Loek van den Berg
Seafarer
Loek van den Berg (as, ss, duduk), Nathan Surquin (tb), Aseo Friesacher (p, voc), Cas Jiskoot (b), Willem Romers (d)
Label / Distribution : Zennez Records
Basé à Rotterdam, Loek van den Berg est actif dans des projets qui vont du jazz aux musiques du monde, il est membre du Batavierhuis, espace de création réputé à Rotterdam pour accueillir les artistes interdisciplinaires. Actuellement, ce saxophoniste se partage entre de nombreuses formations : le groupe Karisma, porté par les rythmes du flamenco et composé de quatre musiciens venus d’horizons divers, le Chi Quartet, formé par la pianiste de Macao Tin-Chi Siu, le duo avec le pianiste Daniel van der Duim et son quintet qui présente ici son deuxième album.
Seafarer fait suite à Wayfarer, publié en 2022, qui s’était fait remarquer par son atmosphère apaisante. Seul changement dans ce nouvel enregistrement, le remplacement à la batterie de Jens Meijer par Willem Romers qui enregistra le ravissant In Contrast il y a cinq ans. Proche des effets d’une rhapsodie, le piano ouvre les deux parties distinctes « Seafarer pt. 1 » et « Seafarer pt. 2 ». La musique prend le temps de respirer et avance pas à pas. Cas Jiskoot, déjà entendu dans l’album Motus de l’Idema-Serierse Quartet, fait chanter sa contrebasse alors que Loek van den Berg témoigne ici d’une grande maîtrise au saxophone soprano.
Membre du WE big band dirigé par Carlo Nardozza, le tromboniste belge Nathan Surquin approfondit les couleurs de son instrument, son articulation infaillible enlace une expressivité constante. Des accents hérités du bebop surviennent dans « Attic Views » où le saxophone ténor se confronte au tempérament vigoureux qu’instaure le pianiste autrichien Aseo Friesacher. Le duduk, instrument originaire du Caucase, fait son apparition dans « Languages Of The Unheard », composition traversée par une mélancolie qui s’épanche délicatement.
Seafarer incite à prendre le large afin d’explorer de nouveaux horizons. Les lignes harmonieuses visent la beauté, et l’atteignent sur « Samnayah » qui affirme l’unité de cette formation emmenée par Loek van den Berg

