Chronique

Lucien Dubuis trio

Tovorak

Après avoir essayé les formules du trio (Sumo), du quartet (Old School Quartet) et du duo (Madame Chili) Lucien Dubuis, sans changer une équipe qui gagne, revient au triangle des Bermudes du jazz : le trio, en compagnie de Roman Nowka (guitare et basse) et de Lionel Friedli (batterie). Et sans s’y perdre, il propose depuis 2005, une formule acoustique étonnante et magnifique. Clarinette contrebasse, batterie, orgue hammond, guitare électrique, saxophone alto, l’instrumentation ne manque pas de sel. Sur « bal les masques » on frôle le reggae, le blues est partout, le cri incessant, les interférences permanentes et mélodiques. C’est un régal de fraîcheur et de spontanéité. On dirait Eric Dolphy punk !

Pas de prise au sérieux, pas de discours, que du plaisir. Et toujours ce rythme, binaire, martelé, entêtant qui sous-tend, transpose et parfois incarne les mélodies. Et l’humour encore, dans le choix des titres, dans la pochette qui relie avec intelligence le fond et la forme.

par Matthieu Jouan // Publié le 7 décembre 2007
P.-S. :

P.S. Sur son site www.luciendubuis.ch, l’album Sumo (premier trio de 2001) étant épuisé, Lucien Dubuis a l’excellente idée de le proposer gratuitement en téléchargement. Histoire d’entendre !