Disparition de Blossom Dearie

Photo X/DR

Au pays des chanteuses à voix, Blossom Dearie (de son vrai nom Marguerite Blossom Dearie, ce qui est un miracle en soi), qui vient de mourir à l’âge de 84 ans, chez elle, dans son sommeil, avait l’un des timbres les plus reconnaissables au monde — acide, pensif et léger, d’une décontraction apparemment totale.

Née dans l’état de New York en 1926, elle étudie le piano puis se tourna vers le jazz et rejoint les Blue Flames, qui chantaient avec les orchestres de Woody Herman et d’Alvino Rey. Elle reste dans le bleu en devenant l’une des huit Blue Stars, chante à Paris et rencontre Norman Granz, le patron de Verve, dans les années 50.

Six disques suivent qui ressurgissent régulièrement dans les nuits radiophoniques. Blossom Dearie (1956), Give Him the Ooh-La-La (1957), Once Upon A Summertime (1958), Blossom Dearie Sings Comden and Green (1959), My Gentleman Friend (1959) et Soubrette Sings Broadway Hit Songs (1960).

Blossom Dearie, qui ne voulait pas être considérée comme une chanteuse de jazz, écrivait la plupart de ses mélodies, lança sa propre maison de disques, Daffodil Records (qui produit du reste son dernier disque, Blossom’s Planet), et détestait en bloc l’œuvre d’Andrew Lloyd Weber.

  • Anne-Sylvie Homassel

Source : L.A. Times