Africolor répond présent

Communiqué :

Droit de réponse

Il y a des jours comme ça. Il pleut, internet ne fonctionne pas, l’électricité saute dans la foulée et les mauvaises nouvelles tombent les unes après les autres. C’est lundi d’accord, mais quand même !

Voilà ce qui m’amène : le numéro 634 du journal Marianne, celui du 13 au 19 juin. Comme je ne lis plus les hebdos, je ne savais pas jusqu’à ce lundi 15 juin qu’on y trouvait un article intitulé « Les festivals ne sont pas à la fête » signé par Vincent Hugnet et Anna Topaloff. Je ne connais pas ces deux journalistes, je ne les ai jamais rencontrés et cet article me fait dire que j’envisage de ne plus payer les artistes devant la baisse des subventions d’Africolor !!! En voilà une exclusivité ! Tout ça parce qu’il y a un mois, un journaliste de Marianne me téléphone au bureau pour me demander si le festival a des problèmes avec ses subventions. J’explique qu’en effet on a une baisse de subvention et que notre gros soucis, étant un festival axé sur la rencontre et la création, c’est qu’on n’aura bientôt plus aucun budget pour financer les répétions en amont de ces créations. Quant à ne plus payer les artistes qui jouent au festival, je crois bien qu’avant d’en avoir l’idée, je serais déjà parti faire du trafic de mangues entre le Mali et la France.

J’ai été journaliste pendant 12 ans et je sais trop bien ce qu’un raccourci peut entrainer. Le journaliste de Marianne me fait dire une ânerie qui va à l’encontre de tout le combat d’Africolor depuis 20 ans. Je sais aussi qu’un droit de réponse sur un tel sujet ne sert à rien et n’éclaircira pas l’affaire. Vous qui lisez [ceci], vous saurez donc au moins que tous les artistes ont toujours été payés à Africolor et que tant que ce festival vivra, ils continueront à l’être.

Ce qui n’empêche que le titre de l’article est juste : les festivals ne sont pas à la fête.

  • Philippe Conrath