Orchestra of The Upper Atmosphere
Theta Seven
Martin Archer (sax), Steve Dinsdale, Walt Shaw (d), Lorin Halsall, Terry Todd (b), Yvonna Magda (vln), Andy Peake (p), Jan Todd (voc, fl)
Label / Distribution : Discus Music

Avec Orchestra of The Upper Atmosphere (OOTUA), l’histoire est ancienne et tient en grande partie à son fondateur, le saxophoniste britannique Martin Archer, par ailleurs patron du label Discus. Histoire ancienne parce que Theta Seven est, comme son nom l’indique, le septième volet d’une musique foncièrement atmosphérique et planante, basée sur ce qu’il convient de nommer ambient, même si le terme peut sembler largement impropre : la basse de Terry Todd, britannique à souhait, qui rappelle les expérimentations punk du nord de l’Angleterre, fait souffler sur l’octet un vent contraire fait de jeunesse et de nostalgie. La musique de OOTUA est planante, c’est un fait : le violon d’Ivona Magda a des rhizomes plantés dans les années 70 sans qu’il y ait dans cette musique un gramme de nostalgie (« Billy Bang/One Golden Hour ») ; c’est à l’image de tout ce que fait Archer. Une question d’envie et de plaisir.
Avec deux batteurs, Steve Dinsdale et Walt Shaw, l’orchestre aime à faire mousser sa musique, à s’offrir le temps long pour faire groover sur le long terme, prenant le chemin parfois impavide de toutes les musiques planantes. Shaw à ce jeu est le plus efficace : le batteur, habitué des orchestres de Martin Archer, s’attachant à faire durer un plaisir qui ressemble à bien des égards à ce que pouvaient proposer leur compatriotes de Get The Blessing il y a quinze ans. Il y a avec OOTUA un plaisir parfois régressif à jouer, à planer haut et fort dans des strates où l’oxygène est rare et l’euphorie, abondante. Une récréation so English.


