D’abord, les lieux et heures d’enregistrements ( 23h dans une chapelle, 4h30 à la porte de Bagnolet) comme vecteur de l’inspiration. Rien d’étonnant finalement si on connaît bien le personnage ; ce disque hétéroclite à souhait étant le parfait reflet de ce musicien volontiers inclassable. Parti du classique pour un premier virage vers l’I.R.C.A.M., Vincent Segal aura croisé le jazz (Ferris, Lourau, Merville...), la chanson (M, Cesaria Evora etc.), l’Afrique avec Doudou N’Diaye Rose Jr, l’électronique dans le duo Bumcello qu’il forme avec Cyril Atef. Du jazz, il n’a sans doute pas l’attitude du soliste ; son improvisation procède ici par empilement successif (lutherie électronique oblige) et doit plus à la musique répétitive américaine, le rock ou les musiques extra européennes.
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