Chronique

Umlaut Big Band

Euroswing, vol 2

Pierre-Antoine Badaroux (as, dir) + big band

Label / Distribution : Umlaut/Orkhêstra

Le volume 2 de l’Euro Swing de l’Umlaut Big Band est consacré aux arrangeurs américains qui ont séjourné et travaillé en Europe dans les années 20/30. Duke Ellington, Benny Carter évidemment, mais aussi d’autres moins connus. Lisez les notes de pochette de P.A. Badaroux, il est incollable sur le sujet et justifie totalement l’intérêt qu’il faut prendre à ces musiques. Il y souligne en particulier le « jeu » entre publication des « charts » et édition des enregistrements puisque, avant ces derniers, la seule façon, même pour un amateur, d’accéder à la musique était la lecture de son texte. Reportez-vous, pour d’autres précisions sur ce même sujet, aux entretiens avec P.A. Badaroux et Bastien Stil.

Et pendant ce temps, régalez-vous de cette musique d’un autre temps, qui mérite d’être ainsi rejouée et magnifiée quant au son, et que pas un seul de nos « musiciens avancés » d’aujourd’hui n’aurait l’idée de méconnaître. « Swingin’ At The Chez Florence » vous attend avec son irrésistible balancement, de même que « Honeysuckle Rose » et son arrangement pour les saxes de Benny Carter, qui fonctionne aujourd’hui comme au temps de Django, et même si la version princeps reste dans toutes les (bonnes) mémoires. Quant à la « Serenade To Sweden » de Duke Ellington, l’Umlaut parvient à restituer quelque chose de l’infinie douceur de l’introduction où, si mes souvenirs sont bons, c’est Wallace Jones qui officiait.