz & littérature") : "Blues Funk-lore, Amiri Baraka ", propos recueillis par William Taniféani. Le même journaliste avait publié un long entretien avec Jones-Baraka dans le n° 485 des Temps Modernes (" L’Amérique noire ", coordonné par Ulysses Santamaria, décembre 1986, pp. 87 à 111) où il est beaucoup question de musique (jazz, rap, blues...). [2] Hettie Cohen, qu’il avait connue, si l’on en croit Joyce Johnson (Personnages secondaires, 10/18 n° 2803, pp. 261 à 267), à la revue de jazz The Record Changer, où ils travaillaient tous deux en 1957. Leur fille Kellie Elizabeth Jones est née en 1959 (idem, p. 312). CARLES, Philippe, in Dictionnaire du jazz (Laffont, 1988). THYS, Guy : "Manière de jas(zz)er - Amiri Baraka alias LeRoi Jones" (Bleu Banane, printemps, Stavelot, Belgique, pp. 23-31). [5] JONES, LeRoi : op. cit. [6] Le texte de ce dernier poème avait été publié par la revue Jazz Magazine (n° 275, mai 1979, pp. 30 à 33) avec une "tentative de traduction" de Jean-Loup Bourget. [7] On consultera avec profit la notice que leur a consacrée Philippe Carles in Dictionnaire du jazz (Laffont, 1988). La plupart des informations concernant Jalal proviennent d’un dossier de presse communiqué par Arnaud Ziéba (On The One). [8]"Jalal qui lâche ses textes comme on improvise, allonge ou rétracte les syllabes, démultiplie le tempo, rebondit, esquive, tandis que Sulaiman place ses riffs. C’est le rap d’avant le rap." (Bernard Loupias, in "L’avant-rap de Jalal", Jazz Magazine, n° 424, mars 1993, p. 32, où il parle de "phrases élastiques, rapides comme la foudre, ou vicieuses comme un serpent, qui rêvent plus de Charlie Parker que de James Brown" et de " coltranisme verbal".) [9] PRÉVOST, Xavier, in Dictionnaire du jazz (Laffont, 1988). [10] Ibid. [11] Notice biographique non signée de Gil Scott-Heron in Le Vautour, p. 294 (cf. note de lecture infra, p. 86). [12] René Guyomarc’h avait salué la réédition en CD, par BMG/RCA, des trois disques pré-cités, in Improjazz n° 33, pp. 26-27.
Voir aussi :
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