Voilà un bien curieux album, comme à mi-chemin, un peu vert encore. Le guitariste, même si il maîtrise bien différents types de jeu et d’effets sur son instrument donne justement trop souvent l’impression de ne pouvoir sortir de ces formules toutes faites et impersonnelles, de ces entrées rock très convenues, de ces gammes enfilées à toute allure… à vrai dire la musicalité n’a jamais été au rendez-vous de ce côté là . Jean-Marc Larché semble lui plus s’investir dans une démarche personnelle au sein de ce quartet, mais avec quelques références un peu trop visibles dans le son ( la réverb de Jan Garbarek) et dans le jeu (les rondes de Garbarek) ce qui donne la désagréable impression d’ensemble que les solistes sont encore mal dégagés de leurs études, qu’il y a encore un écran entre eux et leur instrument. Il est évident que de cela, la formation pâtit. Pourtant il y à l’ensemble basse-batterie qui tourne sans problème mais on l’imagine bien, un peu à vide quand même. Résultat on sent que quelque chose ne colle pas dans cette formation, ça ne décolle pas et on en reste ennuyé. Pour finir, bien que parfois imagées et chantantes, les compositions souffrent souvent de la faiblesse de leurs arrangements, parfois d’une certaine platitude mélodique… Une certaine prématuration donc.















