Pour le maintien du Bureau du Jazz à Radio France

Communiqué :

« Après lecture du projet stratégique de Mathieu Gallet prévoyant un « recentrement de France Musique sur la musique classique et le jazz », certain(e)s s’étonnent de notre dernier communiqué alarmiste. Il n’y aurait donc, sur la foi de cette déclaration d’intention, plus de raisons de s’inquiéter pour France Musique, pour le jazz et pour son Bureau. Et encore moins d’urgence à le faire.

Pourtant, au moment même où ce projet est publié, Arnaud Merlin, sollicité par la Direction de la Musique de Radio France pour reprendre la production des concerts de Jazz sur le Vif, se voit réitérer une proposition de budget à moins 25% du précédent, qu’il a déjà refusée.

Les restrictions généralisées par Mathieu Gallet à l’ensemble des services de Radio France oscillant entre 5 et 10%, pourquoi le budget du Bureau du Jazz se voit-il réduit de 25% ? La question nous semble mériter d’être posée ! Elle renvoie, plus largement, à cette autre question : de quel jazz parle-t-on, si les moyens d’un outil d’exception du jazz à Radio France, qui a permis à trois générations de jouir de concerts publics de grande qualité et de leur diffusion, ne sont pas même garantis à ce jour ?

Dans le même ordre d’idée - c’est une première historique - de quoi procède la décision de ne pas enregistrer les concerts de jazz du Festival de Radio France Montpellier, qui ne seront donc pas diffusés cette année par le service public ?

Il y a là une logique à l’œuvre, que les musiciens, professionnels du jazz et les auditeurs ont déjà pu remarquer depuis la rentrée. Et un décalage manifeste entre ce qui se dit et ce qui se fait. Dans l’attente des prochaines décisions officielles imminentes, déterminantes pour l’avenir, il y a donc plus que jamais urgence à réagir !

Parlez-en autour de vous, faites circuler la pétition actualisée !


A ce jour, quelque 7 000 musiciens, professionnels et auditeurs ont signé la pétition à laquelle souscrivent, sous l’égide du Comité d’honneur (Martial SOLAL et Francis MARMANDE) : les musiciens membres de la coordination ; les précédents directeurs de l’Orchestre National de Jazz qui complètent les quatre chefs membres de la coordination ; les 500 musiciens de Grands Formats - Fédération des grands ensembles de jazz et de musiques à improviser, et leurs chefs ; de nombreux festivals, clubs, scènes de Musiques Actuelles et associations ; 130 journalistes, universitaires et écrivains ; des photographes, réalisateurs, vidéastes et dessinateurs ; des maisons de disques, labels, éditeurs ; des Fédérations professionnelles et institutions, des Agents, producteurs et secrétariats artistiques ; des Attaché(e)s de presse dédiés ou free-lance, administrateurs, booking (souvent toutes fonctions cumulées) … et plusieurs milliers d’auditeurs anonymes, qui ont spontanément rejoint la mobilisation des professionnels. »