![]() Publié le 27 février 2003
Courtois + Delbecq + Poulsen + Sens = ZAM
Présentation de la ZAM, suivi de deux comptes rendus. Ce premier article sera suivi d’un second à la rentrée tirant le bilan de l’année écoulée. Il se passe des choses étonnantes au Triton !
Un nouveau concept voit ainsi le jour en proposant au public d’être actif pendant le déroulement du concert. En même temps, la ZAM fait appel à des artistes d’horizons divers pour ce qu’on appellera la « mise en scène » du spectacle. Dernier point et pas des moindres, des rencontres éducatives. Trois pôles d’activités baptisés : Zam[n]imateurs (artistes), Zam[n]imés (public) et Zam[n]imateurs-associés (associations locales). « Le point de départ a été donné en avril par Vincent, raconte Olivier Sens, et tout le monde s’est jeté dedans car l’idée était très bonne : pourquoi chercher à faire des projets à l’autre bout de la planète puisque nous habitons à cinquante mètres les uns des autres et qu’il existe une salle disponible (le Triton) pour ce genre d’expériences ». Simple, non ? Le côté purement musical coule aussi de source, quand on connaît la passion pour l’informatique musicale de Sens et Delbecq. C’est globalement orienté vers les musiques électroniques et électroacoustiques ; les musiques contemporaines au sens large du terme.
Un certain équilibre des formes, où Hasse Poulsen (ou Vincent Courtois) jouera les mauvais garçons : « Je vois mon rôle comme celui qui amène le bruitisme, la colère, celui qui casse le jeu quand tout devient trop gentil », souligne le guitariste. Entrons maintenant dans le caractère original de cette affaire.
Chaque ZAM est donc thématique. Ce qui amène d’une part à inviter toutes les fois de nouveaux musiciens -une façon élégante de faire partager cette expérience avec leurs camarades improvisateurs. Créer et rassembler, tels pourraient être les deux mots d’ordre de ce singulier collectif. Ce qui enchante le guitariste Poulsen : « il y a vraiment une dynamique autour de la ZAM qui donne beaucoup d’inspiration et donne de l’espoir dans une société où on est la plupart du temps plutôt inquiets. J’ai déjà vu plusieurs projets démarrer à partir et autour des événements ZAM ». Pour conclure, Vincent Courtois ajoute : « Pour nous c’est aussi une manière de beaucoup fournir de musique : chaque mois on efface tout et on recommence...on réécrit un répertoire sans avoir peur de composer pour un seul et unique concert, ce qui crée aussi une fidélisation du public : certains ne voudraient pour rien au monde rater un nouveau voyage. » Outre les deux concerts dont vous trouverez les commentaires ci-dessous, ont eu lieu une Zam[d]click et une Zam[a]cademy, basée sur le fameux jeu télévisé où un musicien est éliminé par le public après chaque morceau. Les musiciens ont parfois de cruelles idées ! Zam[z]en , le 6 novembre
N’avez-vous jamais eu l’impression d’entrer dans une salle de concert et que le moindre de vos pas ou de vos soupirs briserait le silence et la félicitée instaurée ? Zam[a]lgame [1], le 4 décembre. Par Hélène Collon
Concrètement, les instrumentistes [2] sont distribués en cercle autour de la salle, et obéissent à une série de contraintes. Pour les oreilles seules, cela donne une musique austère, minimaliste, délicate le plus souvent, mais frôlant parfois la stridence, voire la violence, et dont le moindre mérite n’est pas, sans doute, de susciter une écoute particulièrement attentive. Les prochains concerts auront lieu : Dans le cadre du Festival Terrasses Découvertes à Reims
Le 4 juin : Programme non précisé [1] Si l’on en croit le dépliant (seize volets !) très "concept", distribué par la ZAPP (Zone d’Animation Picturale et Photographique) lors de cette ZAM version "[algame], il s’agit ici d’une "nouvelle approche de l’improvisation : concevoir un ensemble de musiciens comme un système global dans lequel chaque entité possède sa propre logique. Logique a priori simple. Pourtant, l’organisation de ces briques élémentaires entre elles peut donner naissance à un ensemble complexe. Ainsi, neuf musiciens et un vidéaste reçoivent chacun une série de règles comportementales. Ces règles, bien que très simples au départ, donnent une organisation très riche de la musique." [2] outre les membres "permanents" du collectif, les invités étaient ce soir-là : Guillaume Orti (saxophone), Olivier Benoît (guitare), Eric Chalan (contrebasse), Régis Huby (violon), Marc Baron (saxophone), Bruno Wilhelm (saxophone), Roland Pïnsard (clarinette basse).
Voir aussi :
Benoit Delbecq / Thierry Gomar / KiyaLe 27 Novembre à 21:00 Le Triton - (18 €) NIGEL CHARNOCK, MICHAEL RIESSLER, JEAN-PIERRE DROUET, VINCENT COURTOISLe 24 Mars à 20:30 Pole Sud PAOLO ANGELI / HAMID DRAKE + MICHELE RABBIA / MARYLIN CRISPELL /VINCENT COURTOISLe 06 Février à 20:30 Pole Sud Call the Mexican s + Vincent Courtois WAT Le 12 Décembre à 21:00 Le Triton - (18 €) Michel GodardLe 23 Novembre à 17:00 Atelier du plateau - (12 €) Michel GodardLe 22 Novembre à 20:00 Atelier du plateau - (12 €) DJANGO BATES SOLO + YVES ROBERT / BRUNO CHEVILLON / CYRIL ATEF Le 19 Novembre à 20:30 Pole Sud |





















