Scènes

BDC la Belle à Jazz à Luz

Jazz à Luz, festival déraisonnable, accueillait vendredi 15 juillet BDC La Belle


Musiques actuelles, improvisées, métissées et jazz contemporain sont au menu de ce festival déraisonnable (plus d’une trentaine de propositions musicales et artistiques en 4 jours) de plus en plus couru. Un festival qui depuis sa création a pris le parti de la découverte et fait le pari de l’étonnement.

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BDC la Belle © Jean-Philippe Birac

Placée sous le signe de l’exigence, de la curiosité, de l’éclectisme, de la fête et de la convivialité, l’édition 2016 était, cette année encore, conforme aux 25 précédentes.

Une journée complète à Luz, ça commence à 11 heures (le samedi matin, la mise en train était assurée dans une église de montagne par Antonin-Tri Hoang qui nous régala d’un solo de saxophone épuré et somptueux) pour se terminer au-delà de 2 heures le lendemain.

N’ayant pu cette année arriver au pied des montagnes que le vendredi soir, je ne vous parlerai pas du début du festival qui m’a complètement échappé. Les concerts du trio Ches Smith/Mat Maneri/Craig Taborn et du duo suisse Simone Aubert/Vincent Bertholet furent, aux dires de quelques amis déjà dans la place, assez incroyables. (Lire le compte rendu d’Anne Yven qui était présente pour Citizen Jazz. NDLR)

Pour ma part j’arrivai une heure avant la prestation des Toulousains de BDC La Belle. Sous le grand chapiteau s’il vous plaît ! Enfin une scène digne de leur démesure. Et je ne fus pas déçu. Entre rock et free jazz libertaire, explosions des cuivres et bidouillages électroniques, rythmique puissante et frappe de bûcheron, débauches électriques et improvisations collectives, BDC La Belle joue fort, vite, s’agite sur scène en permanence, reprend son souffle de temps en temps et distille une musique complexe et fiévreuse, faite de riffs assassins, de montées en tension imparables, de climats contemplatifs, de couleurs noisy jubilatoires, le tout monté à la fougue et à l’énergie. Sur la grande scène du festival ils confirment haut la main, devant un public qu’ils ont su aller chercher, toute la justesse de leur démarche.