Citizen
Édition du 8 février 2012 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487
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Stéphane Guillaume Brass Project en vidéo

C’est devant le grand mur de pierres bleutées striées de rouge du Café de la Danse, dans le quartier de la Bastille à Paris, et devant un public nombreux et enthousiaste, que prennent place les onze musiciens du Brass Project de Stéphane Guillaume, qui vient de remporter le prix Django Reinhardt décerné par l’Académie du jazz, catégorie « Musicien français de l’année ». Ils jouaient le 11 janvier Windmills Chronicles, lui-même élu meilleur disque français lors de la même Cérémonie.

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Le quartet de base Stéphane Guillaume (ts, ss, cl basse, fl), Frédéric Favarel (g), Marc Buronfosse (b), et Antoine Banville (dm) sont rejoints par deux cors (Eric Karcher et François Bonhomme), deux trompettes ou bugles (Claude Egéa et Pierre Drevet), deux trombones (Phil Abraham et Denis Leloup) et un tuba (Bastien Stil).

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D’hommages à Kenny Wheeler ou Joe Zawinul à une réécriture de la « Ballade irlandaise » d’Emil Stern, popularisée par Bourvil, en passant par « La légende de l’Uirapuru », composition inspirée par un mythique oiseau brésilien, les pièces font la part belle aux improvisations des cuivres. La rythmique est plus discrète, mais Antoine Banville, présenté comme « la clef de voûte » de l’aventure, conclut tout de même le concert sur un impressionnant solo dans « Fields of Nothing ». L’écriture de Stéphane Guillaume, classique et ciselée, offre un écrin aux solistes qui peuvent alors déployer leur virtuosité en toute sérénité.

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par Hélène Collon, Raphaëlle T. // Publié le 19 février 2010
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