Souvent passionnante, la musique de Steve Coleman n’est pas toujours un plaisir, ou alors purement cérébral. De la musique pour musiciens comme on dit parfois, fruit d’un infatigable travailleur qui met toujours la barre très haut. Pourtant ce nouvel album est un pur moment de plaisir, facile mais pas vulgaire. Adopté par la France, le saxophoniste semble y avoir découvert la joie de vivre et le charnel. Après tout, que veut dire Mbase en français ? Le morceau titre démarre à son habitude, Rubik’s Cube rythmique et harmonique, mais on découvre ensuite un Coleman rêveur, tendre, sentimental, qui se berce des chants de Magic Malik. Quelques remontées de nerfs, notamment une amusante mais dispensable reprise de Dizzy Gillespie, mais un album qui reste globalement sous le signe de l’émotion. Sean Rickman est toujours ce fantastique technicien archi sec comme une chaussette de Shepp, adulé des batteurs de métal et jamais cité par ceux de jazz. L’album idéal pour découvrir Coleman.
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Steve ColemanLe 26 Juillet à 16:30 Paris Jazz Festival - (5 €) TRIBU Le 17 Mai à 22:00 Le Baiser Salé - (18 €) |
















