Chronique

David Krakauer

The twelve tribes

David Krakauer (cl, bcl, shofar, voc), Kevin O’Neil (elg), Roger Kleier (elg, second g, loops), Will Holshouser (acc), Nicki Parrott (b), Kevin Norton (perc), Socalled (sampler, sequencer).

Label / Distribution : Label Bleu

Ceux qui ne goûtent pas Krakauer n’aimeront pas ce nouveau disque et ceux qui le suivent régulièrement, retrouveront ce qui fait le succès du clarinettiste depuis quelques années. Quant aux autres, c’est une bonne occasion de découvrir cette musique.


Elle est tour à tour festive ou mélancolique (voire les deux à la fois), une sorte de Klezmer pimenté de rock et de jazz : David Krakauer est un admirateur de Sydney Bechet auquel il avait rendu hommage lors d’un précédent enregistrement.
Il est aussi un brillant clarinettiste d’abord formé au classique (qu’il enseigne), qui s’est ensuite tourné vers ses racines.


On aurait aimé un peu plus de changements par rapport aux précédents opus, mais sûrement que la démarche de Krakauer ne s’inscrit pas dans de grands écarts entre chaque nouvelle production.
On trouvera quand même des parties de guitares débridées, et en guise de conclusion une sorte de rap de l’Est. Des nouveautés qui vont peut-être faire hurler les puristes, mais la démarche du leader est totalement honnête dans sa volonté d’élargir le champs de la musique traditionnelle des juifs de l’Europe de l’Est.
Cette musique était jouée lors de mariages, et nul doute que celle de Krakauer y trouverait largement sa place pour des danses endiablées. C’est ce qu’on appelle la Klezmer Madness !