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Sololiva

Dimanche 27 janvier 2019, le dernier des « goûters jazz » proposés par Jean-Paul Ricard à l’AJMI présentait Stéphan Oliva dans un solo en noir et blanc et Technicolor.

88 touches en 35 millimètres. Pour ce solo de piano, Stéphan Oliva, dont on sait - pour peu que l’on ait suivi sa production - la passion pour les salles obscures, nous propose un exercice de style à la Queneau.

Choisissant différentes techniques de réalisation cinématographiques, il illustre chacune d’entre elles par une composition, un pianiste, une icône du grand écran tout en pliant son style pianistique à la figure qu’il s’est imposée. Le gros plan : Gene Tierney, et « Laura ». Le split screen : Martial Solal - à qui il rend un hommage appuyé, évoquant son dernier concert à Paris quelques jours plus tôt. Le travelling : Bernard Herrman ; le plan-séquence : « India Song ». Autant, et bien plus, de procédés qu’il transpose de la caméra au clavier avec sensibilité, témoin d’une profonde connaissance des deux idiomes.

Un rappel avec une composition personnelle issue de la bande originale des Liens du Sang [1], puis un second : la salle lui suggère « champ-contrechamp » : c’est difficile mais il relève le défi avec brio, laissant l’improvisation le conduire vers le Casanova de Fellini et Nino Rota.

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par Diane Gastellu , Frank Bigotte // Publié le 10 février 2019