Le jazz a sa tribune.

Edition du 16 décembre 2018 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487

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Une sélection de concerts
proposée par la rédaction.





Festival Tsig’n’ Jazz (Paris)

Communiqué :

1ère édition – Festival Roumain de Jazz et Musique tzigane
Tzig’n’Jazz
Du 26 Mai au 28 Mai 2008 au TRIANON
Hommage à Stéphane Grappelli

La 1ère édition du Festival Roumain Tzig’n’Jazz est née d’une envie de mettre sous les projecteurs la culture roumaine et de rendre un hommage à Stéphane Grappelli pour l’anniversaire de son centenaire. Rom Music Productions ambitionne de faire de ce festival le rendez-vous parisien incontournable des amoureux du jazz manouche et de la musique tzigane, dont l’objectif sera de promouvoir la richesse et l’énergie de la culture roumaine à travers des artistes de talent. Rom Music Productions, créée en 2007 sous l’impulsion d’ Alin Predoi, un jeune artiste d’origine roumaine, actif dans le milieu musical parisien, s’est spécialisée dans la production musicale dans le but de mener à bien ses nombreux projets (Lancements de groupes, organisations de concerts…).
Le programme de cette 1ère édition sera particulièrement riche et savoureux.
En effet, de grands musiciens, enthousiasmés par le projet, ont spontanément répondu présent à notre invitation :

Didier Lockwood, Florin Niculescu, Sanséverino, Christian Escoudé, Angelo Debarre, Thomas Dutronc, Costel Nitescu, Ludovic Beier, Emy Dragoi nous font l’immense honneur et privilège de nous aider à exaucer notre rêve :
Faire de ce 1er festival un succès.

PROGRAMMATION DU FESTIVAL

Les Musiciens :

Marius Apostol : violon
Angelo Debarre : guitare
Ludovic Beier : accordéon
Tchavolo Hassan : guitare rythmique
Antonio Licusati : contrebasse

Marius APOSTOL est né le 13 août 1972 à TARGOVISTE en Roumanie, il est issu d’une famille de musiciens de renommée internationale, ne citons que son père STELIAN APOSTOL, accordéoniste roumain et bien sur son cousin FLORIN NICULESCU, un des plus grands violonistes de la planète.
Marius a commencé le violon à l’age de 4 ans et c’est au conservatoire de Bucarest qu’il obtiendra le premier prix de violon. Véritable violoniste prodige, autant à l’aise dans le classique que dans la musique tzigane et le jazz, son style éclectique allié à sa virtuosité impressionne tout le monde. Il tourne dans le monde entier (toute l’Europe, l’Australie et l’Afrique….) avec de nombreuses formations. Il arrive en France pour se produire sur de nombreux concerts et festivals avec le groupe de musique tzigane URS KARPATZ. Il se produit avec ce groupe de 1995 à 2000 quand il met fin à sa collaboration par une dernière et prestigieuse présence d’un mois à l’affiche au Théatre de l’European à Paris. Depuis l’an 2000, il s’installe définitivement à Paris et il travaille avec les plus grands musiciens et artistes français et internationaux (Biréli Lagrène, Christian Escoudé, Angelo Debarre, Sanséverino, Sylvain Luc, Ludovic Beier…) et dans les plus grands cabarets et restaurants parisiens (Ritz, Jules Verne, l’Intercontinental, Grand Hotel, Bateaux Parisiens, etc…). Il s’est produit dans des clubs, sur des grandes scènes, festivals et soirées privées, et très vite il s’est fait un nom dans le milieu artistique (jazz, jazz manouche, variétés….).

Angelo Debarre est natif de St-Denis en France et a débuté la guitare à l’âge de huit ans. Dans la communauté manouche, la tradition se transmet oralement lors des fêtes et rencontres en famille où la musique y occupe toujours une place prépondérante.La tradition musicale manouche initiée par Django Reinhardt constitue le cœur de cette culture. Angelo Debarre est vite devenu l’un des maîtres du jazz gitan. Il a fondé son premier groupe le « Angelo Debarre Quintet » en 1984. Dès l’année suivante il entreprend de nombreuses tournées en compagnie de musiciens tziganes qui le mèneront partout dans le monde. La musique de Django Reinhardt, c’est pour Angelo Debarre, une musique qui conserve tout son dynamisme et ses richesses d’antan … une musique intemporelle. Il maîtrise avec un égal bonheur le répertoire tzigane de l’Europe de l’Est. C’est au contact de Serge Camps à la Roue Fleurie, lieu de rencontre par excellence des tziganes à Paris, qu’il s’initie à cette musique. Il y jouera régulièrement de 1985 à 1987 et enregistera son premier album en compagnie de Serge Camps et Frank Anastasio,intitulé Gipsy Guitars, le disque qui témoignera du dynamisme du groupe ainsi que de la grande variété de répertoire tsigane interprétée, demeure aujourd’hui un incontournable pour tous les aficionados de musique tsigane d’Europe de l’Est et de musique manouche ! Plus récemment, Angelo Debarre a enregistré « Caprice », son premier album en tant que leader. Un album qui nous permet d’apprécier son talent de compositeur en plus de nous présenter le jazz gitan sous un nouveau jour ! Un disque où l’on retrouve l’excellent Florin Niculescu au violon .L’album « Caprice » a reçu un bel accueil tant de la part du public que de la presse. Cet enregistrement est maintenant disponible au Canada (voir discographie) depuis mars 2000. C’est à cette occasion qu’Angelo Debarre est revenu à Montréal pour le présenter au Lion D’Or le 11 juillet en compagnie de Matcho Winterstein à la seconde guitare et de Michel Donato à la contrebasse. Il s’est également produit en duo avec Matcho Winterstein dans le cadre du Festival d’Été de Québec, édition 2000.

D’origine italienne, Stéphane SANSEVERINO est né à Paris le 09 OCTOBRE 1961. Dès son plus jeune age, il voyage en famille aux quatre coins du monde grâce à son père devenu papetier et découvre ainsi de 6 à 14 ans la Bulgarie, la Nouvelle Zélande, la Yougoslavie, le Mexique.
A cette occasion, il découvrira de nombreux styles musicaux dont la musique tzigane qui le marquera tout spécialement par l’énergie qu’elle dégage malgré de modestes moyens. Stéphane approfondit ses talents de guitariste en s’essayant alternativement sur Django Reinhardt, Jimi Hendrix, les Satellites, les Béruriers Noirs, la musique de l’est, AC/DC, la musique pakistanaise, la country bluegrass, la java et le musette. Il s’attarde alors sur la musique des pays de l’Est (Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie…) et découvre qu’il aime le swing des années 50. C’est alors qu’en 1992, par le biais d’un atelier regroupant des amateurs de musique roumaine, il décide avec Sabine Pierron de créer « Les Voleurs de Poules » -nom choisi en référence à la réputation des gitans. Suivront 500 concerts en 5 ans, l’Olympia en janvier 1995 et un passage aux FrancoFolies de La Rochelle, du 12 au 17 juillet.
Son album « Le Tango des Gens » sort finalement le 25 septembre 2001. Récompensé par le 54e prix de l’Académie Charles-Cros en 2001, « Le Tango des Gens » devient Disque d’or. Bien évidemment ponctué par une promotion marathon, il partage l’affiche avec Tété sur les 50 dates d’une tournée débutée en mars 2001. Elle se termine à la fin de l’année après quelques incursions sur le territoire suisse. 2002 est ponctuée de 80 concerts, dont certains passages remarqués au Festival des Vieilles Charrues, lors de Solidays ou encore au Nice Jazz Festival. Le 14 décembre 2002, la tournée se termine en beauté avec une « Nuit Sanseverino » au Trianon à Paris. Héros d’une soirée qui lui est consacrée, Sanseverino reçoit quelques amis en scène : Bernard Lavilliers, Tété ou la Grande Sophie. Toutes ces années sur scène sont officiellement récompensées en 2003 par une Victoire du groupe ou artiste « révélation scène » de l’année. Sans céder à la pression, Sanseverino prend son temps avant de livrer en février 2004 un album tout aussi personnel et attachant que le premier, « les Sénégalaises ». Tout est là, le ton caustique et les guitares manouches. Dans un très beau décor de lampes et de tapis orientaux, Stéphane Sanseverino et son groupe enflamment la scène du Printemps de Bourges dès le mois d’avril, avant le début d’une longue tournée pour celui qui est devenu, pour beaucoup, Mr Swing.

Les Musiciens :

Florin Niculescu : violon
Peter Beets : piano
Jean Philippe Viret : contrebasse
Bruno Ziarelli : batterie

Florin Niculescu, violoniste Roumain, est aujourd’hui un musicien majeur de la scène jazz internationale. Il a au travers de ses multiples collaborations musicales développé une sonorité propre et un langage singulier. Une singularité qui tient d’abord à sa solide formation classique nourrie, par ailleurs, par l’expérience tzigane puis orientée vers le jazz. Il a partagé la scène avec Biréli Lagrène, Emmanuel Bex, Keith Jarrett, Oscar Peterson, George Benson. Il ajoué au Festival Django Reinhardt de New York, jazz à Vienne, Jazz in Marciac… Il a obtenu de nombreux prix tels que le Django d’Or, le prix talent Jazz. Il a enregistré plusieurs albums comme l’Esprit Roumain, Djangophonie…Il a composé une symphonie « Gipsy Rhapsodie ».
D’un père tzigane et guitariste qui voue une passion sans bornes à Django Reinhardt, Christian Escoudé est initié à la guitare à l’âge de 10 ans.
A 15 ans Christian embrasse la carrière de musicien. Au Jazz In, où il se produit en 1972 « after Hours », il rencontre Eddy Louiss, Bernard Lubat, Aldo Romano. Plus tard il rejoint Didier Levallet Swing String System, Michel Portal Unit. En 1976, l’Académie du jazz lui décerne son prix Django Reinhardt, tandis qu’un nouveau quartet (avec Michel Graillier, Aldo Romano, et Alby Cullaz ; puis Jean-François Jenny-Clark prend tournure. On l’entend (en free-lance) aussi bien chez Michel Portal qu’avec Slide Hampton, Martial Solal ou Jean-Claude Fohrenbach. En 1978, le Festival de Nice est pour lui l’occasion d’enregistrer avec le quartet de John Lewis et de jouer avec Stan Getz, Bill Evans, Philly Joe Jones, Freddie Hubbard, Lee Konitz, Shelly Manne, Elvin Jones… A partir de 1978, il participe presque chaque année au Festival de Samois, organisé en hommage à Django Reinhardt. En 1983, débute un duo avec Didier Lockwood qui débouche en 1984 sur un trio avec Philip Catherine. En 1992, son « Gipsy Trio » (Challain Ferret, Sylvestre) s’augmente de Babik Reinhardt ou Bireli Lagrene, et l’année suivante, à Los Angeles, il enregistre entouré de Lou Levy, Bob Magnusson et Billy Higgins. En 2000, Il se voit décerné le Grand Prix 2000 de la SACEM. Sous le label EmArcy, les bureaux parisiens de Verve lui proposent, de 1989 à 1994, 7 albums : Gipsy Waltz / 1989 / Marcel Azzola / Live at the Village Vanguard / Plays Django Reinhardt / In L.A.-Standards Vol.1 / Cookin’in Hell’s Kitchen En 96 sort « At Duc des Lombards », en 98 : « A suite for Gypsies ». Jusqu’à maintenant, Christian Escoudé a composé ou participé à l’enregistrement de plus de 50 albums.

Les Musiciens :

Costel Nitescu : violon
Emy Dragoi : accordéon
Yoann Serra : batterie
Yves Rousseau : contrebasse

Costel Nitescu est un violoniste Roumain qui a débuté sa carrière internationale en France. Grâce à son talent, des grands noms de la musique tzigane et du jazz actuel, tels que Biréli Lagrène, Tchavolo Schmidt, Mandino Reinhardt, Didier Lockwood ou le Taraf de Haïdouks le sollicitent pour de nombreux concerts et festivals à travers le monde. Costel a apporté sa collaboration à de nombreux albums dont celui de Tchavolo Schmitt et Mandino Reinhardt. Il vient de sortir un nouvel Album consacré à Stéphane Grappelli « Grappelli Forever ».

Didier Lockwood, tour à tour improvisateur et compositeur, a marqué d’un son très personnel et unique la scène jazz internationale. Il naît à Calais en 1956. Son père, violoniste, lui transmet sa passion de l’instrument. A la suite d’un enseignement classique au conservatoire, il découvre l’improvisation et oriente son jeu dans le sens d’une plus grande liberté musicale. Il entre dès 17 ans sur la scène du rock progressif, au sein du groupe mythique Magma. Puis à 21 ans sur celle du jazz, lorsque Stéphane Grappelli le remarque.
Ses 30 ans de carrière, qu’il célèbre en 2004, débordent de rencontres inoubliables. Au cours de ces années, il enregistre près de 30 albums en Europe et aux Etats-Unis, et donne plus de 3000 concerts à travers le monde, dans les salles et festivals les plus prestigieux. Son parcours est marqué de nombreuses récompenses : il reçoit plusieurs prix SACEM, les Victoires de la Musique, un disque d’or, le prix Charles Cros, le Blue Note Award, 3 étoiles au Down Beat, choc Jazzman, Diapason d’or, sélection FIP etc.. Il est par ailleurs décoré du titre d’Officier des Arts et des Lettres, puis élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. Inspiré par la musique au sens large, Didier Lockwood reste aujourd’hui fidèle au jazz qu’il colore de milles sonorités pluriethniques dans son dernier Album Globe-Trotter (Universal jazz). Il est par ailleurs couronné par le prix Maurice Yvain 2004 (SACD) pour l’ensemble de son œuvre symphonique (concerti pour violon, pour piano, deux opéras et un cycle de mélodies pour voix et orchestre symphonique), et compose également pour le cinéma et la danse contemporaine. Enfin, il transmet sa passion pour l’improvisation au CMDL, son école internationale de Dammarie-les-lys, qu’il crée en 2001.

Thomas Dutronc se passionne pour la guitare en découvrant la musique de Django Reinhardt à l’âge de 18 ans. Après avoir fait ses gammes en côtoyant les meilleurs musiciens de Jazz manouche en plein cœur du marché aux puces de Saint-Ouen, il se lance assez rapidement dans la carrière de musicien. Il collabore avec son père, Jacques Dutronc, en 1995, sur l’album Brèves Rencontres. Parallèlement, il fait deux expériences cinématographiques comme comédien dans le premier film de Valérie Lemercier : Le Derrière en 1999 et dans celui d’Alain Soral : Confession d’un dragueur en 2001. Entre-temps, il écrit pour Henri Salvador (Mademoiselle).
Il entre dans le groupe Gipsy Project de Biréli Lagrène durant une année.
En 2002, il crée l’A.J.T. Guitar Trio avec Antoine Tatich et Jérôme Ciosi, venus tout droit de Corse. En 2003, il participe avec -M- (Matthieu Chedid) à la musique du film, Toutes les filles sont folles, de Pascale Pouzadoux et à celle du dessin animé Les Triplettes de Belleville, de Sylvain Chomet. Il réitère en 2005 pour signer la musique du film Les Enfants de Christian Vincent. Il compose aussi pour le chanteur Jacno et participe en tant qu’arrangeur et réalisateur aux albums de sa mère, Françoise Hardy.Reconnu en tant que guitariste talentueux, il se produit dans divers clubs de jazz, comme le Sunset-Sunside et le New Morning à Paris, et participe à Jazz in Marciac (été 2005). Ces dernières années, il tourne à travers toute la France avec son quartet, Thomas Dutronc et les esprits manouches avec Jérôme Ciosi, Bertrand Papy et Stéphane Chandelier, pour présenter un spectacle musical mis en scène par Matthieu Chédid et Cyril Houplain. Fin octobre 2007, il sort l’album Comme un manouche sans guitare où il se révèle aussi chanteur tout en restant fidèle au style musical qu’il affectionne