Le jazz a sa tribune.

Edition du 18 août 2019 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487

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Une sélection de concerts
proposée par la rédaction.





Freddy Live à Garonne (Toulouse)

FREDDY LIVE À GARONNE
Du 24 au 26 avril 2008
au Théâtre Garonne à Toulouse

Tous en scène avec Freddy Morezon au Théâtre Garonne. Du 24 au 26 avril pour la première fois à Toulouse Freddy et ses artistes se retrouvent pendant 3 jours. Un arrêt sur image des projets artistiques en cours. Freddy rassemble des artistes d’ici et d’ailleurs, connus, reconnus ou à connaître.

Un programme pour un large public, de plus en plus curieux et toujours prêt à se laisser surprendre. Expériences décalées, musiques innovantes, images, récits, installations et performances, jazz, punk, éthio-jazz-punk, expérimental, intimisme… nourrissent la spécificité de ce rendez-vous.

Le secret de Freddy : « Hors des sentiers battus, l’horizon prend un autre relief ! »

Au programme :

Du jeudi au samedi soir 10 rendez-vous, 27 artistes, du solo à « tutti quanti ».

JEUDI 24 AVRIL

Concert :

Concert & Images

VENDREDI 25 AVRIL

Lecture & images

Ciné-concert

Concert

- SAMEDI 26 AVRIL

Installation

Performance

Histoires et musiques

Concerts

En partenariat avec Radio Campus et OC-TV.net

L’odyssée de Freddy, 5 ans d’exploration perpétuelle et un laboratoire en ébullition Freddy Morezon’ p.r.o.d. , une association active depuis déjà 5 ans à Toulouse. Autour d’un noyau dur d’artistes - La Friture Moderne, Le Tigre des Platanes… - Freddy Morezon p.r.o.d. est repéré pour sa direction artistique particulière et sa démarche innovante. Freddy et ses artistes reçoivent le soutien de partenaires locaux, régionaux et internationaux. Une scène toulousaine de plus en plus identifiée et reconnue qui s’exporte au-delà des frontières. Une des définitions de l’odyssée est celle d’un voyage long et aventureux. Enrichis par leurs voyages, leurs aventures et leurs rencontres, Freddy Morezon et son équipe reviennent à Toulouse en 2008 pour un rendez-vous fort au Théâtre Garonne. Toulouse, port d’attache. Tous les artistes (musiciens, conteurs, graphistes et scénographes) qui travaillent avec Freddy Morezon p.r.o.d. sont issus de la scène toulousaine. Leurs actions sont accompagnées et soutenues par de nombreux partenaires :

Freddy Morezon n’a pas choisi le Théâtre Garonne par hasard. Fort de leur expérience commune en 2003/2004 avec la trilogie VARIATIONS, trois créations de la Friture Moderne, Freddy Morezon dans une continuité et une suite logique, souhaite associer l’équipe du Théâtre Garonne en toute complicité à cette aventure artistique. Naviguer loin, revenir enrichi
Freddy Morezon est revenu de son odyssée enrichi par des rencontres et des connexions lui permettant ouvertures et interactions : Après ses débuts acoustiques dans la rue il y a 10 ans La Friture Moderne rencontre la scène et
l’électricité, le Tigre des Platanes rencontre la musique éthiopienne, et à travers elle, Eténèsh Wassié … ensemble ils ont conquis des territoires nouveaux, en France et en Europe.

Un événement annuel : cette première édition est la préfiguration d’une longue série de rendez-vous avec Freddy Live à Toulouse. Notre ambition est de créer chaque année un évènement, l’occasion d’une rencontre artistique. Nous retrouver pour partager nos expériences, coups de coeurs et présenter de nouveaux
projets.

Théâtre Garonne
1 av du Château d’eau
31000 Toulouse
Rens et rés. 05.62.48.56.56

3 espaces de spectacles :

Tarifs :
Plein tarif soirée : 15€
Tarif réduit soirée : 12€
Plein tarif 3 jours : 40€
Tarif réduit 3 jours : 30€

Galerie de portraits

Dr Chadbourne
Eugène Chadbourne est un compositeur américain, improvisateur, guitariste et joueur de banjo. Il a aussi écrit pour le All Music Guide et Maximum RocknRoll. Chadbourne a commencé par jouer de la guitare dans un groupe de rock‘n roll mais s’est rapidement lassé des formes conventionnelles. Il a étudié d’autres genres musicaux, dont le blues, la country, le bluegrass, le free-jazz et la noise, pour finalement synthétiser toutes ces influences en un
style bien à lui. Il est connu pour être l’inventeur du râteau électrique.
« Eugène est un amoureux de la musique, il écoute le monde l’esprit ouvert. Cela s’entend dans son travail où se croisent aux côtés de ses propres compositions les musiques de Thelonious Monk, d’Eric Satie, de Merle Haggard ou de Phil Ochs. Certains débuts de chansons peuvent vous paraître
familiers, mais même si vous avez déjà entendu Eugène les jouer, elles auront totalement changé cette fois. Au coeur de son travail d’improvisation se trouve la compréhension de la musique, l’instrument, l’espace et tout ce qui crée l’instant. Ce qui guide Eugène, c’est son amour sans bornes de la musique Country. Il ne s’agit pas d’un répertoire que l’on a l’habitude d’entendre dans les festivals d’avant garde, le Docteur Chadula s’occupe de changer ça. » © Laurent Moulédous (Einstein on the beach)

En partenariat avec Einstein on the beach

Luxuriants décombres, chapitre 2
Marc DÉMEREAU : composition et direction musicale
Christophe BERGON : conception, mise en espace, images et lumières
Benoît BONNEMAISON-FITTE : images, graphisme et dessins en direct
Laurent SASSI : mise en espace du son

La Friture Moderne :
Walter BARBERA : trompette, basse
Benoît CAZAMAYOU : accordéon, claviers et chant
Marc DÉMEREAU : sax alto, baryton, scie musicale, traitement électroacoustique et samples
Fabien DUSCOMBS : batterie
Ruben GUIU : trombone
Fabien BINARD : trombone
Piero PÉPIN : trompette, bugle, tuba, traitement électroacoustique et samples
Pascal PORTEJOIE : percussions Olivier SEIWERT sax ténor et électronique
Mathieu SOURISSEAU guitare et soubassophone

La Friture Moderne s’est employée, depuis quelques années, au détournement et à l’élargissement des codes d’appropriation de la fanfare par des glissements progressifs du répertoire, des formes scéniques et de leur contextualisation. En 2006 la Friture Moderne a créé, dans le cadre du festival Toulouse d’été, au planétarium de la Cité de l’Espace, Luxuriants Décombres – chapitre 1. Fruit des recherches engagées avec le GMEA/Centre
de création musicale d’Albi/Tarn sur l’intrusion de l’électronique et de la multi diffusion dans la fanfare, cette fresque en musique et en image a creusé, pour l’occasion, les décombres de l’imaginaire liés aux aventures spatiales. Luxuriants Décombres – chapitre 2, poursuit cette recherche tant musicale que visuelle et élargit sa thématique en s’appuyant sur le livre de Patrick Ourednik, Europeana - une brève histoire du XXe siècle. Une suite donc, réécriture, amplification de l’électronique, nouvelles images introduisant un travail graphique live, nouvelle scénographie et surtout nouveau contexte. Ce nouveau chapitre est conçu pour une diffusion hors planétarium, dans
les salles traditionnelles de spectacle vivant ou les lieux extérieurs particuliers et riches.

Lecture scénique
d’après Songes de Mevlido d’Antoine Volodine. (éd. du Seuil)
Christophe Bergon : mise en scène et son
Manuela Agnesini : lectrice
Benoît Bonnemaison-Fitte : dessins + 1 dactylo

« …Quarante-neuf ans et des poussières avant sa mort, Mevlido poussa la porte des Organes, jeta sa convocation devant Deeplane et, comme il n’avait rien dit jusque-là, il continua à se taire… » Une voix de femme, des dessins qui se construisent, une dactylo, une guitare électrique, un ventilateur et la littérature d’Antoine Volodine…

Chansons usurpées.
Philippe Gelda : piano électrique et voix
Benoît [Bonnemaison-Fitte-http://bonne.frite.free.fr] : projections.

Un type assez étrange s’en prend à la chanson française. Un piano est la première victime. Un très beau répertoire alimente sa série de faits divers. On reconnaît quelques pièces, on découvre des paroles, on s’aperçoit qu’il en restait du “caché dessous”, du “reste à prendre”. On s’installe dans un
univers questionnant et on rebondit entre les originaux et ce que nous fait voir cet original. Cette brève présentation risque fort d’être mise à mal à l’épreuve du jour « J » parce que finalement il chantera aussi quelques unes de ces compositions installées dans un décor très imagé… Ce n’est pas qu’un tour de chant ni un ciné-concert. Plutôt la rencontre fortuite d’un pianiste chanteur préparé à la sauce piano bar avec un fabriquant d’images collectionneur de King Kong en plastique, glaneur de films super huit amateurs, trouvés au hasard de vide greniers. Ou quand des chansons du répertoire revisitées épousent enfin après des décennies d’attente leur
clip improbable.

[Cannibales & Vahinés->www.myspace.com/cannibalesetvahines]. Lauréat Jazz Migrations 2008
Marc Démereau : sax et électronique
Nicolas Lafourest : guitare.
Fabien Duscombs : batterie et percussions

« Il s’est alors agi de se barrer dare dare, et il y avait ce trou. Aussi bien, sans doute, ça ne menait nulle part, mais des fois on n’a pas le choix, et des fois on s’en fout, on n’attend rien. On s’était arrêtés. On matait tous azimuts, haletants et désarmés. Puis on s’est un peu repris, on s’est observés une seconde et brusquement, d’un commun et tacite accord, on a tracé dans une direction. Bien nette. » © Marc Démereau. Toulouse - Donneville, 14 mars 2005. Avec leur nom sorti d’un livre de l’ethnologue Roger Boulay, « Nula hula, Pilou pilou, cannibales et vahinés », qui s’attache à démonter les stéréotypes d’un imaginaire occidental brassant avec allégresse le robinet à fantasme d’un exotisme facile, Cannibales et Vahinés, le groupe, remet lui aussi quelques idées en place. Le trio convoque jazz éthiopien du début des années 70, free jazz et improvisations, rock, post rock et electronica, combinant ces influences croisées en tourbillons d’une efficacité foudroyante. Les trois musiciens, qui évoluent dans la très active galaxie jazz toulousaine
(Friture Moderne, Tigre des platanes, KATZ, Freddy Morezon), manient là avec délectation douceurs en trompe l’oeil et fausses sauvageries, régurgitant avec une vigueur inouïe les patrimoines abordés. En partenariat avec Einstein on the Beach.

Astragale Zénon l’arpenteur. Arno Fabre
installation sonore - 2006
Plutôt que d’élaborer de complexes dispositifs multicanaux, home cinéma et autre suround pour offrir la 3ème dimension à la diffusion sonore, je me suis dit : « Et si le haut-parleur était capable de se déplacer… » Chaque robot est singulier. L’un aime aller vite en ligne droite, l’autre préfère longer les murs, tandis qu’un troisième s’acharne à dessiner des lemniscates, mais tous se souviennent de Zénon d’Élée, le philosophe marcheur, pour qui la marche est tactique. Il s’agit, tout en aiguisant l’attention de l’auditeur, de le dissuader de s’accrocher aux paroles dites et de l’entraîner dans le mouvement.
Naturellement, à chaque personnalité de déplacement correspond un propos qui y fait écho : Hésitations ; Les Poissons ; Topographie Agricole ; What can I do ? ; Le Paradoxe de l’Astragale et Harmonie du mouvement. De ces déambulations paraissant chorégraphiées émerge une remarquable cacophonie.

Conception, réalisation et programmation > arno fabre
création sonore > marie sabine et arno fabre
conception électronique > frédéric giamarchi
production > c15d
Astragale Zénon l’arpenteur est une commande du Printemps des Arts de Monte-Carlo 2006.

Performance sensible
bernard Garotin - goût sébastien Cirotteau – ouïe

Une dizaine de personnes prennent place dans la pénombre d’une petite salle, sur des chaises. Derrière eux, un cuisinier et ses ustensiles. Autour d’eux, un musicien, des hauts parleurs. Dans la pièce, des ingrédients, bruts ou transformés, sont mis à disposition des participants, environnés d’un espace
sonore. Son et goût opèrent simultanément sur « l’audio-goûteur » qui découvre que le palais et le tympan, au-delà de leurs fonctions « premières » (nourrir, informer, distraire…) retrouvent une fonction « primaire », essentielle et poétique. Un temps, juste pour goûter et entendre, sans enjeu, sans autre but que de creuser les perceptions, iriser les papilles, alerter nos sens. On aura bien compris qu’il n’est pas question ici de gastronomie, pas plus qu’il ne s’agit de musique stricto sensu. Mais plutôt une invitation à VIVRE notre imaginaire sensoriel.

Entre deux chaises (le Q).
Didier Kowarsky : discours et affabulation
Marc Démereau : saxophone et machines
Fatima AÏbout et Christophe Bergon : direction artistique

Nous allons tenter de dresser le portrait de l’instant qui nous réunit, sans en perdre une miette. Ce projet ne saurait souffrir le moindre délai, sous peine de devenir caduc dès le déroulement d’un discours. Il s’agit donc pour nous de tout mettre en oeuvre pour n’avoir de cesse de manifester la réalité de l’instant. Le coeur du propos se situe entre le discours du parleur et celui du musicien. Cet entre-deux s’étend tout autour, comme le silence entre les mailles du son. Se pourrait-il que l’équilibre ne tienne qu’au mouvement, et pourrait-il que l’équilibre ne tienne qu’au mouvement, et que la raison cède la place à l’attention ? Parole, musique, gestes, bruits, souvenirs, histoires, chansonnettes, corps et âmes suffiront-ils pour cette tâche ? Nous nous sommes adjoint l’assistance de l’informatique, confiants dans l’efficacité de l’animal quant à sa précision et sa rapidité de délivrance de l’information.
Quel paysage va s’inventer ici, quelle logique inédite se dessinera au fil du discours, quel secret ce soir un instant dévoilé ?

Bampots & Ted Milton
Olivier Bost : trombone, percussions.
Patrick Charbonnier : trombone, percussions
Radoslaw Klokowski : trompette, voix, percussions
Eric Vagnon : saxophone baryton, percussions
Ted Milton : voix, saxophone alto
Coproduction NPAI et Jazz à Luz. Avec l’aide du projet européen Leader+.

"Les Bampots - fanfare free punk privilégiant un son brut débarrassé de toute virtuosité gratuite, avec une formule instrumentale des plus surprenantes : quatre cuivres et chacun une grosse caisse au pied. Ted Milton - vocaliste / saxophoniste se produit depuis deux décennies dans le trio Blurt, groupe punk anglais incontournable. Délaissant l’acoustique, cette rencontre vise un son original amplifié et saturé. Le répertoire se partage entre relectures cuivrées de Blurt et compositions originales. Une performance sonore détonante pour une musique teigneuse et cogneuse. Energie brute à l’état pur. Les Bampots c’est d’abord et toujours un quartet à vent acoustique (2 trombones + 1 trompette + 1 saxophone baryton). L’intention de ce band est de jouer une musique free punk trouvant ses références dans les groupes qui ont inventé le genre tels que les DEAD KENNEDYS, les NO MEANS NO ou encore les BAD BRAINS ainsi que dans la pratique de l’improvisation libre. Ceci en privilégiant l’énergie et la spontanéité.

Le Tigre des Platanes & Eténèsh Wassié
ethno-jazz-experience
Eténèsh WASSIÉ : voix
Marc DÉMEREAU : saxophones
Fabien DUSCOMBS : batterie
Piero PÉPIN : trompette, bugle
Mathieu SOURISSEAU : basse acoustique

Un concert qui pourrait bien tourner au chavirement… avec la présence de Eténèsh Wassié, authentique chanteuse éthiopienne résidant à Addis Abeba, à la voix phénoménale et éraillée et à l’épatante capacité d’improvisation.
Ceci à l’initiative du Tigre des Platanes, quartet français acoustique et vénéneux qui mine et recycle à sa façon, plutôt impertinente, des musiques increvables. Un désir de création né après un séjour musical au Festival International de musiques éthiopiennes en janvier 2006, (invité par Francis Falceto, responsable de l’admirable série discographique éthiopiques) le quartet toulousain ayant été accueilli avec ferveur par le public éthiopien. Le Tigre des Platanes est revenu d’Addis Abeba plein d’une énergie nouvelle, enrichi par le voyage et les rencontres, porté par un nouvel élan artistique, donnant le souffle et l’envie d’une collaboration vivace avec des musiciens éthiopiens prêts à jouer le jeu de la confrontation véritable. Cette rencontre s’est concrétisée par plusieurs tournées européennes, avec des morceaux
spécialement travaillés pour l’occasion dans un esprit qu’ils dénomment eux-mêmes « ethio-jazzexperience ». Sur la base des magnifiques « standards » éthiopiens, les Ambassel, les Tezeta… - la rencontre Eténèsh Wassié / Tigre des Platanes se propose d’explorer réellement le territoire nouveau et inconnu qui s’offre aux cinq musiciens. Une musique qui vous emporte pour un soir dans une ambiance moite et magique. Coproduction Freddy Morezon’ p.r.o.d. / Zutique Productions Festival Tribu.