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![]() Jazz Ô Zèbre 2008
Communiqué :
Jazz Ô Zèbre les 17, 18, 19 et 20 juin 2008Jazz Ô Zèbre : un rendez-vous régulier autour d’une musique de création, un jazz contemporain qui tire ses influences du jazz, du rock et de la musique contemporaine. JAZZ Ô ZEBRE 2008 – 2ème édition Carte Blanche à Thierry Balasse"4.2.1" : Pour la deuxième édition Thierry Balasse lance les dés… 4 soirées autour de l’idée de la rencontre entre 2 éléments, proposées par 1 musicien du son : une interaction entre mots et musique en début de soirée, avec des textes qui viendront nourrir l’inspiration de musiciens improvisateurs (textes narratifs, textes érotiques, textes poétiques,…), suivie de la rencontre entre deux musiciens de la scène française du jazz. « Musique, art des fiançailles perpétuelles » (Henri Michaux). Avec : André Rober, Jean-François Pauvros, Fany Mary, Isabelle Loubère, Hélène Labarrière, Sylvain Kassap, David Jisse, Eric Groleau, Gilles Coronado, François Corneloup, Hélène Breschand, Thierry Balasse D’une manière générale, les soirées sont organisées autour de l’idée de démarrer par des écoutes sur phonographes et Teppaz lors de l’entrée du public. Ensuite, une première partie propose un travail de rencontre texte / musique en improvisation ou non, d’une durée de 30’ environ. La deuxième partie est plus « traditionnelle », avec un rapport classique de concert.
Informations pratiques : Zèbre de Belleville, Horaire : 20h30
Thierry Balasse En dehors des formes habituelles de concerts, il développe d’autres types d’interventions, avec des installations (QQCQCD, pièce pour une platine, un casque et un auditeur), une réflexion sur la lutherie (Gants larsen) et la diffusion sonore (acousmonium mêlant casques et enceintes). Il a également crée la BIMS, Brigade d’Intervention Musicale et Sonore, qui propose plusieurs formes de concert (Duo, Concert avec invité, conférence-spectacle...) en tournée depuis 2005. Eric Groleau Parallèlement au jazz, il participe à d’autres projets comme la création de la musique d’un spectacle de cirque contemporain avec Fabrice Barré (Scène Nationale de Poitiers) et enregistre le disque du spectacle « Histor’ Hic », participe également à l’Opéra Rigoletto -Verdi -pour le Festival Lyrique de Sanxay. Il a joué au sein du groupe Yole (musiques traditionnelles) de 1996 à 1999 avec lequel il a enregistré l’album « à 600 lieues » -Several Records – Madrid. Des rencontres avec d’autres batteurs comme Moktar Samba, Ramon Lopez, André Charlier, Stéphane Huchard, lui ont permis d’élargir son approche de la batterie et de la percussion et de développer un style et un jeu musical personnel. Et joue également au sein des formations suivantes :
Fany Mary Gilles CORONADO Hélène Breschand Membre co-fondateur de l’ensemble LABORINTUS, et membre de l’orchestre Transes Européennes de Pablo CUECO, Hélène BRESCHAND mène une carrière de soliste et de chambriste, tant à travers le répertoire contemporain et les créations, que l’improvisation et le théâtre musical (Georges APERGHIS, Jacques REBOTIER). Elle travaille avec des compositeurs comme Luciano BERIO, Bernard CAVANNA, Emmanuel NUNES, François ROSSÉ, Yoshihisa TAÎRA, TÔN-THÂT TIÊT… des musiciens comme Sophie AGNEL, Serge BERTOCCHI, Cécile DAROUX, Michel DONEDA, Michel GODARD, Sylvain KASSAP, Garth KNOX, Thierry MADIOT, Jean-Marc MONTERA, Annick NOZATI, Jean-François PAUVROS, Didier PETIT, Pierre FAVRE, Henri TOURNIER. Collabore sur certains projets avec des ensembles tels que 2e2m, Erwartung, Ars Nova… Elle travaille également avec la danse (Mic GUILLAUMES, Anja HEMPEL…), le théâtre (Jean-Claude BERUTTI, Isabelle CENSIER, Daniel MESGUICH…), le cirque (Cécile MONT-REYNAUD), et les arts plastiques ( Pierick SORIN, Lisbeth DELISLES ; performances dans les musées tels que ceux de Arles, Nantes, Strasbourg, Troyes…). Parmi ses groupes, on retrouve le Trio Hélène BRESCHAND / Sylvain KASSAP (cor de basset) / Didier PETIT (violoncelle) ; le duo avec Wilfied WENDLING (ordinateur et images) ; le duo avec Jean-François PAUVROS (guitare électrique). Médaille d’or et prix d’excellence au Conservatoire de Paris auprès de Brigitte SYLVESTRE, Hélène BRESCHAND enseigne au conservatoire du 6ème à Paris et est régulièrement invitée à donner des workshop, notamment au CNSM de Paris, au CNR de Strasbourg, création de mini-opéras en Lozère avec Scènes Croisées… Jean-François Pauvros Pauvros est l’un des premiers en France dès le milieu des années 70 à emboîter le pas au guitariste de free jazz américain Sonny Sharrock et à développer un jeu libre et intuitif. Sa pratique oblique de la guitare, mais jamais à l’horizontale comme la "guitare préparée" inventée Keith Rowe, privilégie le corps à coeur et la recherche tactile d’une nouvelle musicalité. Son acharnement à extirper toutes sortes de sons inouïs de ses cordes attaquées à l’archet comme Jimmy Page de Led Zeppelin ou livrées à une saturation méticuleuse, lui forge un instrument hybride à mi-chemin entre le violoncelle et la cithare ethnique électrifiée, propice à toutes les aventures sonores. Assez atypiques dans le paysage musical hexagonal de l’époque, ses joutes avec le percutant ferrailleur Gaby Bizien apparaissent rétrospectivement assez proches du duo d’Outre-Manche Derek Bailey / Tony Oxley. De fait, leur disque produit en 1976 par Jef Gilson et son éphémère label Un-Deux-Trois (réédité en CD par Spalax en 1996), rencontre une écoute favorable de la part des britanniques promoteurs au sein de la Music Improvisation Company de la free music. Jean-François Pauvros improvise également à cette époque avec le bassiste allemand free Peter Kowald. En marge de ce duo explosif avec Bizien, Pauvros crée une musique nouvelle de haut vol en compagnie d’un claviériste échappé de la sphère du free jazz franco-américain, Siegfried Kessler. Leur disque "Phénix 14", enregistré en une seule nuit, du 13 au 14 juillet 1978 et paru au Chant du Monde (hélas ! non réédité), révèle des textures sonores ciselées et une alchimie de l’improvisation en duo qui les rapprocherait même par moment de certaines écritures électroacoustiques ! La rencontre de Pauvros avec le trompettiste et chanteur Jac Berrocal et son groupe polymorphe Catalogue va alors être déterminante pour la cristallisation de ses idées musicales. Il partage avec Berrocal la même envie de tordre le coup aux idées communes, de mélanger musiques populaires et recherche sonore, de passer au scalpel free jazz, punk rock’n’roll, chanson, improvisation… Catalogue va se stabiliser assez rapidement autour de la formule magique du trio, avec le batteur et claviériste du groupe Lard Free Gilbert Artman, créateur et compositeur d’Urban Sax. Leur disque "Pénétration " enregistré live dans une brasserie en Suisse en 1982 et sorti sur Hat Hut (réédité en CD en 96), témoigne de l’incandescence et de l’imprévisibilité de ce power trio à rebrousse-poil. Jean-François Pauvros participera ainsi pendant une bonne douzaine d’années, en France comme aux Etats-Unis, aux élucubrations no future du trublion Jac Berrocal ! Au début des années 80, il croise la route d’Américains venus se ressourcer au terroir de la Sarthe, dans le fameux festival organisé à Chantenay-Villedieu par l’agitateur Jean Rochard, notamment Arto Lindsay du groupe new-yorkais no wave DNA avec qui il partage une pratique intuitive de la guitare ou Ernie Brooks, le bassiste des Modern Lovers. Avec eux, le saxophoniste free Evan Parker, le saxophoniste et chanteur punk Ted Milton de Blurt, le batteur Terry Day et quelques autres, Pauvros accouchera de deux opus essentiels où la chanson dévoyée côtoie l’improvisation, le rock déluré se mélange au free funk à la James Blood Ulmer. " Le Grand Amour " en 85, suivi de près par " Hamster Attack " en 87 voient le jour sur le label Nato du même Jean Rochard. Jean-François Pauvros commence alors à être régulièrement sollicité outre-atlantique. Dès les années 80, il rencontre à New York les piliers de la scène dite downtown, comme le guitariste Elliot Sharp ou Sonic Youth. La Monte Young, le pionnier de la musique minimale répétitive lui demande même de participer à une exécution de son " Poem for chairs " à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1989, sous la direction de Rhys Chatam ! Il est aussi l’une des 100 guitares qui interprètent au quatre coins du Monde la composition minimale " An angel moves too fast to see " de ce dernier, par exemple en 2004 à Nantes au Lieu Unique. Depuis quatre ans, au sein de The Deep Blue Sea, aux côtés de Jonathan Kane l’ancien batteur du groupe noise industriel The Swans et d’Ernie Brooks, il participe à la relecture du répertoire du blues électrique de Chicago ! Il côtoie régulièrement la guitare préparée de Jean-Marc Montera, le batteur émérite Chris Cutler, la harpiste Hélène Breschand, et nombre d’improvisateurs vétérans ou émergents. On peut ainsi l’entendre régulièrement au festival Musique Action organisé par le Centre Culturel André Malraux de Vandoeuvre-les-Nancy, aux Instants Chavirés de Montreuil, en décembre dernier au Groupe de Recherches et d’Improvisations Musicales (GRIM) de Marseille... Invité de la première édition du festival " All Improvista " organisé par le club de Jazz le Pannonica à Nantes en mai 2004, il se mettra de nouveau en danger aux côtés de nombreux improvisateurs lors de la seconde édition en juin 2005. A la fin des années 90, avec le joueur de synthés analogiques Jean-Marc Foussat et le batteur Makoto Sato, Pauvros crée Marteau Rouge, groupe qui privilégie surtout le travail des textures sonores et la spontanéité, tout en cherchant à inventer et pérenniser un langage propre, à la différence des rencontres improvisées par définition éphémères. La musique de Marteau Rouge se forge dans des contextes variés, en accompagnement du film de Dreyer "La Passion de Jeanne d’Arc", en première partie de Sonic Youth à l’Olympia en 2002 et souvent en compagnie d’invités comme le saxophoniste et trompettiste américain Joe McPhee, le trompettiste Itaru Oki, le saxophoniste Maki Nakano et la danseuse Yuko Kametani et la danseuse Butô Maki Watanabe. Il joue aussi depuis quelques années dans Les 4 Filles de l’industrie aux côtés du penitre Jean-François Binet au sampler, Jean-Marie Messa à la guitare, Ernie Brooks à la basse et Makoto Sato. Après " Ondine / Antenna " produit par le groupe en 1999 (…) Toujours soucieux d’expérimenter sur son instrument, il confronte régulièrement sa pratique à celle d’autres guitaristes, comme par exemple le pionnier britannique Derek Bailey ou encore les guitariste japonais Keiji Haino (Cf. "Y" par sur Shambala en 2000) et Kawabata Makoto (Cf. "Venus" récemment sorti sur le label japonais PSF). Le label contemporain de Radio France Signature a publié en 2004 " Ecume ou Bave " qui officialise sa collaboration avec le guitariste touche-à-tout Noël Akchoté et le bluesman mutant Red. Pauvros joue pleinement son rôle de passeur en s’occupant à Paris de l’association Campus, qui propose divers studios de répétition et d’enregistrement. Cette passion pour les musiciens de tous poils ne l’empêche pas d’expérimenter avec des artistes d’autres disciplines. Depuis le début des années 90, Jean-François Pauvros compose régulièrement pour la danse et principalement pour la chorégraphe Anne Dreyfus. Plusieurs ballets ont vu le jour : "Divine fois 4", "Acmé" et "Le corps est un menteur", qui ont d’ailleurs fait l’objet de deux disques chez Spalax. Il participe également à la conception, la réalisation et la mise en scène des chorégraphies "Le Grand Amour" et "Fée d’hiver". Enfin, Il se produit souvent en duo avec Anne Dreyfus, Masaki Iwana et Dina Emerson de la compagnie Meredith Monk. Pauvros a aussi composé et interprété de nombreuses musiques de films, courts métrages, reportages, fictions, dont "Entrée de secours" de Jérôme de Missolz, "Klossowski" et "C’est de l’art" de Pierre Couliboeuf, "En attendant la vague" et "Elle voit des plis partout" de Guy Girard, "La Mécanique des femmes" de Jérôme de Missolz ou encore "Royal Bonbon" de Charles Najman. C’est aussi un amoureux des mots et de la littérature, comme en témoignent ses morceaux basés sur des textes de Pierre Mc Orlan ou Pasolini, un spectacle improvisé autour de la chasse au Snark de Lewis Carroll et ses collaborations fréquentes avec des poètes contemporains, comme Setsuko Chiba (Cf. " Mango, Mango " sorti sur Spalax en 1997), Michel Bulteau (Cf. " Rinçures " sur Fractal en 1999), Charles Pennequin ou encore Gozo Yoshimasu avec lequel il se produit régulièrement au Japon et récemment en mars 2005 à Paris et Nantes. Pauvros ne se cantonne pas dans le domaine expérimental, comme en témoignent des incursions répétées dans la chanson, comme sa reprise de " Mon Homme " de Mistinguette paru en 45 tr sur Rectangle en 1999 ou son spectacle sur la chanson contestataire à la Cité de la Musique donné en décembre dernier. Sa discographie reflète donc le caractère de sa musique : protéiforme et fondée sur les rencontres, les collaborations artistiques. Une exception s’en détache pourtant : " La Belle Décisive ", disque solo magnifique sorti chez In Poly Sons en 1996 et basé sur le thème de la folie. Comme l’arlequin trismégiste d’Apollinaire ou des Gilles de Binche qui observerait Alice passée de l’autre côté du miroir, Pauvros se met ici à nu et sa voix étrange baigne dans des atmosphères indicibles, façonnées comme de l’Art Brut par la guitare, le piano et autres bricolages sonores sur la corde raide. Dans un hors-série récent, le magazine Les Inrockuptibles a d’ailleurs fait entrer " La Belle Décisive " dans leur palmarès des meilleurs disques des années 80-90. Adopté par les indiens Shawnees et le Japon où il se produit fréquemment, tout autant à l’aise dans le folklore imaginaire des pechnos dadas Look De Bouk que sur scène avec des musiciens éthiopiens ou des improvisateurs européens, Jean-François Pauvros parvient, tel Zelig l’homme caméléon de Woody Allen, à se fondre dans tous les territoires sonores ! Interzones. Extraits de presses et informations Isabelle Loubère
François Corneloup Depuis le début des années 80 François CORNELOUP artiste-musicien autodidacte, enchaîne les expériences et les rencontres d’où il tire une écoute, une certaine attitude à l’égard de l’autre et du sens qui s’exprime de cette rencontre ; une communication. Une expérience développée au sein de la Compagnie LUBAT, ou aux côtés de Claude BARTHELEMY, d’Henri TEXIER, de Michel Portal et de Gérard MARAIS. « (...) un parcours ludique dans une topographie intime (musiques festives, audacieuses, ou furieusement lyriques, selon les instants). » © Xavier Prévost - Jazz Magazine David Jisse Sylvain Kassap Hélène Labarrière Henri Michaux André Robèr « (Ici) lieux de naissance, lieux de ma culturation indiquent L’exil et le lieu de naissance
Pourquoi Jazz Ô Zèbre ? Le festival Jazz Ô Zèbre a pour ambition de proposer à Paris un rendez vous régulier autour d’une musique de création, un jazz actuel qui tire ses influences du jazz, du rock et de la musique contemporaine. Cette musique est en effet, et déjà depuis quelques années, mal représentée dans la programmation des clubs de jazz parisiens. L’objectif à moyen terme est de créer un réseau alternatif et complémentaire à celui des clubs de jazz parisiens qui monopolisent à quelques exceptions près (New Morning, Mains d’oeuvres, Point éphémère, Studio de l’Ermitage, Le Triton…) la programmation jazz à Paris intra muros. Une qualité d’accueil variable, des tarifs de billetterie et de consommations élevés, des conditions techniques, acoustiques et financières parfois discutables sont reprochés aux clubs de jazz par le public mais aussi par les artistes qui n’ont souvent pas d’autre choix de programmation à Paris. Ces éléments sont à l’origine d’un cloisonnement de cette musique et constituent souvent une barrière difficile à franchir pour un public non nécessairement passionné. Les différents courants actuels en jazz et musiques improvisées sont largement méconnus du public. Ici, pour Chi Chi et à travers Jazz Ô Zèbre, c’est l’occasion de présenter des soirées dans une salle de concert, à la jauge conséquente (200 places), dans un cadre différent d’un club de jazz traditionnel ou d’une arrière-salle de café concert. Le Zèbre de Belleville, probablement l’une des plus belles salles parisiennes de cette catégorie, dispose de conditions techniques et acoustiques de grande qualité. Le Zèbre de Belleville est une salle à l’histoire chargée, puisqu’elle est l’une des plus anciennes de Paris, au départ cinéma de quartier, elle accueille aujourd’hui des spectacles de cabaret, de cirque et des concerts de chanson française. C’est aussi l’occasion pour cette salle mythique de s’ouvrir à de nouveaux horizons musicaux et à un nouveau public. Arthur Schoeller, codirecteur du Zèbre s’implique personnellement dans la première édition de Jazz Ô Zèbre. L’association CHI CHI CHI CHI a une expérience solide et reconnue dans la création, l’organisation et la production d’événements culturels. Les festivals « Les Zéphémères du Zèbre » (4ème édition en 2008) et « Jazz Ô Zèbre » (2ème édition en 2008) crées, organisés et produits par l’association ont reçu le soutien et la reconnaissance des professionnels (CNV, ADAMI, ARCADI, Région Ile de France, ONDA, collectivités locales, nombreux médias…). CHI CHI est aussi coorganisateur du laboratoire franco-italien SUR:REALI (Trévise, Italie) réunissant près d’une centaine d’artistes pluridisciplinaires ainsi que de la première édition en 2008 du festival MUSICALO qui réunira des artistes de la chanson et des musiques improvisées dans le cadre d’un projet ambitieux de valorisation du patrimoine industriel du Canal du Centre en Bourgogne. Enfin, CHI CHI est à l’origine de la première plateforme française proposant de la musique en téléchargement légal et payant en format non compressé www.microsillon.com La compagnie Inouïe INOUIE a été créée en 1999, dans le but d’explorer tous les sentiers possibles offerts par le monde du sonore, à travers la production scénique et phonographique. Aujourd’hui, Inouïe intervient sur le champ du sonore et de la musique contemporaine par un large panel de propositions et de modes d’intervention, avec notamment pour fil conducteur depuis 2005 une réflexion sur les liens entre le texte et la musique. Production de spectacles mêlant théâtre, poésie et musique, productions de concerts sur la base d’une rencontre entre un instrumentiste et des traitements sonores en direct, productions de disques atypiques, comme les portraits phonographiques, et actions pédagogiques allant de propositions pour les écoles primaires jusqu’à la formation de formateurs. Point commun à toutes ces créations : une musique tournée vers les oreilles du public et une expérimentation sonore soignée portant sur tous les paramètres du son (le signal sonore, son traitement, sa diffusion dans l’espace). Inouie est actuellement en résidence à la Muse en Circuit, dirigée par David Jisse. C’est en 1939 que Georges Lescure, propriétaire d’un terrain au 63 boulevard de Belleville dans le 11ème, s’associe avec Monsieur Berck-Rodomski pour créer une salle de cinéma, Le Nox (il y en avait encore assez peu à l’époque). Après la guerre, un troisième partenaire, Monsieur Roland, rejoint l’équipe. L’affaire tourne, mais l’époque est difficile. Et en 1951, ils vendent les parts de la société à Christiane et Jacques Leproux. Ceux-ci sont berrichons, et la première chose qu’ils font, c’est de rebaptiser Le Nox en Le Berry. Mais le cinéma en général n’est pas très florissant, le quartier, culturellement, est plutôt sinistré et beaucoup de petites salles se convertissent au porno, sauf Le Berry qui veut faire perdurer la belle tradition du cinéma de famille. Monsieur Leproux prend sa retraite en 1984 et sa femme Christiane reste seule aux commandes du beau navire. Pour attirer un public plus jeune, elle a l’idée d’ouvrir sa salle à la musique. Dans les années 80, les groupes ont le vent en poupe et il y a plein de troupes de théâtre d’avant-garde qui cherchent des lieux pour s’exprimer. Le Berry caracole et s’adjoint le nom de Zèbre. Il devient Le Berry Zèbre. Hélas, le bonheur de dure jamais longtemps. En 85, le propriétaire, Monsieur Lescure, refuse le renouvellement de bail à Christiane Leproux. Il faut dire que l’immobilier flambe et qu’il voudrait vendre son vieil immeuble. Cela entraîne 9 ans de procès. Après moult péripéties (décès du propriétaire qui avait enfin accepté de vendre directement à Madame Leproux, difficultés de successions etc…), la salle est murée le 1er avril 1994. C’est le 25 avril que le professeur Albert Jacquart casse, symboliquement et « en vrai », la première pierre du mur – inaugurant ainsi une période de squat fou par des artistes de tous bords. Il y a un concert chaque soir – Higelin, Richard Bohringer, Les Garçons Bouchers, Pierre Barrouh, Les Têtes Raides … Ils sont tous là pour que la salle reste vivante. Mais les pressions juridiques sont les plus fortes et en janvier 95, Christiane Leproux abandonne. Le Berry Zèbre reste muré 5 ans. En janvier 99, Francis Schoeller, directeur du Cirque de Paris, rachète les murs. La ville de Paris, Le Conseil Régional d’Ile de France, le Ministère de la Culture, et la Mairie du 11ème arrondissement s’unissent enfin et le permis de construire est délivré, 2001 est consacré à des travaux dantesques. Le 1er mars 2002, arrive enfin le jour d’inauguration du Zèbre. |









