Scènes

Stage NOLA – 15 octobre 2012, premier jour

Nous sommes bien arrivés hier à Nola. Température idéale. L’aéroport porte le nom de Louis Armstrong et on sent tout de suite la « vibe » locale. Tout est tourné vers la musique, ici.


Nous sommes bien arrivés hier à Nola. Température ultra douce, tout le monde tombe pulls et vestes pour vivre en t-shirt. L’aéroport porte le nom de Louis Armstrong et on sent tout de suite la « vibe » locale. Tout est tourné vers la musique, ici.

A Roissy, on voit vite que la nuit a été courte pour tout le monde ! Café, clopes, café, dernières clopes… Pour une majorité d’entre nous, c’est le premier « trip » là-bas. Faire escale à New York nous fait rêver. New York ! Pour les passionnés de musique que nous sommes, ce nom sonne toujours comme une sorte d’Eldorado. Une ville mythique, quoi. On se dit que si on a assez de temps devant nous, on poussera le vice jusqu’à sortir de l’aéroport pour faire un saut à Manhattan. Mais la réalité des contrôles et files d’attentes interminables à l’Immigration nous feront vite déchanter.

Après un voyage assez long (8 heures de vol), on débarque un peu occis sur le sol américain. Merci Air France, on a bien vécu là-haut. Six avions viennent d’atterrir, autant dire que c’est la foule aux guichets. Presque deux heures d’attente pour passer le contrôle. On en sort rincés, mais aucun souci avec les formalités, tout est ok. Nous tuons le temps en dépliant les ordis portables pour attraper les réseaux wifi qui traînent en buvant nos premières mousses américaines, en continuant à déconner et s’impatienter à la perspective de se retrouver à New Orleans.

La météo est si mauvaise que de nombreux vols intérieurs sont retardés, et c’est le cas du nôtre. Il est déjà plus de minuit heure française quand nous pénétrons enfin dans le petit avion. Jérôme avait misé sur une journée de plus de 24 heures… On s’en approche, et les copains sont même motivés pour aller voir un concert au DBA en arrivant tout à l’heure à Nola. Il nous reste à prendre la température de notre piaule (à l’India House). On sait qu’on sera douze dans la même, en mode auberge de jeunesse. Ça s’annonce rock’n roll !

Edit du petit matin :


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Nous sommes bien arrivés hier à Nola. Température idéale et ultra douce, tout le monde tombe pulls et vestes pour vivre en t-shirt. L’aéroport porte le nom de Louis Armstrong et on sent tout de suite la « vibe » locale. Tout est tourné vers la musique, ici.

Nous retrouvons Raphaël Bas et Jérémy Habegger, deux musiciens français installés ici depuis plusieurs années. Ils vont nous aider et être de précieux anges gardiens durant notre séjour. On leur pose de nombreuses questions, et ils nous mettent tout de suite au parfum de l’esprit local. Après quelques bières à l’India House, notre auberge-hôtel (dont je vous reparlerai), Jérémie et Raphaël nous proposent d’aller faire un tour sur Frenchmen, une rue où une bonne douzaine de clubs proposent de la musique live. Malgré la fatigue du voyage, on suit tous le mouvement !

Sur place, l’ambiance est incroyable. Beaucoup de monde dans les clubs et des groupes partout. On arpente la rue, en jetant un coup d’œil dans chaque endroit. Le spectacle est aussi sur le trottoir, où on croise par exemple un duo batterie/kora improbable… Dans les clubs (DBA, Black Nile, Maison…), certains groupes jouent moderne, d’autres plus « trad ». Mais tout tourne autour du groove ! Le niveau varie, mais on voit tout de suite d’excellents musiciens. Ce qui me saute aux yeux, c’est la détente avec laquelle tout le monde s’exprime. Un côté relax où l’on sent que tous les codes sont intégrés, digérés, assumés. Je retrouve cette sensation que me procurent les musiciens américains que je peux voir en Europe. En passant devant un club plus orienté jazz mais fermé le lundi (j’ai oublié son nom…), je vois que jouent dans la semaine Ellis Marsalis, Herlin Riley, Ali Jackson, Victor Goines… Il va falloir profiter du séjour pour les voir !

Vers 3h du matin, le groupe se divise. Les plus vaillants décident de rester, excités par l’ambiance. Dans le taxi, Alain, qui a vécu ici il y a bientôt dix ans, me raconte quelques anecdotes sur les coins de rue que nous croisons. Des rues immenses, bordées de végétation tropicale ; l’architecture des maisons est étonnante. La ville semble chargée d’une histoire qu’il me tarde de connaître davantage !

Quelques heures de sommeil ne seront pas de trop avant d’attaquer le premier workshop demain, avec le guitariste et banjoïste Seva Venet.

Stay tuned !