Scènes

Le Péristyle (Lyon) en été


Péristyle de l’Opéra : le jazz table ouverte

10 juin-6 septembre 2008 : 29 groupes et 103 musiciens du jazz contemporain vont se succéder au Péristyle, la scène jazz la plus improvisée de l’été à Lyon. Café la journée, antre de jazz le soir, le lieu s’est forgé, au fil des six éditions, une attachante identité.

Liberté totale d’aller et venir, de s’asseoir, d’écouter, de se lasser, de revenir au set d’après, au concert qui suit. Demain, la semaine prochaine, le mois suivant… Bienvenue au Péristyle, ouvert à tous vents et cordes, et sis aux portes de l’Opéra endormie pour l’été. Le plus petit mais le plus long festival de jazz de l’été dans la région : à raison de trois sets chaque soir trois jours de suite, tous les soirs sauf le dimanche, du 10 juin au 6 septembre, c’est un effet un festival en continu que concoctent, pour la sixième année consécutive, l’Opéra et son âme improvisante, François Postaire, noir sur fond blanc et vice versa.

JAZZ AU PERISTYLE 08
Café jazz en terrasse du lundi au samedi
Du 10 juin au 6 septembre
Ouvert de 9h00 à 23h00
Concerts à 19h00, 20h15, 22h00

Tout démarre cette année avec les rejetons de « Suivez le Jazz », ce système de repérage et d’accompagnement du jazz régional, qui auto-désigne chaque année un premier de la classe, le lauréat du « Tremplin ». A tout seigneur, c’est d’ailleurs Docteur Lester, lauréat 2006, qui sera monté le premier sur les planches le 10 juin (notre photo), avant que ne lui succède Stephan Horton, lauréat 2007.

Pourquoi parler de ces deux-là particulièrement ? Outre le talent et la créativité dont ils font montre, ces deux formations illustrent bien l’un des traits du Péristyle : ouverts à tous les styles, toutes tendances et surtout à tous formats. Du quintet dominé par des cuivres aux trios piano-basse-batterie, le Péristyle se fabriquera son propre océan ; enfin, plutôt son port reculé, planté entre ses arches, dissimulé sous une réplique de grostesques ou de veduta outre-Alpins, niché au cœur de Lyon, pile sous les fenêtres du maire.

Retour sur l’histoire, qui est aussi celle de l’entrée du jazz à l’Opéra de Lyon. Auteur du sacrilège, François Postaire, pilier de la maison, entré en 1978, jamais ressorti, ex-directeur de scène et, depuis 1990, fomenteur de toutes les musiques improvisées qui, ont plus sûrement bouleversé l’édifice que le leafting approximatif réalisé peu avant par Nouvel. Outre l’Amphi-Jazz et ses résidences qui sont devenues depuis dix ans une véritable référence sur la scène jazzy, notre homme s’est donc annexé il y a six ans le Péristyle de l’Opéra. Ce qui s’y passe n’a l’air de rien et pourtant : à raison de 29 groupes, 103 artistes engagés, et près de 240 sets ou concerts, ce festival du Péristyle attire à Lyon une bonne part du jazz actuel et des pointures de tous instruments, confirmées ou en devenir (cf le programme).

NB : Café dès 9 heures du matin, le Péristyle change de couleurs, de monde et d’univers tout au long du jour. Jusqu’au set final (vers 23 heures)

Du 10 au 14 juin : SUIVEZ LE JAZZ

Créé en 1990, le réseau Suivez le Jazz est une association regroupant 9 structures de diffusion ou d’enseignement qui s’engagent dans le repérage, l’accompagnement et la diffusion des artistes jazz de la région Rhône Alpes.

  • 10 juin
    DOCTEUR LESTER
    Révélation du Tremplin SLJ 2006
    Rémi Gaudillat, trompette
    Cédric Gautier, trompette
    Yannick Pirri, trompette
    Loïc Bachevallier, trombone
    Sylvain Thomas, trombone
    Aloïs Benoit, saxhorn
    Sébastien Pigneron, tuba
    Vincent Laibe, batterie

Ils avaient fait un tabac au Péristyle 07, voici un brass band pour ouvrir la 6eme édition de façon la plus festive, inspiré du « Brass Fantasy » du trompettiste américain Lester Bowie. Que ce soit à travers une relecture de chansons rock ou pop (Led Zeppelin, Emily Simon, Nirvana…) ou par des compositions personnelles, le répertoire éclectique de Docteur Lester se veut à la fois festif et populaire : des arrangements originaux qui font la part belle au mélange du free-jazz, du rock et de l’humour pour un programme tout en énergie cuivrée.

  • 11 juin
    novox, finaliste SLJ 2007
    Benjamin Meunier, trompette
    Bonaventure Yengue Yengue : DJ
    Grégory Ivanoff : saxophone alto
    Pierre Alexandre Gauthier, guitare
    Jean Romeyer, Fender Rhodes
    Jane Lise Meunier, contrebasse
    Xavier Gauthier, batterie

Télescopage ! Quand le Jazz rencontre le funk 70’s, le Hip Hop et les riffs rock ! [novox] se nourrit ainsi des influences de chacun des membres du groupe et expérimente sans relâche des associations toujours plus audacieuses. Itinéraires classiques et border line se croisent au service de mélodies envoûtantes. Mélange (d)étonnant et fusionnel : Un mix entre funk traditionnel 70’s et hip hop /électro jazz et riffs rock.

  • 12 juin
    DIALECT MUSIC, finaliste SLJ 2007
    Sylvain Berger, clavier
    Guillaume Boudou, basse
    Damien Gomez, saxophones
    Thomas Mayade, trompette,
    Christophe Obadia, guitare
    Yadjia N’Gassam, chant
    Jimmy Pallagrosi, batterie

Ce Dialect là est l’expression contemporaine, en français dans le texte, d’un subtil mélange d’influences jazz, hip-hop et funk. Au-delà des étiquettes, il s’agit de parler le langage de l’émotion, celui d’une soul éternelle, rencontre entre le flow du rappeur Gas et ses impros et les riffs d’un jazz des années 60.

  • Ven 13 juin
    [JULIEN BERTRAND QUINTET->http://www.myspace.com/julienbertrandquintet] finaliste SLJ 2007
    Benoît Baud, saxophone sop. et tén.
    Julien Bertrand, trompette/bugle
    Sandrine Marchetti, piano
    Florent Nisse, contrebasse
    Charles Clayette, batterie

Formé en 2005, le Julien Bertrand quintet est le résultat d’un projet commun de compositions et d’arrangements originaux dans lesquels on retrouve les influences de Freddie Hubbard ou de Russell Gunn. Si la tradition acoustique du quintet est respectée par ce groupe, il n’incorpore pas moins des musiques actuelles (hip-hop, reggae…) à leurs compositions. Julien Bertrand Quintet a eu l’occasion de se produire régulièrement sur la région lyonnaise.

  • 14 juin
    STEPHAN HORTON TRIO
    Révélation Suivez le Jazz 2007
    Stéphan Horton, piano
    Jérémy Bruyère, contrebasse
    Grégory Jouandon, batterie

C’est dans la classe de Bruno Robillard du CNR qu’il décroche son 1er prix de piano classique avant d’évoluer vers le jazz aux côtés de Mario Stanchev. Il travaille en tant que sideman avec Alexandre Thollon quintet (harmonica) avec son frère Nicholas Horton (guitariste). Il forme depuis peu son trio avec Grégory Jouandon et Jérémy Bruyère pour interpréter des compositions personnelles très inventives. Trois musiciens réunis pour un jazz novateur sur une ligne moderne qui leur est chère …. à la croisée de multiples influences. En novembre dernier à Francheville, le jury les désigna à l’unanimité Révélation du Tremplin Suivez le Jazz 07.


  • 16, ma 17, me 18 juin
    GIL LACHENAL REUNION
    Pierre Drevet (les 16 et 17), trompette
    Benoît Sourisse, piano
    Gil Lachenal, contrebasse
    Andy Barron, batterie

Le Péristyle est heureux de recevoir ces quatre grands musiciens : Pierre Drevet, compositeur, arrangeur, trompettiste au phrasé solide et précis, au jeu limpide, Benoit Sourisse, alter égo d’André Charlier, directeur musical de Didier Lockwood, co-fondateur de « Captain Mercier », Gil Lachenal maintenant professeur au CNR de Lyon, Andy Barron, batteur anglais auprès de nombres de musiciens sur scène ou en studio. Ces amis de longue date, au parcours brillant, énorme prennent le temps de se retrouver pour partager leur musique et laisser libre cour à l’écriture et l’improvisation dans un jazz bouillant !

  • 19-20-21 juin
    JACK MONO BLUES
    Régis Delongvert, chant/guitares
    Philippe Bruneau, chant/harmonica
    Yves Lafont, basse
    Maximilien Fuéris ou Guy Chanteperdrix, batterie

Jack Mono Blues joue le blues d‘après guerre, déjà électrique et encore villageois, urbain des salons comme du caniveau, avec la densité sans esbroufe des cuisines du terroir – et surtout, avec l’émotion, celle qui dit « Je » pour penser « Nous. » Ils vous invitent à venir écouter leurs histoires, à dodeliner de la walking bass, dans l’entrelacs modal de l’harmonica et de la guitare, portés par un shuffle débonnaire ou bougon…

  • 23-24-25 juin
    « OCTOBRE »
    Fred Roudet, trompette
    Thierry L’hiver, trombone
    Elodie Pasquier, clarinette
    Lionel Martin, saxophone
    Benoît Keller, contrebasse
    Bruno Tocanne, batterie

Après trois albums en grande partie consacrés à un répertoire de chants de lutte et d’espoir avec le trio Résistances il était logique qu’à l’occasion des 40 ans de 1968 les musiciens de ce trio, Bruno Tocanne – Lionel Martin et Benoît Keller, 3 des « piliers » du réseau imuZZic, aient envie de s’attaquer à ce type de répertoire avec une formation plus importante en nombre. L’enthousiasme et la sincérité dont ils font preuve, l’énergie que mettent ces musiciens engagés, dans tous les sens du terme, à interpréter un tel répertoire ne laisse jamais personne indifférent ! Après des créations comme « Round about 68 » avec Hasse Poulsen sur les 40 ans de 1968, « Les Bergers fous de la rébellion » avec John Greaves sur la Beat Generation, les deux sur des images en direct du vidéaste Nico Ticot, cette année 2008 était aussi l’occasion pour les artistes de ce collectif en réseau, musiciens « engagés », dans tous les sens du terme, d’une nouvelle création collective qui s’inscrive dans la lignée du Liberation Music Orchestra de Charlie Haden…
Ce projet fait également suite aux 3 albums du trio Résistances, Keller-Martin-Tocanne, salués par la critique, consacrés en partie à un répertoire de chants de lutte et d’espoir (Résistances, Global Song", Etats d’urgence) et dont les deux derniers sont sortis chez Cristal Records. A l’image de ce trio (presque 10 ans d’activités et un prochain album avec John Greaves en 2009), aucune nostalgie dans le propos mais, bien au contraire, une série de messages d’espoir portés avec générosité par des artistes pour qui conjuguer le singulier au pluriel est un préoccupation constante. Une musique ouverte et collective, un attachement certain à la mélodie et une très grande liberté d’improvisation.

Octobre ?

« Nous avons choisi de nommer cette formation du nom d’ »Octobre« en hommage à la troupe de théâtre française d’ »agit prop« fondée par Jacques Prévert en 1932 . Ce groupe »Octobre« était une troupe issue de la scission de la troupe »Prémices« de la »Fédération du théâtre ouvrier de France« dont quelques comédiens reprochaient au metteur en scène Roger Legris la perte de l’idéal politique. Rejoints par Jacques Prévert, qui devint l’auteur principal, ils ont alors joué lors de meetings politiques, dans les rues et dans les usines en grève entre 1933 à 1936, de courtes pièces ou des chœurs. S’engageant pour un théâtre prolétarien Prévert écrivit contre l’ordre établi, caricaturant les politiciens et les gros industriels, ou ridiculisant la bourgeoisie et valorisant les ouvriers. Il voulait favoriser l’émergence d’un théâtre du peuple. La compagnie fut dissoute, comme la »Fédération du Théâtre ouvrier de France", après le victoire du Front Populaire sur fond de désaccord des membres quant à la nécessité de s’engager dans les Brigades internationales…

imuZZic
imuzzic@imuzzic.net
Petit rappel… :

Le « Nachoff Tocanne Project" : quintet issue du réseau imuZZic, extension du Trio Tocanne-Martin-Gaudillat / »new dreams nOw" ! avec un des saxophonistes et compositeurs les plus en vue de l’autre côté de l’Atlantique et le trompettiste Fred Roudet ; ainsi que le Michael Bates’ Ouside Source, formation issue de la jeune garde du jazz new-yorkais, seront à Lyon le 4 octobre 2008.]]

  • 26, 27, 28 juin
    HEAVY FINGERS SEXTET
    Arnaud Jourdy, sax soprano
    Maxime Curtelin, sax alto
    Jacques Ponthus, sax ténor
    Manuel Fillat, sax baryton
    Christophe Gauvert, contrebasse
    Hervé Humbert, batterie

Quatre saxophonistes, un batteur, un contrebassiste. Le son compact et puissant de la section de saxophone, la fluidité et le timbre des différents instruments donnent à cette formation des possibilités d’arrangements et d’orchestration extraordinaires. Basé sur des compositions personnelles et sur des arrangements de thèmes de Coltrane, Parker et Shorter, le concert qu’ils proposent est varié, alliant arrangements complexes, envolées de mélodies et improvisations survoltées …

  • 30 juin, 1er-2 juillet
    AME-TRIO
    Laurent Assoulen, piano
    Maurad Miniri, basse
    Sangoma Everett, batterie

Pur produit du jazz lyonnais (études musicales au CNR de Lyon et élève de Mario Stanchev) la vie de Laurent Assoulen s’est organisée autour des sens : le jour travaillant sur les fragrances de parfums, la nuit sur son piano inhibé des effluves de la journée ! Riche en influence orientale et africaine, AME TRIO revisitera, avec ses comparses de marque, les grands standards et vous emmènera, au travers de compositions inédites et riches en couleurs ou parfums, dans un univers signé et subtil.

  • 3, 4, 5 juillet
    RITARY GAGUENETTI QUINTET
    Ritary Gaguenetti : guitare Solo
    Christophe Panzani, Ricardo Izquierdo le 5, saxs
    Vincent Bidal : piano
    Hervé Gaguenetti : guitare rythmique
    Vladimir Torres : contrebasse

Ritary Gaguenetti, jeune guitariste manouche a acquis avec son groupe une solide réputation grâce notamment à sa participation à de nombreux festivals (Italie, Allemagne, Angleterre, Norvège, Canada et USA). A l’influence de Django qui s’est naturellement imposé, se sont ajoutées celles des maîtres américains tels que Joe Pass, Wes Montgomery et surtout George Benson. Leur répertoire comprend aujourd’hui essentiellement des compositions du groupe.

  • 7, 8, 9 juillet
    TRIPHASE
    Anne Paceo, batterie
    Leonardo Montana, piano
    Joan Eche-Puig, contrebasse

Découverte 2006 au festival « L’esprit jazz à St Germain des Prés », le groupe (issu du CNSMD de Paris) fait l’unanimité et sortira son album en septembre (Cristal Record). Anne Pacéo est la batteuse du groupe de Christian Escoudé, lauréate en 2007 du prix jeune talent du festival de Montauban et des Trophées du Sunside ; elle a déjà joué avec un nombre impressionnant de musiciens. Le trio propose des compositions originales axées sur un véritable travail de recherche de « timbre » dans de somptueuses mélodies.

  • 10, 11, 12 juillet
    CLAIRE GERAGHTY QUINTET
    Claire Geraghty, voix
    Olivier Truchot, piano
    Jon Boutellier, saxophone
    Patrick Maradan, contrebasse
    Stéphan Ranaldi, batterie

Le groupe, formé de la crème des musiciens lyonnais, emmène sa chanteuse Claire Geraghty sur les thèmes éternels de Duke Ellington et des mélodies empruntées aux grandes comédies musicales américaines qui ont fait l’âge d’or du jazz américain.

  • 14, 15, 16 juillet
    SINTI SWING
    Sébastien Félix, guitare solo
    Youri Félix, guitare rythmique
    Bernard Chalon, contrebasse

La fratrie Félix n’a pas son pareil pour faire monter la pression et le swing : Youri à la rythmique lance sa « locomotive guitare » sur les rails d’un Jazz sans limites tandis que Sébastien chantre de la guitare solo nous emporte dans un tourbillon de générosité de virtuosité et de folie. La contrebasse de Bernard vient enfin ajuster les mécanismes de cette machine infernale lancée à toute vapeur jusqu’à l’explosion.

  • 17, 18, 19 juillet
    FROGNSTEIN
    Cédric Hanriot, Fender Rhodes/claviers
    Bertrand Beruard, contrebasse/basse
    Guillaume Perret, saxophones
    2th (Matthieu Devaux), voix
    Yoann Serra, batterie

Au sein de FrogNstein, Bertrand Berruard et Cédric Hanriot (claviers) sont deux vieux amis et des brillants instrumentistes adeptes des greffes sonores : jazz, hip hop, électro, trip hop : ils assument totalement le mélange schizophrénique de leur musique qui aboutit à un résultat détonnant très jubilatoire à l’égal aux deux symboles qui ont fait référence au groupe : Frankenstein pour l’Amérique et frog (grenouille)… pour la France !

  • 21, 22, 23 juillet
    DAVID BRESSAT TRIO french connection
    David Bressat, piano
    Florent Nisse, contrebasse
    Charles Clayette, batterie

Configuration idéale du jazz, le trio reste la forme la plus référencée de cette musique : trois pôles, trois rôles s’y affirment sans contrainte car le jazz est une musique de liberté où chacun prend la parole. David Bressat y propose de reprendre une sélection de compositions françaises de Claude Debussy à Claude François, de Michel Legrand à Gabriel Fauré : un sérieux appétit donc pour ce trio qui vient d’enregistrer ce programme.

  • 24, 25, 26 juillet
    VTT TRIO
    Bruno Teruel, accordéon
    Manuel Vallogne, basse
    Pierre « Tiboum » Guignon, batterie
    Invité : Ludovic Murat, saxophone

Le trio VTT (Vollogne, Tiboum, Terruel) regroupe trois musiciens venant d’univers musicaux très différents (jazz, classique, world) pour arpenter ensemble les rives du tango de Piazzola, du jazz manouche, du swing musette, ou des compos du brésilien Hermeto Pascoal. Le trio s’est adjoint spécialement le concours de Ludovic Murat saxophoniste au son puissant et généreux qui viendra surfer sur le répertoire aux allures de tour du monde.

  • 28, 29, 30 juillet
    JEAN KAPSA TRIO
    Jean Kapsa, piano
    Antoine Reininger, contrebasse
    Maxime Fleau, batterie

Le trio piano. La formule maîtresse de l’histoire du jazz, qui a révélé les plus grands talents ! ces trois jeunes musiciens se sont lancés sans complexe dans cette aventure. Leurs atouts : des compositions originales, aux mélodies aériennes et aux harmonies tantôt denses, tantôt douces ; une écoute et une confiance sans faille qui leur permettent de prendre tous les risques ; un attachement aux polyrythmes et aux mesures composées, sans jamais perdre de vue l’essentiel : le swing et le groove. En 2007, ce trio a obtenu le 1er prix du Tremplin Jazz d’Ile de France et les 2ème prix de groupe et 2ème prix de composition aux Trophées du Sunside à Paris.

  • 31 juillet, ve 1er, sa 2 août
    JON BOUTELLIER NEW QUINTET
    Menzel Mutzke, trompette
    Jon Boutellier, saxophone
    Marc Méan, piano
    Jérémy Bruyère, contrebasse
    David Meier, batterie

Né d’un concert impromptu au Hot Club de Lyon où leur rencontre a fait mouche, les musiciens ont eu envie de conjuger leurs diverses influences personnelles bercées par leur intérêt pour la pop-music (Björk, Radiohead) dans un répertoire de leurs compositions. Oscillant entre des standards revisités de Herbie Hancock ou Wayne Shorter, des arrangements de chansons des Beatles ou de thèmes de Gershwin, le groupe s’invente de nouveaux horizons à partager.

  • 4, 5, 6 août
    AMRAT HUSSAIN TRIO
    Amrat Hussain, tablas et voix
    Yves Perrin, guitare
    Grégory Jouandon, batterie/cajon

Le trio s’est formé autour du raga indien et de ses principes musicaux. Dans une complicité sans faille, le trio explore les musiques modales, indiennes, africaines, reggae, latino ou jazz. Amrat Hussain propose ainsi une musique de transe où les tablas emmènent la batterie dans un jeu proche du talking drum, les effets de la guitare donnant un tempo mélodique et envoûtant Tel est le pari de cette formation atypique, à voir absolument, pour un voyage aux confins d’une musique métissée !

  • 7, 8, 9 août
    ERIC TERUEL « Phone Home » TRIO
    Eric Teruel Piano/Fender Rhodes/clavier
    Patrick Maradan, contrebasse
    Cédric Perrot, batterie

Un retour très attendu du trio d’Éric Teruel, qui après un passage au cinéma (La vérité ou presque de Sam Karmann où nous avons pu les entendre mais aussi les voir !) a pour l’un des musiciens passé une année à New York, pour l’autre activement participé à la fondation de la nouvelle mouture du groupe Meï Teï Shô, et pour le troisième exploré le répertoire de Red Norvo en créant son groupe le « Good Vibes Trio ». Autant dire que les influences déjà nombreuses chez ces trois musiciens sont aujourd’hui plus qu’exacerbées. « Phone Home Trio », un clin d’oeil à la musique de John Williams, version… E.T ! Bien sûr, les compositions d’Éric Teruel et Patrick Maradan seront aussi au rendez-vous, pour le plus grand plaisir des fans de ce trio.

  • 11, 12, 13 août
    MYSTERE TRIO
    Christophe Gruel, guitare
    Cyril Salvagnac, guitare
    Laurent Meyer, batterie

Mystère trio, c’est une approche insolite et fraîche du jazz, un véritable « swing du monde », une voyage imaginaire à travers le swing manouche, l’afro jazz et la musique andalouse. Ce trio distille un jazz coloré et festif au swing omniprésent.

  • 14, 15, 16 août
    Quartet NOVO
    Pascal Berne, contrebasse, tuba
    Pierre Baldy-Moulinier, trombonne/flûtes
    Yves Gerbelot, saxophones
    Michel Mandel, clarinettes

Membre du remuant collectif La Forge, Novo prouve que le jazz est bien vivant. Les partitions luxuriantes font la part belle à la narration, aux sautes d’humeur, au ciel changeant, et les musiciens leur confèrent une malicieuse impertinence, objectif constant de ce pôle créatif grenoblois

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  • 18, 19, 20 août
    PASTA PROJECT
    Vincent Peirani : accordéon
    Pierre Perchaud : guitare
    Chris Jennings : contrebasse
    Mathieu Chazarenc : batterie
    Christophe Panzani : saxophones

Petit clin d’oeil à son nom et ses origines italiennes, le Pasta Project de Christophe Panzani est un 5tet plein de saveurs, nourri de la culture familiale des repas du dimanche autour des pasta, des vieilles chansons chantées par la Nonna (grand-mère) et accompagnées de l’accordéon du Zio (l’oncle). Christophe traduit cette mémoire dans une musique expressive aux mélodies profondes, simples et magnifiquement servies (al dente !) par les musiciens du Pasta Project.

  • 21, 22, 23 août
    REMEMBERING CHET BAKER
    Jocelyn Mienniel, flûte
    Gilles Clément, guitare
    Guido Zorn, contrebasse

Rendre un hommage à Chet Baker, c’est avant tout rendre un hommage à la poésie et la contemplation que l’on peut trouver dans sa façon de concevoir la musique. Chet Baker n’a jamais rien composé mais sa manière d’interpréter les standards du jazz est un modèle du genre. Le choix de jouer cette musique en trio était évidente, tant il a pu aimer jusqu’à la fin de sa vie cette formule mettant en relief le silence, si précieux dans sa musique.

  • 25, 26, 27 août
    SOPRANO(S)
    Antoine Bost, sax soprano
    Michael Castricchini, sax soprano
    Carine Bianco, piano
    Nicolas Bianco, contrebasse Sébastien Mourant, batterie

Hommage au saxophone soprano et au chant lyrique dans toutes ses déclinaisons. L’idée : mettre en scène deux saxophonistes soprano : l’un de formation classique étendant ses compétences au répertoire contemporain, l’autre jazzman issu de l’écoute des Coltrane, Liebman. Accompagné par une rythmique solide piano, contrebasse, batterie, le duo explore de nouveaux territoires musicaux à travers les compositions de Nicolas Bianco. Cette transversalité stylistique nous donne à entendre des moments d’une finesse et d’une émotion rare.

  • 28, 29, 30 août
    HUMANO A MANO
    Thierry Beaucoup, saxophones
    Marc Wolf, batteur
    Olivier Sebillotte, ingénieur du son
    + Nico Ticot, VJ

N’attendez pas de ces trois là de régurgiter les standards. Non, car le trio Humano a mano souhaite avant tout inventer et jouer dans tous ses sens ! et si possible avec tous les imprévus possibles (cette fois un VJ !), chacun des musiciens s’exerçant tout à tour, à la basse, aux claviers, aux programmations des machines. La forme propose ainsi pour chaque concert des destinations très différentes, vers le jazz, la world music, le rock, la techno-jungle…

Op.Cit Trio est une émanation de l’ensemble Op.Cit, nouvelle formation lyonnaise dirigée par le chef d’orchestre Guillaume Bourgogne, et en constitue l’un des centres de gravité. Cet ensemble se fixe comme objectif de décloisonner les univers musicaux, notamment grâce à une programmation qui met en perspective des esthétiques musicales différentes. Dans cet esprit, Op.Cit Trio se réapproprie des musiques de compositeurs comme Stravinsky, Bartok ou Ligeti, et joue également les compositions originales de ses membres.

  • 4, 5, 6 septembre
    BLAKEY’S THUNDER SEXTET
    Stéphane Vincenza, piano
    Michel Bautois, sax alto
    Aurélien Joly, trompette
    Loïc Bachevalier, trombone
    Patrick Maradan, contrebasse
    Cédric Perrot, batterie
  • Le 6 à 23h00 « JAM SESSION ALL STARS »
    Sous l’impulsion de Art Blakey, les Jazz Messengers ont largement porté le succès du hard bop. Sous cette image emblématique, Stéphane Vincenza a rassemblé des musiciens souvent approchés à son club de la Clef de Voûte où les accents « funky » de la musique des années 50 sont repris avec une énergie et un enthousiasme… légendaire. Le 6, pour clore la sixième édition, les musiciens de l’été croiseront le fer dans une formidable jam session !!!