Typiquement le genre de disque que l’on entendra selon son humeur (et/ou son goût) comme un manifeste de poésie brute ou d’ennui total. Quoi qu’il en soit, il s’agit du disque « culte » fraîchement réédité par le label Futura de l’apparition de Raymond Boni dans le champ des musiques improvisées. Il fut enregistré en solo, de nuit et clandestinement dans le studio de l’Unesco, le 29 mars 1971. Ainsi le Béton (le deuxième morceau, le plus ardu) nous plonge dans un monde urbain en évoquant sa violence, son bruit et son chaos. L’Arbre symbolise la nature, un certain ordre et fait le lien avec l’Oiseau, fragile et aérien, et qu’on peut voir comme le symbole de l’esprit libéré. C’est un peu baba, mais la comparaison s’arrête bien là. Cette musique paraît tout aussi fraîche et difficile qu’à son époque, et il ne tient qu’aux téméraires à « aller vers la tendresse et la beauté [1] » [1] Extrait des notes du disque écrites par Boni en juillet 2002
Voir aussi :
O. ROBIN - S. JARROUSSE 5TET / F. ROSSI SOLO Le 11 Décembre à 20:30 Le Cri du Port - (12 €) |
















