Communiqué :
FESTIVAL GRANDS FORMATS
DU 14 AU 17 SEPTEMBRE 2006 AU TRABENDO
Jeudi 14 septembre
20h30 > 21h15 : J. Rateau / Le Grand Rateau
21h30 > 22h15 : J.C. Cholet / Diagonal
22h30 > 23h15 : P. Bertrand / Paris Jazz Big Band
Vendredi 15 septembre
20h30 > 21h15 : J.-R Guédon / Archimusic / Elise Caron
21h30 > 22h15 : Andy Emler / MegaOctet
22h30 > 23h15 : D. Mandin / Vintage Orchestra
Samedi 16 septembre
20h30 > 21h15 : Alban Darche / Le Gros cube
21h30 > 22h15 : Bernard Strüber / Strüber Jazztet
22h30 > 23h15 : Fred Pallem / Le Sacre du Tympan
Dimanche 17 septembre
Le bal
16h30 > 17h15 : Bruno Régnier / X’ tet
17h30 > 18h30 : Patrice Caratini / Caratini Jazz Ensemble
18h45 > 19h45 : Laurent Dehors / Tous Dehors

LE PLAISIR DE LA MUSIQUE EN GRAND
La série de concerts que l’on pourra entendre au Trabendo à la rentrée de septembre résonne comme un véritable manifeste pour la musique vivante. Organisés à l’initiative de l’association « Grands Formats », ces quatre jours qui réunissent sur scène douze orchestres et cent cinquante musiciens, donneront à voir et à entendre la vitalité d’une forme d’expression qui n’a jamais cessé de se renouveler.
Le grand orchestre de jazz existe depuis près d’un siècle. Forme d’art à part entière, il rassemble en un même lieu les richesses de l’écriture et la liberté de l’improvisation qu’il a su fondre en un langage aussi populaire que raffiné, au fil du temps.
Bien que faire exister un ensemble instrumental de cette catégorie n’ait jamais été une sinécure. Tous les musiciens qui s’y sont frottés vous le diront. Il faut un irrépressible désir de musique et une bonne dose d’inconscience pour s’embarquer dans une aventure dont on connaît trop les écueils : moyens dérisoires, difficultés chroniques d’organisation des concerts, lieux de répétitions improbables, financements aléatoires, bénévolat quasi-permanent, indifférence des institutions, ainsi va la litanie des obstacles qui sont le lot commun du jazz en grande formation.
En dépit de tous ces aléas, le « grand format » a fait mieux que survivre. Sans doute, à l’aube du XXIè siècle, a-t-il été rejoint par la passion de ses origines. Le big band de jazz est né, plus que d’une situation économique donnée - celle des USA dans les années 1920 - d’un besoin de catharsis que seule la musique pouvait combler.
Aujourd’hui le plaisir du jeu collectif a résisté aux lois de l’économie de marché comme aux intempéries de l’histoire. Les savoirs se sont transmis entre générations et le grand orchestre poursuit sa route, porté par des instrumentistes, arrangeurs, et compositeurs toujours habités par la même passion. Les champs esthétiques se sont élargis et les recherches les plus neuves côtoient la tradition la mieux éprouvée.
C’est pour parler de cette aventure et la faire partager que nous avons imaginé les quatre jours en « Grands Formats », accompagnés d’un livre-disque réunissant vingt et un orchestres [1]. Amorcer un bout de chemin avec le public pour mieux lui faire connaître l’art musical presque centenaire mais encore adolescent qui est le nôtre.
Et comme il se doit pour un événement de cette nature, nous avons souhaité lui donner du sens, solidaires dans la musique comme dans l’économie, tous logés à la même enseigne et nourris au même cachet, organisateurs, musiciens, techniciens comme chefs d’orchestre.
Enfin, pour conclure le parcours de la façon la plus festive qui soit, nous vous inviterons à rejoindre le bal populaire par lequel tout a commencé.
(Grands Formats)
L’ASSOCIATION GRANDS FORMATS
Créée en 2003, l’association Grands Formats s’est donné pour objet de :
• favoriser le développement et le rayonnement des grandes formations spécialisées dans le jazz et les musiques à improviser et contribuer à la pérennité de leurs activités,
• créer un espace de réflexion et d’échange,
• constituer une instance collégiale de représentation
Grands Formats réunit aujourd’hui seize ensembles professionnels en activité, présents sur l’ensemble du territoire et représentatifs de tous les champs esthétiques.
Une compilation discographique (Le Chant du monde / Harmonia Mundi) qui sortira le 31 août 2006 a été élaborée collectivement. Cet objet, doté d’un livret de soixante pages qui situe le travail des ensembles « Grands formats » dans l’histoire et met en perspective la richesse et la diversité de leurs musiques réunit les 21 orchestres.
Pendant quatre jours au cœur du Trabendo, douze de ces orchestres vont s’en donner à cœur joie afin de célébrer la première édition d’un événement dédié aux « Grands formats ». Laissez-vous tenter par l’aventure ! Au-delà de l’épopée musicale, une grande fête hors norme et assurément en très « grande forme » vous attend !
Informations pratiques :
LE TRABENDO
Parc de la Villette
211, av. Jean Jaurès
75019 PARIS
Accès :
Métro : Porte de Pantin (ligne 5 Bobigny / Place d’Italie)
Bus : Porte de Pantin ( ligne 75 ou PC)
Parking : Parking Sud (sous la Cité de la Musique)
Sortie périphérique : Porte de Pantin
Accès par le 211, av J. Jaurès
Parking payant ouvert tous les jours 24h/24
Serveur vocal : 01 49 25 89 89
RENSEIGNEMENTS ET RESERVATIONS
www.fnac.com / 0892-705-205 (0,34 /min)

PROGRAMMATION DETAILLEE
JEUDI 14 SEPTEMBRE
20h30 > 21h15 : Le Grand Rateau
L’un des derniers-nés parmi les orchestres français, le Grand Rateau a donné ses premiers concerts en 2001. Il a remporté l’année suivante le premier prix de composition du Concours national de jazz de La Défense. La plupart de ses membres sont sortis du CNSM. Mais pour son chef le pianiste Jérôme Rateau, leur rencontre a été le principal avantage de ce séjour, et il dit avoir appris bien plus au CIM d’Alain Guérini, dans les cours de son ami Emmanuel Bex ou de Jean-Claude Fohrenbach. Le Grand Rateau est pour lui la réalisation d’un rêve d’enfance, et sa musique l’expression de ses goûts personnels, très éclectiques, qui vont de Robert Schumann à Hermeto Pascoal en passant par György Ligeti ou Jaco Pastorius. L’influence de ce dernier est très sensible dans la vélocité impressionnante de cet ensemble de virtuoses, dans la fusion parfaite entre cuivres et synthés et le caractère joyeusement funky de la rythmique.
Réunissant 14 jeunes jazzmen dont la plupart jouent avec la fine fleur du jazz français, l’énorme instrument collectif (23 musiciens dans sa plus grande extension dont Thomas Grimmonprez, Stéphane Kerecki, Thomas de Pourquery...), est une équipée fantastique où chacun participe à la naissance d’une musique pleine de joie et de décontraction.
21h30 > 22h15 : Diagonal
Si le jazz a aujourd’hui une dimension verticale (par sa longue histoire) et horizontale (par son universalité), la « diagonale » décrit idéalement la direction choisie par Jean-Christophe Cholet : aller de l’une à l’autre par cette voie oblique et ascendante qui traverse tous les paysages musicaux, des plus traditionnels aux plus contemporains...
Fondé en 1990 sous le nom d’Odéjy Octet (Orchestre Départemental de Jazz de l’Yonne), Diagonal (rebaptisé ainsi en 1999) tourne résolument le dos au répertoire conventionnel du jazz (si tant est qu’il en existe un !) pour puiser son inspiration dans le patrimoine européen.
Dans le droit fil du Duke Ellington des années 1950-60 - dont il n’est d’ailleurs parfois pas si éloigné comme pianiste - Cholet traduit en suites ambitieuses ses impressions de voyage (réelles ou imaginaires) à travers telle ou telle aire géo-culturelle de l’ancien continent. Se sont ainsi succédé la Suite Alpestre (1997, en collaboration avec Mathias Rüegg du Vienna Art Orchestra), puis English Sounds & Irish Suite (2001) et enfin Slavonic Tones (2003), en attendant la suivante The French Touch, qui verra le jour en 2007 [2].
22h30 > 23h15 : Paris Jazz Big Band
Fondé en 1999 par de jeunes musiciens issus du Conservatoire National, le Paris Jazz Big Band a doté la capitale d’une belle machine à rêver. Nougaro ne s’y était pas trompé, qui avait parrainé leur décollage, en confiant au saxophoniste Pierre Bertrand les orchestrations de l’album « Embarquement Immédiat » et de ses derniers grands spectacles. Six ans et trois disques plus tard, cet ensemble de grande ampleur (16 musiciens) propulsé par la batterie infaillible d’André Ceccarelli est devenu pour Paris un peu l’équivalent de ce qu’était à New York l’orchestre de Thad Jones & Mel Lewis : un modèle de professionnalisme, de swing et surtout de singularité, puisqu’il n’enregistre que des compositions originales. A leur actif deux CD « A Suivre » et « Mediterraneo », et un passage remarqué à l’Olympia !
L’originalité, la qualité et le tempérament explosif du Paris Jazz Big Band lui ont valu d’associer son nom à des artistes aussi prestigieux que Diana Krall, Richard Galliano, Bireli Lagrène, Michel Legrand, et bien d’autres.
Ces trois orchestres d’une intense vitalité seront l’occasion d’une tonitruante entrée en matière à la toute première édition du festival Grands Formats !
Vendredi 15 SEPTEMBRE
20h30 > 21h15 : Archimusic / Elise Caron
« Un groupe de mots-zique » : c’est ainsi que Jean-Rémy Guédon définit joliment ce qu’est devenu au fil des ans Archimusic. Cet octuor est né en 1993 de la rencontre entre des musiciens issus de deux univers - classique et jazz - qui se sont trop longtemps regardés en chiens de faïence. Cofondateur la même année du collectif d’improvisateurs Polysons, le saxophoniste ténor avait déjà une solide expérience de compositeur et chef d’orchestre, co-dirigeant depuis 1993 avec Albert Mangelsdorff l’Ensemble Franco-Allemand de Jazz.
Archimusic s’est d’abord distingué par une palette de timbres où dominent les bois : au sax et à la trompette se frottent basson, clarinettes, cor anglais et hautbois. Puis, par son ouverture à d’autres disciplines le groupe est devenu une véritable troupe, intégrant chanteuses et comédiennes dans des spectacles complets. Le répertoire se construit au gré des lectures de Guédon, mettant en musique ses auteurs préférés. Ainsi, après « Don Quichotte » ou l’œuvre du poète-sculpteur dadaïste Jean Arp, c’est à un monument méconnu que s’affronte Archimusic : la divine prose du marquis de Sade, magnifiée par la voix enjôleuse de la chanteuse Élise Caron.
21h30 > 22h15 : MegaOctet
Sa stature physique prédestinait sans doute Andy Emler à devenir un acteur important sur la scène des « grands formats ». Il y siège (ou trône, pour mieux dire), avec ce MegaOctet qui est son principal projet personnel et passionnel depuis 1990. Mais c’est plutôt sa gourmandise musicale et sa convivialité rabelaisienne que révèle ce faux octuor, qui telle une tablée de ferme prévoit toujours quelques assiettes de plus pour les invités prévus ou imprévus.
On sait qu’Emler écoute plus Berio, Peter Gabriel, James Taylor ou Varèse que du jazz. Mais son MegaOctet est bien le « grand huit » où s’affrontent aujourd’hui quelques vrais virtuoses sensibles parmi les jazzmen amateurs de sensations fortes en formule un.
La règle du jeu : savoir appuyer à fond sur le champignon, mais aussi ralentir délicatement, ce qui est bien plus difficile, et nettement plus intéressant. La maîtrise des variations de tempo est un grand art dans tous les domaines de l’écriture, et Emler l’a bien assimilé.
22h30 > 23h15 : Vintage Orchestra
Boris Vian écrivait qu’« un léger retard, tel est le seul secret du swing ». Cet art de la syncope, du « rhythmic delay », est sans doute l’une des choses les plus difficiles à maîtriser en « grand format ». Ce qui en solo relève (ou non) du naturel, et en petite formation d’une simple évacuation des tensions entre les membres du groupe, quand on est dix-sept, comme dans le Vintage Orchestra, cela devient nettement plus compliqué.
« Swinguer comme un seul homme » est pourtant l’objectif et même l’exigence de tout grand orchestre de jazz digne de ce nom. Sinon.... « It’ Don’t Mean A Thing », disait le Prophète ! Et cela semble aller de soi pour ce jeune big band à la fois gracieux et musclé qui swingue vraiment et a mis la barre au plus haut, en dédiant son premier album à celui de Thad Jones.
Il fallait vraiment oser, et l’audace fait des merveilles, parfois très surprenantes.
C’est la magie des « grands formats », de pouvoir ainsi brasser sans complexe les styles, les générations, et aussi les sexes puisque le Vintage met en valeur l’une de ces rares « sax jazzwomen » qui s’impose aujourd’hui, Sophie Alour [3]
Vendredi soir, le public pourra se réjouir de la diversité des univers ainsi que de l’heureuse conjugaison des talents de chaque ensemble.
Samedi 16 SEPTEMBRE
20h30 > 21h15 : Le Gros Cube
Parmi les innombrables métaphores machinistes qui ont déboulé dans l’histoire des « grands formats », celle du « gros cube » est inédite et parfaite pour qualifier cet orchestre flambant neuf, né à Nantes en 2004 : tour à tour ronronnant, ronflant ou rugissant, rutilant mais jamais trop, il fait moins penser à une formule 1 qu’à un joyeux ballet de motards en goguette, chorégraphié de main de maître. De l’instrumentation la plus classique du big band, Alban Darche réussit à tirer des combinaisons inouïes, démontant et remontant sans cesse les sections, revissant les sons à la façon d’un « meccano musical » confié à un enfant surdoué.
Chacun des quatorze membres de l’orchestre - tous solistes - semble galvanisé par une extrême liberté, grâce aux échappées vrombissantes que lui ménage une orchestration tout aussi cohérente que spectaculaire. Quant aux parties harmonisées, elles possèdent une qualité « vocale » exceptionnelle dans le jazz instrumental actuel. Le Gros Cube : une écriture originale, des compositions à couper le souffle et surtout une énergie et une fraîcheur comme peu de grands orchestres actuels peuvent nous en proposer !
21h30 > 22h15 : Bernard Strüber Jazztet
Cet ensemble singulier est un rescapé parmi les orchestres régionaux apparus au lendemain de la création de l’ONJ. Il a été créé en 1988 par Bernard Struber, à partir de la classe de jazz du Conservatoire de Strasbourg, dont il a été aussi le fondateur en 1979. D’abord baptisé ORJA (Orchestre Régional de Jazz d’Alsace) puis Jazztett, il a évolué de la forme classique du big band vers celle d’un nonette à l’instrumentation inédite : trois anches dont deux bois, trompette ou cor, violon, claviers, guitare, basse, batterie.
La réputation du Jazztett a depuis longtemps dépassé le cadre régional, grâce aux compositions délicates de Struber et à l’exploration d’univers aussi divers que ceux d’Armstrong, des musiques traditionnelles d’Afrique ou d’Asie, de Louis Sclavis, d’Archie Shepp (recréation avec lui d’Attica Blues) et de Frank Zappa à qui le Z’tett va consacrer un prochain CD, Les noces de Dada. L’orchestre de Struber a côtoyé en tournée celui du néerlandais Willem Breuker, et il a été invité en 2004 au Kennedy Center de New York. Entouré de ses complices, Michael Alizon (sax), Eric Echampard (batterie) et Benjamin Moussay (piano) pour ne citer qu’eux, Bernard Strüber compose une musique réinventée aux saveurs exotiques dont il est peu aisé de reconnaître les origines plurielles.
22h30 > 23h15 : Le Sacre du Tympan
C’est paradoxalement parce qu’il a été d’abord amateur de rock que Fred Pallem a toujours eu au creux de l’oreille une préférence pour le son puissant des big bands dans son écoute du jazz. Et il n’a pas attendu la fin de son séjour au CNSM pour proposer à ses camarades, en 1998, la création de cet orchestre massif et jouissif qui compte jusqu’à dix-sept musiciens, dont une section de percussions. Si le nom est un clin d’œil à Stravinsky (plutôt celui de « Petrouchka » ou de « Pulcinella ») c’est Charles Ives que Pallem cite comme son compositeur favori - sa « Country Band March » a servi d’indicatif au Sacre.
Son panthéon désacralisé compte d’ailleurs surtout des marginaux, aussi divers que Screamin’Jay Hawkins, François de Roubaix, Henri Mancini, Ennio Morricone, Nino Rota ou André Popp .Voilà assurément un des big bands les plus originaux de ces dix dernières années ! Elue aux dernières Victoires du jazz Révélation de l’année, cette formation dessine les contours du jazz de demain, sans souci des étiquettes ni des classifications savantes. Rares sont les orchestres à avoir autant stimulé l’imagination, en pensant à raconter des histoires avant de fournir de la musique. Un grand moment en perspective ! Tenez-vous prêts samedi soir à recevoir la déferlante musicale de ces trois formations à la créativité débordante !
Dimanche 17 SEPTEMBRE / LE BAL
16h30 > 17h15 : X’tet « A suivre »
Le nom de ce big band est doublement symbolique : « X » comme carrefour ou croisement, « X » parce que le nombre est ouvert et indéterminé. En ce moment, ils sont treize... mais par justice plus que par superstition, on préfèrera dire quatorze : car si le chef n’y tient aucun instrument, il joue admirablement de l’orchestre, en lui insufflant une rare rigueur et une joie de jouer très communicative.
Basé à Tours, l’X’tet fait partie d’un vaste projet musical baptisé « À Suivre », lancé en 1992 par Bruno Régnier « autour du jazz contemporain, et de ponts lancés entre écriture et improvisation, solistes et grand orchestre, tradition et création. » À côté de l’X’tet évoluent deux autres groupes : Brass’tet - douze vents et deux percussionnistes - et Ciné X’tet - neuf musiciens accompagnant la projection de films muets. Si l’orchestre présente en concert des programmes distincts consacrés à Duke Ellington, à Thelonious Monk, et depuis peu à Charles Mingus ses deux albums sont entièrement consacrés aux compositions de Bruno Régnier. Le big band de Régnier, soutenu par une section rythmique exemplaire décline la variété des timbres et les ambiances multiples. Régnier, en chef d’orchestre avisé s’amuse à brouiller les pistes, à orienter son orchestre fétiche vers différents horizons musicaux.
17h30 > 18h30 : Caratini Jazz Ensemble
Successeur du fameux Onztet (fondé en 1979), le Caratini Jazz Ensemble réunit depuis 1997 quatorze des meilleurs solistes de la scène francilienne - dont deux pianistes en alternance, Alain Jean-Marie et Manuel Rocheman. Si son instrumentation s’inspire des grands orchestres cool - avec cor et tuba - son répertoire ignore délibérément les frontières stylistiques, embrassant tous les héritages du jazz et bien au delà, toutes les musiques qui ont enrichi le patrimoine mémoriel des improvisateurs français. Ainsi chacun de ses programmes de concert - souvent scellé par l’enregistrement d’un cd - s’articule sur une thématique précise : l’œuvre d’Armstrong (Darling Nelly Gray, 2000), les chansons de Cole Porter (Anything Goes, 2002), plus récemment les pièces du nonet de Miles Davis, la musique antillaise, les grands compositeurs de jazz français, ou encore la chanson réaliste. Selon un principe cher à son chef, pour qui le jazz ne peut se concevoir sans la danse, le Jazz Ensemble anime aussi régulièrement des soirées de bal d’un genre inédit...
18h45 > 19h45 : Tous Dehors « Le Bal »
S’il fallait désigner l’orchestre de chez nous le plus fidèle au jazz des origines - du « new orleans », mais du grave, du jouissif, du sérieux, et surtout pas celui des notaires amateurs - on voterait sans hésiter pour cette joyeuse bande de disjonctés. Déjà, quand on s’appelle Dehors, à moins d’être un faiseur, on est forcément dans le jazz. Or du côté de chez Dehors, tout est vraiment parfait : la mise en place et l’enchaînement des idées, ces anches qui chantent comme une volée d’oiseaux effarouchés, ces petites percussions agaçantes qui rebondissent sur la grosse voix du tuba, j’en passe et des meilleures.
Laurent Dehors est un polyinstrumentiste accompli, leader de formations où se donne une musique festive, libre, aux confluents de nombreuses influences. Depuis 1992, il se consacre, entre autres nombreux projets, à constituer le répertoire de son ensemble, Tous Dehors. Avec ses complices Catherine Delaunay, Gérard Chevillon, Damien Sabatier, Éric Thielemans, il agence texture, couleurs orchestrales et rythmes foisonnants sous la forme de masses sonores et de combinaisons multiples en un cocktail explosif qui mêle savamment jazz, rap, musette, rock et folk. Cela fourmille d’idées folles et de sons inouïs. L’ensemble insuffle une musique très gaie qui procure au public l’envie irrésistible de suivre et de s’exprimer.
Dimanche sera sous le signe de la danse . A 17h30, le Caratini Jazz Ensemble lance le bal ! Cavaliers, cavalières chaussez souliers et ballerines...cela va swinguer au Trabendo !
« La fête continue... »
Pour ceux qui auraient envie de continuer à célébrer les « Grands formats » ou d’explorer plus en profondeur les univers de chacun de ces grands orchestres, voici quelques rendez-vous à venir :
* Elise CARON / ARCHIMUSIC
Mise en scène de Jean Lambert-Wild
Scénographie de Stéphane Blanquet
Les 27, 28, 29 et 30 septembre 2006
"Sade songs" version théâtre
Centre culturel André Malraux
2, place Victor Hugo
94270 Le Kremlin-Bicêtre
www.archimusic.com
* TOUS DEHORS
Le samedi 7 octobre festival de Bruges
Du 19 au 22 décembre : le Rive Gauche à Saint Etienne du Rouvray (76)
* BERNARD STRÜBER JAZZTET
Les 29 et 30 novembre au Luxembourg
* DIAGONAL
Le 7 décembre à l’espace Gérard Philippe de St André (10) / sera en résidence
à l’ Equinoxe - Scène Nationale de Châteauroux en mai 2007 pour sa nouvelle
création "French Touch".
* CARATINI JAZZ ENSEMBLE
Le 15 octobre Paris Salle Gaveau avec l’orchestre Lamoureux
Le 12 novembre le bal à Chatenay Malabry
* ANDY EMLER et invités : le 27 septembre au New Morning à 20h
Emler Tchamitchian, Echampard trio - Marc Ducret - Andy Emler MegaOctet
7/9 rue des Petites Ecuries - 75010 Paris - 01 45 23 51 41
M° Château d’eau - Strasbourg St Denis
*X’tet / BRUNO REGNIER
Le 08/09/06 à lèves (28) espace Soutine 19h30
¥ Ciné x’tet/ Bruno Regnier :
°le 18/11/06 à la ferme de Villefavard (87) Ciné concert Sherlock jr
°le 19/11/06 à Orléans (45) Cinéma les carmes 15h
°le 26/11/06 à Paris, Cinéma le balzac 11h
[1] GRANDS FORMATS, 21 Orchestres aujourd’hui, CMJ 274 1418. 19 -2 CD Digipack - hm 76 x 2.
CD 1 :
1 Tango 8’50 - Martial Solal Big Band
2 To the Clouds 5’44 - Patrice Caratini Jazz Ensemble
3 Buleria 7’48 - Bertrand/Nicolas Folmer Paris Jazz Big Band
4 In the Morning You Always Come Back 5’21 - David Chevallier Cie Le Sonart
5 Vos désordres sont désirs 4’09 - Jérôme Rateau Le Grand Rateau
6 Acidolem 7’24 - Stan Laferrière Tentet
7 Main de fer et gant de velours 5’07 - Claude Bolling Big Band
8 La Sauce À Rachid 4’38 - Surnatural Orchestra
9 Le Rwa dans Le bois 5’08 - François Jeanneau Pandemonium
10 Entre les parenthèses du silence 6’55- Bernard Struber Jazztett
11 Rose 7’57 - Laurent Dehors Tous Dehors
CD 2 :
1 What a Sun 6’49 - Dominique Mandin Vintage Orchestra
2 Eventide 4’30 - Michel Pastre Big Band
3 Ecco no muder 4’54 - Bruno Régnier « À suivre... » X’tet
4 Four Sticks 5’26 Franck Tortiller Orchestre National de Jazz
5 À l’est du golan 5’48 - Serge Adam Quoi de neuf docteur ?
6 Hold Up De La Saltimbanque 6’52 - Alban Darche Le Gros Cube
7 Motorpsycho Blues 6’26 - Fred Pallem Le Sacre Du Tympan
8 L’ouïe 4’30 - Jean-Rémy Guédon Archimusic
9 4/4 cm3 / horizons 10’10 - Andy Emler MegaOctet
10 Alpissimo con fuoco 10’04 - Jean Christophe Cholet Diagonal
[2] Les musiciens de “Diagonal” :
David Venitucci : accordéon
Originaire de Grenoble, David Venitucci termine ses études musicales au conservatoire en 1990, il s’initie ensuite au jazz et aux musiques improvisées.
A Paris depuis 1994, il multiplie les rencontres dans des domaines aussi divers que le thêatre, la chanson, le jazz. Il joue et enregistre avec, Toufic Farrouk, Allie Delfau, Chris Hayward, Romain Didier, Francis Lemarque... En 2000, il crée sa propre formation avec Hubert Dupond, et Antoine Banville à laquelle se rajoutera le tromboniste Gueorghi Kornazov, joue aussi dans le groupe Hradcany avec Serge Adam et Philippe Botta. En 2002, il enregistre son premier disque en solo Cascade (Chant du monde). L’année suivante il est l’invité du quartet de David Linx et Diederick Wissels, il intègre le sextet du contrebassiste Christophe Wallemme. On peut également l’entendre aux cotés de John Greaves, Denis Leloup, Sylvain Beuf...
Patrice Bailly : trumpet & flugelhorn. 1989 : Termine ses études classiques de trompette et de solfège au CNR de Dijon. 1990 : Débute son parcours jazz dans de grandes formations comme “trompette lead”. 1991 : Participe à la création de l’orchestre départemental de jazz de l’Yonne avec JC Cholet. 1992 : Participe à une création musique et danse sous la direction de Matthias Rüegg (Vienna Art Orchestra) et Andy Emler (Mégaoctet). 1993 : Odéjy Octet de JC Cholet-Disque “Ostinatologie”- 1er Prix de Composition de La Défense. 1994 : Joue dans diverses formations aux côtés de Yannick Rieu, Boris Blanchet, Batiste Trottignon... 1995 : il crée le “Patrice Bailly Trio” avec Jean-Claude Villeboeuf et Marc Michel le Bévillon-Enregistre un disque “Amours bleues” avec
des invités prestigieux comme Claudio Pontiggia, Nguyen Lê, F. Laizeau
1997 : Tournée et Disque avec l’Odéjy de JC Cholet “Suite Alpestre”-Direction Matthias Rüegg (VAO). 1998 : Enregistrement du disque “Sortie Sud” Big-Band Chalon Bourgogne. Participe à la création du nouvel orchestre de Patrice Caratini “Caratini Jazz Ensemble”. 1999 : Eric Bijon Quintet (Accordéoniste et Arrangeur de Mano Solo, Alain Bashung...). 2000 : Crée le “Zazen Quartet” avec Jean-Christophe CHOLET (Diagonal) au piano, Nicolas Mahieux (ONJ Barthélémy) à la contrebasse et Laurent SARRIEN (Franck Avitabile) à la batterie où il joue ses propres compositions (Tournée Française et missionement du centre régional du jazz en Bourgogne). 2002 : Crée le groupe Des Embouts et des Becs - Sortie du disque “Face Cachée” ; Création “English Sound” avec l’orchestre Diagonal de JC Cholet (Matthieu Michel, Olivier Ker Ourio, Airelle Besson, Claudio Pontiggia...). 2003 : Sortie du deuxième disque du groupe Des Embouts et des Becs : “Le Merveilleux petit monde de Bella” - Tournée Française de la Fédération des Scènes de Jazz et missionement CRJ Auvergne et CRJ Centre
Création du [Bailly-Labergerie] DUØ et sortie du disque “Transhumance”.
Création “Slavonic Tone” avec l’orchestre Diagonal de JC Cholet (Jon Sass, David Venittucci,Vincent Mascart,Geoffroy de Masure...)
Il décide, avec JC Cholet de monter un collectif de musiciens, le collectif Infingo.
Il enregistre régulièrement pour le cinéma, le théâtre, la télévision et enseigne au CNR de Dijon puis dans plusieurs écoles. Actuellement intervenant dans la Bourgogne.
Airelle Besson : trumpet & flugelhorn. Née le 23.03.78 à Paris. Musicienne (trompettiste, bugliste, violoniste), compositeur, arrangeur, chef d’orchestre. Débute par l’apprentissage de la trompette dès l’âge de 7 ans, puis poursuit par le violon à 9 ans. Son apprentissage la mène dans divers conservatoires ; elle obtient la Médaille d’Or (Premier Prix) de formation musicale au CNR de Paris en 1994 et le Diplôme de Fin d’études de trompette en 1993. Passionnée par le jazz, elle étudie avec Roger Guérin, Patrick Villanueva et François Théberge. En 1998, elle intègre la classe de François Jeanneau au CNSM de Paris et y ob-tient le Premier Prix mention Trés bien en 2002. Conjointement à ses études musicales, elle se produit dans diverses formations de jazz telles que l’Orchestre National de Jazz, le « big band Lumière » de Laurent Cugny... Elle a joué auprès de nombreux musiciens tels que Kenny Werner, Dave Liebman, Daniel Humair, Antoine Hervé, Jean-Christophe Cholet, Rhoda Scott, Nelson Veras, Patrice Car-atini, Touffik Farrouk... En 2000, Airelle fait partie des « Sisters In Jazz » avec qui elle se produit à New York, à Washington (Mary-Lou Williams festival). Elle a effectué des tournées en Europe, Scandinavie, aux Etats-Unis, en Afrique et au Japon. Lauréate du concours de jazz de la défense en 2003 avec son propre quintet (co-dirigé avec le saxophoniste Sylvain Rifflet), elle y obtient les Prix de composition et de soliste. Son parcours la conduit aujourd’hui à participer à de nombreux projets, tant inscrits dans la tradition jazz que dans le contexte des musiques improvisées. (F.Jeanneau « Pandémonium », Septet d’Eric Barret, « X-tet » de Bruno Reignier, « Le Gros Cube » d’Alban Darche, Le Sacre du Tympan, l’Orchestre National de Jazz...)
Vincent Mascart : soprano & tenor saxophone. Né en 1971. Originaire de Villeneuve-d’Ascq, Vincent Mascart en-tre au Conservatoire d’Amiens et y obtient le Premier prix de saxophone en 1992. Il se consacre depuis au jazz. À La Défense, en 1994, on lui décerne le Premier Prix de soliste au sein du quartet de Florence Melnotte avec qui il remporte également divers concours à Cou-tances, Avignon, Lorient... L’année suivante, Vincent participe à Avec l’accent de Santos Chimelli. Sideman dans de nombreuses formations, il a joué avec Nguyen Lê (Maghreb&Friends), Cheb Mami, L’ONB (un autre Orchestre National... de Barbès celui-là !), Henri Texier (Sonjal), Bo-jan Zulfikarpasic quintet... Il prend part au Jacques Mahieux quartet pour la réalisation de Franche Musique. On peut également l’apprécier dans Diagonale, l’orchestre de Jean-Christophe Cholet, Ifrikya de Karim Ziad. Titulaire du DE et du CA de jazz, il enseigne le jazz et l’improvisation lors de master classes et de stages. Il a créé en 2002 son propre orchestre, Circum, avec Jean-Christophe Cholet, Carlo Rizzo, Jon Sass, Benat Achiary et Jean-Luc Capozzo.
Nicolas Mahieux : contrebasse. Né en 1971. D’abord attiré par la batterie, il abandonne cet instrument pour une autre discipline à percussions : la boxe française ! Revenu à la musique, il opte pour la contrebasse et s’inscrit au Conservatoire de Lille où, comme Jean-Luc Landsweerdt, il a parmi ses profes-seurs Gérard Marais et Guy Gilbert. Nicolas Mahieux fonde avec Olivier Benoît le groupe Happy House dont Landsweerdt sera le second batteur (album sur Kinpatsu en 1998). Son approche personnelle de l’instrument fait qu’il est beaucoup demandé par ses pairs. On peut ainsi l’entendre dans le trio de Norbert Lucarain (album à paraître début 2003 chez Cristal) le quartet Base, le quintet de Sébastien Texier, celui de Claude Barthélemy (Sereine), le Big Band de Guitares de Gérard Marais, le collectif Circum, etc. Il participe à Franche musique avec le Jacques Mahieux Quartet (1999).
Julien Labergerie : soprano, alto & baritone saxophone, bass clarinet. 1995-2000 :
Concerts en quatuor de saxophone, duo avec piano, en big band et en collectif.
Formation musicale classique : ENM Mâcon et Villeur-banne, CNR Dijon, Médaille d’Or, 1er prix de perfectionnement, 1er prix supérieur interrégional en saxo-phone et musique de chambre, 1er prix de soliste des Rencontres Jazz de Dijon. 2000-2002 : Septet Yoshru (formation missionnée par le Centre Régional du Jazz).
Dès cette période Julien Labergerie joue un jazz aux couleurs européennes.
Le Trio Loufka se produit avec François Théberge, Tony Pagano et en première partie de Sylvain Luc, Yves Robert (Tribu Jazz Festival) et d’autres... Diplôme d’Etat d’Enseignement du Jazz (session 2002). 2003 : Des Embouts et Des Becs voient le jour : formation dirigée par Patrice Bailly sans section rythmique, et qui mêle esthétique contemporaine et jazz improvisé. (Face Cachée, Le Merveilleux Petit Monde de Bella, compositeur Arnaud Boukhitine) Fondation du collectif Infingo et création de Slavonic Tone avec l’orchestre Diagonal : direction et compositions de Jean-Christophe Cholet (avec Jon Sass, Vincent Mascart, Geoffroy De Masure) Enseigne à l’Ecole Nationale de Musique d’Auxerre (saxophone jazz et ensembles). Commande du Festival de musique contemporaine Why Note (Dijon) : relecture de Trade on the Trail de Terry Riley pour une improvisation et composition électroacoustique autour d’un des must de la musique répétitive. 2004 : Des Embouts et Des Becs jouent Le Merveilleux Petit Monde de Bella : Rencontres Internationales de Jazz de Nevers, Le Petit Faucheux (Tours), le Pannonica (Nantes), le Moulin de la Vapeur (Orléans), Europa Jazz Festival du Mans, Jazz à Cluny, Bordeaux Jazz Festival, Le Guingois (Montluçon), La Baie des Singes (Clermont-Ferrand), Le Triton (Paris)...
Des Embouts et Des Becs invitent François Merville et Serge Lazarévitch pour la création Le Grand Vacarme : co-production de D’Jazz à Nevers, D’Jazz Kabaret (Dijon), et du Centre Régional du Jazz. Concerts du collectif Infingo avec David Venitucci (accordéon). Concert avec le Brass Trio de François Thuillier. Patrice Bailly et Julien Labergerie créent Transhumance (avec Anne-Lise Foy, vielle) et Paysages Nomades (avec Christian Maes, accordéon diatonique et Rap-haël Thiéry, cornemuse), deux formations qui intègrent les musiques tradition-nelles européennes et la littérature dans le jazz improvisé. 2005 : Projet d’enregistrement de Transhumance avec David Venitucci et Magic Malik Mezzadri. Projet de création Des Embouts et Des Becs Le Chant des Burgondes. Mise en place avec le collectif zazen des Rencontres des musiques improvisées et des arts créatifs.
Geoffroy de Masure : trombone. Etudes musicales en Avignon (1984-89) dans l’atelier jazz d’André Jaume, à Paris (1989) puis à New York et au Banff Center for the Arts au Canada en 1990 sous la direction artistique de Steve Coleman, avec Robin et Kevin Eubanks, Marvin « Smitty » Smith, Kenny Wheeler et Rufus Reid.
Depuis, Geoffroy De Masure s’est produit avec les formations suivantes :
Joe Lovano Ensemble, Orchestre National de Jazz 1991-94. Denis Badault. Orchestre National de Jazz 1997-98. Didier Levallet. Aka Moon & Doudou N’Daye Rose. Minotaure Jazz Orchestra. Jean Marc Padovani. Yves Robert & Les Improvisateurs Réunis. Malo Vallois Quartet. Urban Mood. Gilles Coronado.
Dans le Decor. Hubert Dupont. Odejy. Jean Christophe Cholet. Slide Movement (Hans Kamper, Craigh Harris, Albert Mangelsdorff). Kaput-K. Yves Robert Trombone Trio & Venance Fortunate. Jazz Angkor. Jean Marc Padovani. Dreamtime & Passages. Kris Defoort. Marc Ducret Trio. Passages. Manu Pékar.
Lumières. Laurent Cugny. Quoi de neuf Docteur. Serge Adam. Collectif Hask.
Mercoledi & Co. Polysons. Octurn. Pascal Brechet Quintet. Ensemble Kyo. Michel Hatzigeorgiu Pastorius Project. Depuis 1998, Geoffroy De Masure se consacre exclusivement à deux formations : le Trio Bzzz Puk : Geoffroy De Masure, Linley Marthe (guitare basse), Stéphane Galland (batterie) et le groupe TRIBU réuni en 1996 autour de ses compositions. TRIBU s’est notamment fait remarquer en étant lauréat du Concours National de Jazz de La Défense en 1997 (Prix de soliste et de composition pour Geoffroy De Masure, prix de groupe).
Arnaud Boukhitine : tuba et trombone. Né en 1977 à Saint-Vallier (Saône et Loire), Arnaud Boukhitine commence le tuba à l’âge de 12 ans. Après ses débuts à l’Ecole Municipale de Musique de Montceau-les-mines, il étudie au Conservatoire National de Région de Dijon, dans la classe de tuba de François Poullot, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, dans la classe de tuba de Melvin Culbertson et dans la classe d’écriture de Loïc Mallié. Il obtient en juin 1999 le Diplôme National d’Etudes Supérieures de tuba avec la mention Très bien à l’unanimité avec les félicitations du jury et en juin 2000 le Diplôme National d’Etudes Supérieures d’écriture avec la mention très bien. En 1996 et 1997, il participe à plusieurs concours internationaux et obtient successivement un 2ème Prix au concours international de Markneukirchen (Allemagne), un 2ème Prix au concours Verso il Millennio (Italie) et un 1er Prix au concours Prestige des cuivres à Guebwiller (France). En 1999 il remporte le prix Pierre Salvi lors du concours organisé par le Festival Musical d’Automne des Jeunes Interprètes (Val d’Oise) et en 2001, un 3ème Prix au concours international de Lieksa (Finlande). Entre 1995 et 1997, il est membre de l’Orchestre Français des Jeunes dirigé par Marek Janovski. Depuis, il travaille régulièrement en collaboration avec de grands orchestres symphoniques tels que l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre de l’Opéra National de Paris, l’Orchestre de l’Opéra National de Lyon, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre de Chambre de Lausanne ainsi que l’Orchestre de Paris. Titulaire du Diplôme d’Etat et du Certificat d’Aptitude, il enseigne depuis 1997 au Conservatoire National de Région de Dijon et depuis 2001 à celui de Boulogne-Billancourt. Egalement professeur assistant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, il est membre du quintette de cuivres Turbulences, finaliste du concours international de Narbonne et 1er Prix du concours international Philip Jones à Guebwiller. Arnaud Boukhitine entre à l’Ensemble Intercontemporain en avril 2002.
Christophe Lavergne : batterie. En 1985, il suit ses études de percussions au C.N.R. de Nantes avec Gérard Hieronimus et obtient son diplôme de fins d’études. Parallèlement, il étudie le jazz en autodidacte et part à New York à plusieurs reprises pour étudier la batterie à la New School et au Drummer’s Collective avec Billy Hart, Adam Nussbaum, Charly Persip, Mike Clark et Marvin Smitty Smith. Il participe également à des master class en France et en Irlande sous la direction de John Abercombie, Keith Copeland, Dave Liebman, John Scofield et John Mac Laughlin. Il s’est produit ou a enregistré avec Seamus Blake, Philippe Harper, Guilaue Orti, Laurent Cugny, George Arvanitas, Graham Haynes, Norma Winston, Christophe Wallemme, Emmanuel Bex, Jacques Pellen, Steve Potts, Alain Jean-Marie, Gildas Bocle, Stéphane Belmondo, Denis Leloup, Michel Benita, David Patrois, Anthony Kerr, Gueorgui Kornazov, Olivier Hutman, Geoffroy De Masure, Benoît Delbecq, Pierre De Bethmann, Christophe Laborde, Ronan Guylfoyle, Bruno Angelini, Olivier Sens, Jean-Louis Lognon, François Corneloup... Il participe également à des créations théâtrales (« Les réprouvés » sur une musique de Jean-Marc Padovani à l’Opéra de Nantes, ...), à des musiques de films (« La vie commune », diffusé sur ARTE...).
[3] VINTAGE ORCHESTRA : Fondé à l’initiative de musiciens désireux de monter un projet sur le long terme, le Vintage Orchestra a tout d’abord exploré les répertoires de Bill Holman et de Thad Jones, ainsi que la musique de Bob Brookmeyer. C’est à Thad Jones que le premier enregistrement de l’orchestre, est exclusivement consacré, ce qui en soi constitue une première en France. Avant la publication de ce remarquable témoignage, fruit d’un travail très exigeant et minutieux, l’orchestre s’est produit dans les clubs de jazz parisiens, ainsi que sur la scène des festivals en France (festivals de Clermont-Ferrand, Roqueferre, Caen) et à l’étranger (festival de Porto, Portugal). La grande particularité du Vintage Orchestra est d’associer en permanence la pratique du jazz dit de répertoire à la création, et ce depuis ses débuts. Bill Mobley, trompettiste, compositeur et arrangeur très actif sur la scène new-yorkaise, Carlos Azevedo du Portugal ou Stan Laferrière en France ont plusieurs fois dirigé l’orchestre en répétition, ainsi que pour l’exécution de leurs oeuvres en public. C’est d’ailleurs avec Stan Laferrière qu’est d’ores-et-déja prévue une résidence sur la Scène Nationale de Bayonne et du Sud Aquitain au début de l’année 2005, avec pour programme la création d’un répertoire entièrement original, et son enregistrement.
Le Vintage Orchestra est donc en passe d’atteindre son double objectif : puiser sa cohésion dans la musique traditionnelle qu’il a aujourd’hui totalement assimilée, et, sans pour autant s’en détourner, continuer d’avancer vers la modernité par le biais de rencontres avec des compositeurs nouveaux.
Trompette : Erick Poirier, Lorenz Rainer, Fabien Mary, Yoann Loustalot ; Trombone : Mickael Joussein, Jerry Edwards, Christophe Heyman, Lionel Segui, Sax : Dominique Mandin, Olivier Zanot, Thomas Savy, Sophie Alour ; Jean-François Devèze rythm, Florent Gac, Yoni Zelnik, Andrea Michelutti.
Sur la toile :
Le site
Le Trabendo
211 Avenue Jean Jaurès
75019 Paris
Renseignements : 01 49 25 89 89
Métro : Porte de Pantin ( ligne 5 Bobigny / Place d’Italie )
Bus : Porte de Pantin ( ligne 75 ou PC )
Parking : Parking Sud ( sous la Cité de la Musique)
Sortie périphérique : Porte de Pantin, accès par le 211, av J. Jaurès
Parking payant ouvert tous les jours 24h/24
Locations : 0 892 683 622, FNAC, Carrefour, www.fnac.com, VIRGIN, LECLERC, AUCHAN et points de vente habituels