« -Dis Lolo, tu nous joues in the moon ? » Voilà, ça vient de là cette affaire. De ces dimanches après-midi où le petit Laurent était l’attraction de la famille et jouait le jazz fraîchement débarqué, destiné au peuple et qui n’allait pas tarder à être en dehors de ce peuple. Cette histoire, Laurent Dehors la raconte sur scène. Et dans ses projets (Tous Dehors, Trio, Solo), il lui a toujours tenu à cœur de faire la synthèse de ces jazz populaires et savants. Jusque dans l’instrumentarium se lisent les différentes tendances esthétiques. Souvenir de la Nouvelle Orléans (tuba, banjo), musette, "free-rock" (guitare débridée de David Chevalier) et jazz bien sûr. Agitez, secouez et rajoutez avant consommation le jeu extrêmement libre du leader. Alors à parcourir cette certaine histoire du swing, on en ressort -vous l’aurez compris un peu décoiffé et définitivement régénéré (dégénéré ?) par ces différentes pirouettes.
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