Eric Schaefer

Kyoto mon amour

Naoko Kikuchi (koto), Kazutoki Umezu (cl, bcl), John Eckhardt (b), Eric Schaefer (dms)

Distribution / Label : ACT/Harmonia Mundi

Eric Schaefer est un batteur habitué aux productions ACT : on l’a entendu aux côtés de Joachim Kühn et de Michael Wollny. Il y a également proposé un étrange hommage à Richard Wagner (Who is Afraid of Richard W. ?). Avec Kyoto mon amour, il annonce la couleur, une fascination respectueuse pour l’archipel nippon, symbolisé ici par la présence de Naoko Kikuchi, la grande kotososha installée en Allemagne. Le résultat est joli, à l’image de « Tohoku », enregistré en mémoire de la catastrophe de Fukushima, où Kazutoki Umezu brille. Ce clarinettiste, qui a joué avec Mal Waldron et Marc Ribot, joue ici dans un registre plus classique (« Kussa Karu Otome ») qui frise parfois l’orientalisme de carte postale (la reprise de « Hiroshima mon amour » de Delerue). C’est le travers d’un album conçu comme une déclaration d’amour au Japon éternel qui oblitère parfois la créativité d’une culture qui vaut sans doute mieux que les clichés.