Portrait

Ambrose Akinmusire

… à Jazz à Vienne


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Ambrose Akinmusire © Jos Knaepen/Vues sur Scènes

Casquette sur la tête. Un petit air canaille. L’impression d’être sur scène par hasard, par accident. Au bout des bras ballants, sa trompette. Une, deux interventions, et déjà le jeune homme démontre qu’il a bien sa place au firmament de la manette à pistons dorée. Ambrose Akinmusire, vous connaissez ? Non ? C’est un tort.

Certes, son CV parle pour lui. Il n’a pas encore l’âge de conduire une voiture (en France du moins) qu’il a déjà joué avec Joe Henderson, Joshua Redman, Steve Coleman ou Billy Higgins. Passons sur les détails que sont la Berklee School, la Manhattan School of Music, le Masters Program à l’Université de Southern California ou le Monk Institute of Jazz. On dit aussi que ce jeune homme a travaillé avec Terence Blanchard, Billy Childs et Gary Grant. Mais aussi avec Herbie Hancock, Wayne Shorter, Jimmy Heath, Jason Moran, Hal Crook, Bob Hurst et Wallace Roney.

Comme si cela ne suffisait pas, il a remporté quelques trophées, dont celui de la Thelonious Monk International Jazz Competition. Parmi les juges, Quincy Jones, Herb Alpert, Terence Blanchard, Hugh Masekela, Clark Terry et Roy Hargrove - tous, faut-il le rappeler, trompettistes.

A Jazz à Vienne, il a sacrément décoiffé. Par son phrasé, sa façon d’empoigner la musique, de jouer sur les nuances les plus fines, ce jeune trompettiste rend chacune de ses interventions aussi captivantes que légères. Surtout, loin des passages codifiés avec rappel programmé, il n’a cessé de se multiplier, d’une scène à l’autre, ici avec Donald Brown, là avec Walter Smith ou Leo Tardin… Tout ce qu’on aime.