![]() Publié le 7 novembre 2005
Doudou Gouirand dans le boudoir de Proust
Gérard est bien moins connu que Doudou, mais les deux s’appellent Gouirand ! Saxophoniste avide de rencontres, Gérard parcourt son sud sans relâche : de l’Afrique à Cuba sans oublier, bien entendu, la Méditerranée... Doudou Gouirand a été l’un des pionniers de ce qu’il faut appeler prudemment le « world jazz ». Si ses collaborations avec Don Cherry entrent dans ce cadre, il ne faut pas non plus négliger ses premiers disques, sortis au début des années 80, avec notamment Chris McGregor ou Johnny Dyani, tous les deux Africains du sud. Évidemment, Les Racines du ciel, en 2002, ainsi que son dernier projet, enregistré à Cuba et prévu pour bientôt, sont autant de pièces supplémentaires ajoutées à sa « maison musicale du monde ». Comme Doudou Gouirand « aime bien quand les choses ne sont pas trop répétées, quand elles gardent leur fraîcheur » [1] et que c’est aussi notre cas, lisons vite ce qu’il a raconté à Marcel...
Un concert privé en plein air, avec des amis.
Avec Mal Waldron et Jeanne Lee en trio, avec Don Cherry ; pas en leader car c’est trop de pression pour moi !
J’en sais rien !
Ce serait de mieux jouer du saxophone !!!
De me planter dans un thème.
Le trio avec Mal Waldron et Jeanne Lee ; celui avec Mal Waldron et Michel Marre ; le projet Nino Rota / Fellini réalisé avec Gérard Pansanel ; et mon travail avec les musiciens africains : Les Racines du ciel.
De ne plus pouvoir jouer avec Mal Waldron et Don Cherry.
Encore...
La sensibilité.
Les fautes techniques mineures.
Piano, saxophone, flûte.
Tout, quand c’est fort !
Don Cherry, Mal Waldron, Miles Davis, Mingus, Monk...
Kind of blue, Art Déco (Don Cherry), Parker (tous), Monk solo, Joao Gilberto (Strings & duo avec percussions - L’Album blanc), Abbey Lincoln (tous), Ella and Louis (tous)...
Je ne siffle pas.
Bleue.
Le bla-bla, et Dieu sait s’il est présent !
Rothko, Delaunay, Manet, Cézanne, Van Gogh, Gauguin, Klimt...
Ah ! Truffaut (tout), Le Salon de musique (de S. Ray), Fellini (tout), Bergman (tout), Dreyer (tout), Kurosawa (tout), La Nuit du chasseur, les Marx Brothers...
J. Conrad, Faulkner, Le Clézio, Buzzati, E. De Luca, J. Giono, Baudelaire...
Eau claire, vin rouge.
Les petits farcis niçois de ma grand-mère.
La composition musicale, la balade, la lecture.
Une grande mémoire, savoir peindre.
Les proches choisiront, car c’est pour eux !
Elle suit son cours, tranquilou.
Le mieux est l’ennemi du bien - Se presser lentement - Prendre c’est donner. [1] Entretien avec Christian Gauffre pour Jazz Magazine
Voir aussi :
Laurent Courthaliac trio et Doudou Gouirand QuartetteLe 28 Février à 17:30 Jazz sur le vifGRATUIT |

















