![]() Publié le 27 février 2006
Claudine François dans le boudoir de Proust
Rare pianiste française sur la scène du free, Claudine François n’est plus à présenter. Tout le monde sait déjà qu’elle fut concertiste classique avant de bifurquer vers les musiques improvisées, et qu’elle est active dans des contextes aussi variés que le théâtre ou la danse. Tout le monde sait également qu’elle mène de front son quartet « post-bop » avec Steve Potts, Jean-Jacques Avenel et John Betsch, et le Métis Quintet, résolument tourné vers les sources africaines. Autant de particularismes ne pouvaient qu’exciter la curiosité de Marcel...
L’album de Duke Ellington avec Max Roach et Mingus, et plus particulièrement « African Flower ».
Me sentir en confiance et libre, avec mes musiciens et mon public.
Au Cameroun, avec des musiciens camerounais et un public extraordinaire, qui comprend et vibre avec nous.
L’ouverture à toutes sortes d’expressions, du classique à l’ethnique en passant par le free... et autres.
J’utiliserais davantage de voix ???
Ne pas trouver, ou perdre la magie...
Me libérer du carcan des partitions classiques.
Ne jamais avoir rencontré ni Duke, ni Monk, ni Coltrane.
... chaque concert sur un Bösendorfer ou un bon Steinway.
L’authenticité dans l’expression des émotions.
La technique défaillante qui laisse passer la vraie musicalité.
Le piano et les percussions.
Bartok, Ravel, Bach, les musiques cubaines et africaines.
Monk, Miles, Coltrane, Mal Waldron, Mingus, Max Roach
Monk en solo, Lokua Kanza 1993, Don Cherry en duo avec Ed Blackwell, Old and New Dreams, Aretha Franklin (années 70)...
Ma dernière composition en cours, qui me trotte dans la tête.
Celle que personne n’attendait.
L’esbrouffe, la technique sans âme.
Picasso, Matisse, Van Gogh, Zao Wou Ki, Miró, Klee.
Le salon de musique, tout Fellini, Le Dictateur, Le temps des Gitans, Chat noir chat blanc, Les triplettes de Belleville.
Jean-Marie Le Clézio, John Irving, Pennac, Perec, Amadou Kourouma, Lieve Joris...
Le ti-punch et le BON vin, mais en très petites quantités.
Un plat camerounais nommé "eguzi pudding" ou gâteau de pistaches.
La lecture, si possible au soleil.
Savoir soigner par des moyens naturels, massages et autres techniques traditionnelles.
Une pièce jouée par un griot avec une Kora ou un mvêt.
Continuer à découvrir et travailler d’autres musiques, et en faire une sorte de synthèse à ma sauce.
Les chiens aboient, la caravane passe. Voir aussi
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