Jazz à Vienne : départ du directeur Stéphane Kochoyan

Après quatre années à la tête du festival Jazz à Vienne, Stéphane Kochoyan démissionnera de son poste de directeur et prendra, à partir du 1er mars 2016, la direction artistique du festival Marseille Jazz des cinq continents.
Il devrait être remplacé par Samuel Riblier

Stéphane Kochoyan (directeur artistique du festival)

Arrivé à Jazz à Vienne en novembre 2011, année de la création de l’EPIC Jazz à Vienne, Stéphane Kochoyan a participé au développement et au rayonnement du festival. C’est un nouveau challenge qui s’offre à lui puisqu’il prend la direction artistique du festival de Marseille Jazz des cinq continents, membre de l’Europe Jazz Network.

La décision a été entérinée par les membres du conseil d’administration, en l’absence de l’intéressé. En effet, en voyage à New York pour l’IJFO (International Jazz Festivals Organization, l’organisation internationale du jazz), Stéphane Kochoyan n’assistait pas à cette séance.

Il quittera ses fonctions au 1er mars et un nouveau conseil d’administration aura lieu pour officialiser la nomination de son successeur. Thierry Kovacs, Président de Jazz à Vienne et de ViennAgglo, proposera lors de ce Conseil d’Administration du 4 mars de nommer Samuel Riblier pour le remplacer. Samuel Riblier est le Directeur Général Adjoint des services de ViennAgglo, fonction qu’il continuera d’exercer. Il prendra en charge la partie administrative et financière. Pour le seconder, Benjamin Tanguy, déjà programmateur des scènes gratuites, s’occupera de l’artistique mais également de la saison estivale du Théâtre antique.

Ce départ fait suite à une 35e édition qui a permis au festival de dépasser pour la première fois les 200.000 spectateurs mais aura par ailleurs généré un déficit de 300.000 euros. La raison officielle de ce départ est un rapprochement familial pour ce pianiste de formation, originaire de Nîmes, qui connaît bien la région marseillaise.
Il semble pourtant que le président, Thierry Kovacs, et le directeur, ne partageaient plus la même vision sur les choix à mettre en œuvre à l’occasion d’une réflexion entamée autour d’un nouveau projet pour le festival de Vienne, dont l’équilibre budgétaire, qui tient à plus de 80 % sur les recettes billetterie, s’avèrerait « trop fragile » pour Kovacs.

En attendant, la préparation de la 36e édition est déjà en marche.