![]() Publié le 22 mai 2006
Giovanni Mirabassi dans le boudoir de Proust
Voici bientôt treize ans que Giovanni Mirabassi est installé dans l’Hexagone et que sa musique a conquis tous les cœurs. Personne qui ne soit resté insensible à l’écoute d’Avanti ! d’Air ou de Prima o Poi. Et, comme les autres, Marcel est tombé sous le charme du pianiste italien qui manie humour et sensibilité avec bonheur...
« Left Alone », Eric Dolphy et Ron Carter. J’ai écouté ce morceau en boucle pendant des mois, entre onze et treize ans, et toute cette période est en suspension entre les notes du chorus de flûte...
La belle musique a tendance à me rendre heureux, et il m’est difficile de citer un seul titre, alors qu’il y en a beaucoup. Cela dit, lorsque le ciel est bas, j’écoute la version de « Home » du Live in Tokyo de Michel Petrucciani. C’est de la musique qui a un lien étroit avec le bonheur, et a le pouvoir de me remettre d’aplomb.
Le jour où j’ai réussi à jouer l’opus 66 de Chopin du début à la fin sans me tromper. J’ai couronné un rêve d’enfance...
La mélodie.
Je le ferais...
Un mauvais piano. D’avoir la braguette ouverte aux saluts.
Cet entretien ! (rires).
Plus que des regrets, j’ai quelques projets.
Plein de choses. Un disque de standards en trio. Ma musique avec un orchestre symphonique. Le Troisième Concerto de Rachmaninov (on peut toujours rêver...).
L’écoute. Je trouve que si l’on devait donner la définition du mot « musicien » ce serait : « celui qui Écoute ».
Les miennes... (rires).
La basse électrique.
Celles de mes héros.
Keith Jarrett, Eric Dolphy, Pat Metheny, Wayne Shorter, Martha Argerich, Georges Brassens, Glenn Gould, Miles Davis, Astor Piazzolla, Egberto Gismonti, Gary Burton, Michel Petrucciani, Charlie Parker, et quelque trois mille autres...
Les variations Goldberg par Gould (première mouture), You Must Believe In Spring de Bill Evans, Astor Piazzolla Live au grand Rex, et plein d’autres.
La playlist est à roulement à peu près hebdomadaire. En ce moment c’est « Les oiseaux de passage » (depuis hier soir).
Le Mi bémol.
Pourquoi parler des choses qui fâchent... ?
Picasso, Van Gogh, Gauguin, Rembrandt, Michel-Ange, Giotto, et quelques trois mille autres...
Citizen Kane, Dead Man, Nausicaa de la vallée du vent, Le voleur, E la nave va, Non ci resta que piangere.
James Ellroy, Robert Merle, Romain Gary, Albert Cohen, Nikos Kazantzaki, et j’en passe plein.
Le cognac, le vin.
Les spaghetti alla amatriciana.
Joker !
Des ailes.
Le tube de l’été.
I will survive.
On y croit. Voir aussi
Voir aussi :
GÉRALDINE LAURENT TRIO + GIOVANNI MIRABASSI TRIO Le 16 Janvier à 20:30 Pole Sud Giovanni MIRABASSI TrioLe 08 Novembre à 20:30 Jazz au Fil de l’Oise - (16 €) Giovanni Mirabassi trio + Avishaï Cohen ( Tourcoing Jazz Festival)Le 21 Octobre à 20:00 Tourcoing Jazz Festival Planètes |

















