![]() Publié le 31 janvier 2004
Disparition de Frank Ténot
Du haut de Frank Ténot, un siècle de jazz vous contemple
Salutations distinguées, sous forme d’un "Je me souviens", à Frank Ténot. La nouvelle est tombée, mais sous forme de brève, fort mal ficelée : PARIS (AFP) - 09/01/2004 11h39 - Le journaliste et critique de jazz Frank Ténot, animateur de radio et directeur des publications spécialisées "Jazz Magazine" et "Jazzman", est décédé à Paris le 8 janvier à l’âge de 78 ans. Secrétaire de rédaction de "Jazz Hot" de 1946 et 1948, Frank Ténot a fait très rapidement autorité dans le monde du jazz. Son nom a débordé le cercle fermé des initiés lors de son association avec Daniel Filipacchi. Sur Europe 1, le tandem Frank Ténot-Daniel Filipacchi créa et anima de 1955 à 1968 une populaire émission, "Pour ceux qui aiment le jazz", et Frank Ténot continua ensuite à être associé aux activités éditoriales de Daniel Filipacchi. Il a été également l’initiateur de la radio jazz à Paris-Ile de France TSF 89.9, et il était PDG depuis 1997 de la société Nemm gestion et fondateur des éditions du Layeur.
Frank Ténot a toujours été l’animateur de radio, le journaliste, le passionné de jazz. Mais Monsieur Ténot à la tête de son empire a traversé le siècle en Citizen T. Et pourtant. Je garde le souvenir d’un homme me recevant, à ma demande (je cherchais un financement pour un projet) et m’écoutant parler silencieusement. Puis, il me regarde dans les yeux et me demande si So What « ça fonctionne ? » (à l’époque, en 1999, ça marchait très fort). Je lui réponds que tout va bien de ce côté-là et lui, l’homme de presse, le patron de Jazz Mag, le futur patron de Jazzman, l’ancien chef de Jazz Hot, avec un large geste du bras, me montrant les piles de Jazz Magazine, de Jazzman, de Jazz Hot et de So What (car il le lisait) me lance : « Il y a trop de journaux de jazz en France » ! Auquel pensait-il ?
A propos de l’interview en deux parties : En 1998, nous proposions à l’équipe de So What de publier une interview de Frank Ténot, directeur depuis 1957 de Jazz Magazine. Véronique venait d’y faire un stage. Rendez-vous avait été pris pour le mois de février. On voulait absolument réussir cette interview, pour l’impressionner et pour qu’il se souvienne de notre passage. La préparation avait été jusqu’à retracer l’histoire du Hot Club de Bordeaux dont Ténot avait été le président en 1944. Véronique Pernin et Anne Legrand |

















