J’aurais aimé vous dire avec ce disque tout le bien que je pense de ces trois herbes folles du jazz français, mais il faut bien avouer que cette deuxième réalisation de la Campagnie (un premier disque est sorti en 1999, avec Cyril Sergé au saxophone baryton) laisse un peu dubitatif… La Campagnie aime œuvrer dans une espèce de foutoir créatif, à éparpiller au gré de l’inspiration un cocktail fait de tendresse et de groove percutant. Ca valse, jazz à en perdre le souffle, rock around the standards quelque part entre Yvette Horner et Dick Rivers. La réalité du disque me rattrape…en fait on retrouve tout ça sur Ouïrons nous, et c’est bien le problème (et le paradoxe) ! C’est ce qui laisse cette impression d’inégalité entre les différents morceaux, ce côté bancal un peu désagréable puisque l’on passe de plages à l’intérêt limité à d’autres mettant vraiment en valeur leur talent. Et après ? Après, c’est sur scène que l’on ira ouïr la Campagnie, jouir, à cœurs et à rires.
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